LA VIE EN MIEUX PROJET DE VIE POUR LES ENFANTS OU LES ADULTES HANDICAPES

1 1

La vie,
en mieux
Assistant au projet de vie: un service de proximité
pour les familles concernées par le handicap

3

On pense toujours que le handicap est pour les autres. Quand il s’immisce
dans la famille, il la prend au dépourvu, la laisse choquée et désemparée.
Les parents se sentent souvent anéantis et impuissants. Mal ou peu entendus,
nombre d’entre eux vivent des situations de grande solitude et de désarroi.
Ils sont souvent accaparés par l’accompagnement sans trêve de leur enfant,
et leurs ressources s’épuisent. Le fait de ne pouvoir se détendre, compte tenu
des impératifs médicaux, notamment, bouleverse leur vie sociale et profes-
sionnelle. Ils ont du mal à préserver leur espace personnel et nombreuses
sont les mères qui abandonnent leur emploi. Pour ces parents confrontés
aux conséquences du handicap de leur enfant, la liberté de choix se trouve
souvent réduite, voire inexistante. L’avenir leur semble barré.

Ces faits se combinent au manque d’informations qui entrave la compré-
hension et fige les parents car ils n’ont pas les moyens d’agir. A contrario,
la connaissance participe à la démythifi cation du handicap en fournis-
sant des points de repère indispensables à l’action et à la mise en œuvre
d’une attitude éducative lucide et adaptée. Quelles que soient la quali-
fication et la compétence des professionnels qui s’occupent de l’enfant,
ils doivent savoir qu’aucun d’entre eux n’a une influence aussi primordiale que
celle des parents et qu’il s’agit de conjuguer leurs compétences respectives.
Les parents souhaitent que l’on reconnaisse la légitimité de leurs ressentis et
de leurs interrogations. Ils recherchent des professionnels qui les secondent
pour mieux comprendre leur enfant et savoir agir avec lui. Ils attendent
que leurs ressources éducatives soient prises en compte et confortées par
le soutien des professionnels. Tout comme leur enfant, il est indispensable
que les parents soient entendus: on ne peut accompagner efficacement
le premier sans se placer à proximité des seconds. Les familles ont le droit

imprescriptible de savoir, de participer, à leur mesure, à la construction de
leur enfant et, en même temps, d’être accompagnées.

Par la mobilisation de toutes les ressources potentielles, les parents sont sus-
ceptibles de recouvrer, avec l’espoir et l’ouverture, la stabilité et l’énergie de
s’investir dans l’éducation et la construction du parcours de vie de leur enfant.
Un dispositif tel que celui de l’assistant au projet de vie (APV), initié par Nexem,
m’apparaît aller dans ce sens. En effet, l’APV joue le rôle d’informateur des
familles; il se place à leurs côtés et les accompagne en privilégiant leur
participation. Il les aide à être auteurs de leur vie. C’est aussi un dispositif qui
agit pour une société inclusive, une société accessible à tous, dans toutes ses
dimensions, et qui s’attache à offrir à chacun la possibilité d’exister.

Charles GARDOU, anthropologue, professeur
à l’université Lumière Lyon 2

Offrir à chacun
la possibilité d’exister

4 5

Déf.:
L’assistance au projet de vie est un service de proximité pour accompagner
les familles 1 dans la formulation du projet de vie 2 de leur enfant et la construction de son
parcours, quel que soit son handicap, à toutes les étapes de sa vie.

d’un professionnel médico-
social dénommé «Assistant
au projet de vie» (APV)
Trois principes d’action

services
publics
écoles

centres
de loisirs

acteurs
institutionnels

professionnels
de santé médicaux
et paramédicaux

Donner les moyens
aux familles de choisir,
d’agir et de décider
(autodétermination)

Créer des contacts,
tisser des réseaux,
des coopérations
et des partenariats
sur le territoire en lien
direct avec les besoins
des familles

1
2

3

en lien avec
les acteurs du territoire

bénéfi cie
du soutien

L’APV:

écoute et aide la famille à se projeter, à exprimer ses
attentes et à élaborer le projet de vie de l’enfant ;

ouvre les possibles en mettant à la disposition de la
famille une information et des solutions qui lui per-
mettent d’exercer son libre choix quant aux modalités
d’accompagnement qu’elle estimera adaptées à son
enfant, dans tous les domaines de la vie (accès au
droit, éducation, aides techniques, soins, culture, sport,
loisirs…);

identifie et favorise la mobilisation des acteurs du
territoire avec lesquels la famille pourra mettre en
œuvre le projet.

1. Le terme «famille» désigne les parents et leurs enfants ou l’adulte handicapé et ses proches aidants.
2. Lors du dépôt d’une demande d’aide auprès de la maison départementale des personnes handicapées
(MDPH), les familles ou les aidants confrontés à une situation de handicap sont invités à élaborer le projet
de vie de la personne handicapée, conformément à la loi du 11 février 2005.

Donner les moyens
aux familles de choisir,
d’agir et de décider
(autodétermination)

Créer des contacts,
tisser des réseaux,
des coopérations
et des partenariats
sur le territoire en lien
direct avec les besoins
des familles

Une
expérimentation
pilotée sur 3 ans

(2016-2018)

par Nexem
avec le
soutien de
l’OCIRP
et des
institutions
de retraite
du groupe
KLESIA

Portrait du projet

La
famille

Proposer un service
complémentaire de
l’existant et facilement
accessible à toutes
les étapes de la vie
pour éviter les
ruptures de parcours

Mieux qu’une
action ponctuelle,
un projet
de société

1.

La conception du projet et la mise en place de
l’expérimentation s’ancrent dans les évolutions
significatives de la politique du handicap,
depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité
des droits et des chances, la participation et
la citoyenneté des personnes handicapées.

Elles font aussi écho aux besoins et aux attentes
des personnes handicapées et de leur famille
dans une perspective de société inclusive et
de plein accès au droit commun.

8 9

La loi du 11 février 2005: des principes
restant à concrétiser
La mise en œuvre de la loi du 11 février 2005 passe par
l’élaboration du projet de vie de la personne handicapée
et repose sur la connaissance et l’accès aux dispositifs
d’accompagnement existants et à même de garantir
un libre choix.

Pourtant, aujourd’hui encore, nombre de familles ne
trouvent pas l’information et le soutien nécessaires.
L’ore d’accompagnement et les procédures asso-
ciées restent dicilement lisibles. Certaines personnes
en situation de handicap se retrouvent sans réponse,
sans solution satisfaisante ou en rupture de parcours,
ou se font parfois imposer un choix par défaut.

Des politiques publiques qui évoluent
Face à cette situation, le rapport de Denis Piveteau,
Zéro sans solution (2014) 1, propose la mise en place d’un
accompagnement construit en partant des besoins des
personnes, évolutif et accessible à tout moment de leur
parcours. Il a pour principes de permettre aux béné-
fi ciaires d’être «vraiment pilotes de leurs parcours»
et de mobiliser les moyens existants, en priorité dans
l’environnement de vie ordinaire.

Le projet porté par Nexem s’inscrit dans la droite ligne
de ces évolutions.

1.
Mieux qu’une action ponctuelle, un projet de société

Un enjeu de politique publique

8,3M
de proches
aidants
en France
accompagnent

5,5M
de personnes
en situation
de handicap
ou de perte
d’autonomie
vivant à
domicile

13%
des familles sont
concernées par
le handicap
en Europe

«Formuler
un projet, c’est
penser un avenir,
tracer un chemin»

1. Zéro sans solution: le devoir collectif de permettre un parcours de vie sans rupture, pour les
personnes en situation de handicap et pour leurs proches − http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/
Rapport_Zero_sans_solution_.pdf

Source: Caisse nationale pour
l’autonomie (CNSA), «Être proche
aujourd’hui», novembre 2014.

Source: Eurostat.

«Chaque famille peut construire ses choix de vie et les
réaliser. L’assistant au projet de vie (APV) en fait le pari
et s’y engage avec détermination.

Notre société ne demande pas aux parents ce qu’ils
prévoient pour l’avenir de leur enfant ordinaire. Pourtant,
lorsqu’il s’agit d’un enfant «extraordinaire», le projet
de vie est requis (loi de 2005).

Nous pouvons transformer cette contrainte en véritable
opportunité pour l’enfant, l’adulte et ses parents. Formuler
un projet, c’est penser un avenir, tracer un chemin; c’est
aussi, avoir la possibilité de s’inscrire dans une dynamique
et de construire ses solutions avec l’appui de tous les
acteurs de la société. En développant la capacité de la
famille à dire et à agir, l’APV conforte les parents dans
leur rôle éducatif et dans leur autonomie. Cette fonction
complémentaire aide à décider du parcours et des mo-
dalités de vie au quotidien.

L’APV est un levier déterminant pour contribuer à la créa-
tion d’une société inclusive et participative.

Un grand merci à tous ceux qui osent innover: familles,
professionnels et partenaires du projet.»

Le mot de
Jacques DANIEL,
administrateur
de Nexem,
référent du
projet APV

10 11

«Selon le principe général de l’Union européenne,
les États membres doivent pouvoir orir à toutes les per-
sonnes handicapées qui le souhaitent et à leur famille,
des possibilités d’insertion sociale et professionnelle
en milieu ordinaire, avec un accompagnement adap-
té si nécessaire. Pour cela, il faut pouvoir orienter les
personnes dès la petite enfance vers le milieu ordinaire
si c’est le choix de la famille. Mais, en France, il existe
très peu de dispositifs de prise en charge avant 6 ans
pour les enfants présentant un handicap, et quand
ils existent, ils sont peu connus. Or, il faut savoir que
plus l’enfant est accompagné tôt et intégré en milieu
ordinaire, plus ses défi ciences seront atténuées. Cela
améliore également sa capacité à trouver sa place,
ensuite, dans le monde des adultes.

Un autre principe de l’Union exige des États membres
qu’ils mettent en place des politiques répondant
aux besoins spécifi ques des familles elles-mêmes
en risque d’exclusion. Une motivation est de rendre
la société plus inclusive et de lutter ainsi contre les
discriminations. Une autre des raisons de cette ap-
proche la plus individualisée possible est d’alléger le
coût fi nancier public en répartissant le montant de la

prise en charge entre diérents fi nanceurs: État,
collectivité, région, Sécurité sociale, assurance,
entreprise, famille.

Dans ce cadre, l’APV, qui connaît tous les dispo-
sitifs mis en place sur son territoire, a donc un
véritable rôle à jouer. En informant et en assistant
les familles, il aide notamment à jeter un pont entre
le milieu ordinaire et le milieu social, médico-social
et sanitaire. Il permet également la construction
d’un partenariat entre les diérents acteurs du
secteur du handicap et prévient le décrochage
social, qui est malheureusement une réalité pour
nombre de familles tant qu’elles n’ont pas encore
défi ni de projet de vie. Il s’agit donc là d’un enjeu
majeur, humain et économique, car le handicap
concerne une famille sur quatre en France.»

Un projet en phase avec les
orientations de l’Union européenne

«Il faut savoir que plus l’enfant est
accompagné tôt et intégré en milieu
ordinaire, plus ses défi ciences seront
atténuées. Cela améliore également
sa capacité à trouver sa place, ensuite,
dans le monde des adultes.»

par Jean-Louis
GÈZE, expert
en programmes
des politiques
européennes,
en charge des
évaluations
et des
fi nancements
dans le cadre
du projet APV

1.
Mieux qu’une action ponctuelle, un projet de société

2.

L’expérimentation pilotée par Nexem a été
lancée en janvier 2016 en partenariat avec cinq
associations adhérentes. Le projet se poursuit
jusqu’en 2018.

Les résultats observés et les témoignages
recueillis en première année donnent à voir
la manière dont ce dispositif d’appui à la
construction du projet de vie se met en œuvre
sur les territoires, au contact des familles et
des professionnels engagés dans la démarche.
Nous leur donnons la parole.

Mieux qu’une
discussion entre
experts, une
expérimentation
nationale

14 15

2.
Mieux qu’une discussion entre experts, une expérimentation nationale

Un an d’expérimentation

200
familles suivies

7
sites
expérimentateurs

et

7
départements

dans

3
régions

5
associations
pilotes

Des partenaires territoriaux fortement engagés
dans la démarche
Les agences régionales de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-
Côte-d’Azur, les caisses d’allocations familiales des Ardennes et de Dordogne et la
communauté d’agglomération bergeracoise (la Cab) apportent leur soutien financier
à l’expérimentation. Les maisons départementales des personnes handicapées
(MDPH) sont étroitement associées pour le repérage des situations, l’orientation
et l’accès au droit. La dynamique partenariale se développe fortement.

Une expérimentation conduite
dans diérents contextes territoriaux

08

08 ‒ Trisomie 21
Ardennes
Dispositif
«Facilitateur de
parcours de vie»

06 ‒ Trisomie
21 Alpes-
Maritimes
Dispositif
«Cap Projet»

83 ‒ L’Adapei Var
Méditerranée
Dispositif
«S.O.F.A.»

33, 47, 64 ‒
Trisomie 21
Aquitaine
à Bordeaux,
Agen et Pau
Dispositif
«APV Centre
ressources
régional»

24 ‒ Les
papillons blancs
de Bergerac
Dispositif
«Raconte-moi
ton projet»

06
83

33
24

47

64

16 17

Un service ouvert à toutes les situations
de handicap et à tous les parcours

Un dispositif pensé d’abord pour les enfants…
Dans son contexte expérimental, le dispositif a ciblé
les familles dont l’enfant est mineur. Cependant, les
demandes rencontrées sur les territoires confirment
un large besoin et conduisent les sites pilotes à élargir
leur intervention aux familles de personnes adultes.

… mais élargi pour répondre aux besoins
La diversité des situations rencontrées est significa-
tive d’un large besoin et confirme la pertinence d’un
dispositif non segmenté, ouvert, qui s’adresse à tous.

30
%
des famillesamilles
suivies sont
monoparentalesentales

52
%
des personnes
accompagnées
ont un
handicap cognitif

80
%
des personnes
handicapées
accompagnées
font partie
d’une fratrie

61
%
sont âgées
de 6 à 18 ans

16

% %
des f
suivies sont
monopar

61%

24%

11%

4%

0-5 ans

Fonctions
physiques
Fonctions
sensorielles
Fonctions
mentales
Fonctions
cognitives

Fonctions
psychiques

Polyhandicap

Non renseigné

Les bénéfi ciaires du dispositif par tranche
d’âge en 2016
Nature du handicap des personnes accompagnées
selon la classifi cation issue de la loi de 2005

6-18 ans

19-25 ans

26 ans et plus

11%

52%

4%

11%

11%
4%
7%

Source: ensemble
des sites pilotes.

Source: ensemble
des sites pilotes.

2.
Mieux qu’une discussion entre experts, une expérimentation nationale

19

La parole
aux familles

Un projet personnalisé et de nouveaux
choix possibles
«Jean-Baptiste, âgé de 19 ans, arrive à une période
charnière tout comme à ses 12 ans, lors de son entrée
en institut médico-éducatif (IME). À cette époque-là,
ce n’était pas un choix, mais c’était pour ainsi dire
inéluctable. Aujourd’hui, la suite logique se vou-
drait également inévitable: un foyer occupationnel.
Mais nous avons rencontré Patricia, APV (assistante
au parcours de vie), qui nous permet, grâce à ce
nouveau dispositif, d’ envisager enfi n un projet qui
prenne en compte réellement les souhaits et centres
d’intérêt de Jean-Baptiste (avec et/ou sans foyer
occupationnel).

Lors d’entretiens avec l’APV, les centres d’intérêts de
Jean-Baptiste ont pu être ciblés avec lui, ce qui l’a rendu
acteur de son projet. En quelques semaines, il a pris
conscience qu’il passait à une autre étape de sa vie, ses
prises d’autonomie en ont été fortement accentuées.

Aujourd’hui, il rencontre des jeunes de son âge et
s’oriente vers des activités bénévoles, par exemple
l’aide aux personnes âgées, premier pas, pour lui,
vers un projet professionnel.

L’APV nous apporte le soutien et l’aide nécessaires
pour identifi er les ressources concrètes et faciliter
le lien avec les diérents lieux vers lesquels nous
souhaitons nous tourner. Elle s’adapte en perma-
nence à l’évolution du projet et à nos demandes,
ce qui fait émerger des idées novatrices, qui prennent
en compte celles proposées par les parents.

Nous nous sentons enfi n épaulés, Jean-Baptiste ne
doit plus rentrer dans un moule, au risque d’eacer
ce qu’il est, ainsi que son potentiel ou sa particularité.

«En quelques
semaines, il a pris
conscience qu’il
passait à une autre
étape de sa vie
(…) Aujourd’hui,
il rencontre des
jeunes de son
âge et s’oriente
vers des activités
bénévoles, premier
pas, pour lui,
vers un projet
professionnel.»

20 21

Le projet est individuel, dans le sens où il tient compte
de l’individu, et il est vraiment personnalisé.

Nos choix auraient été totalement diérents lors de
son entrée en IME si ce dispositif avait existé il y a
quelques années. Nous sommes donc heureux que
ce puisse être le cas aujourd’hui pour cette prochaine
étape d’orientation!»

Un service pour les familles
«Avec l’APV, on est considéré en tant que famille.
L’APV s’adresse à l’enfant et aux parents en même
temps. C’est toute la famille qui est prise en compte.
C’est très diérent des autres interlocuteurs que l’on
peut rencontrer, lesquels sont centrés sur l’enfant.»

«L’APV est disponible, à l’écoute et réactif. Il cherche
toujours à nous apporter des informations, des élé-
ments pour que le projet avance, pour accéder à des
soins… On est entendu, compris et on découvre des
possibilités que l’on ne connaissait pas. Et, comme
nos enfants grandissent, c’est très rassurant de savoir
qu’on pourra toujours revenir vers l’APV.»

«C’est une psychomotricienne qui m’a donné les coor-
données de l’APV car je devais rédiger le projet de vie
de ma fi lle et je ne savais pas comment m’y prendre.
Aujourd’hui, le projet est envoyé à la MDPH. Il refl ète ce
que nous souhaitons car l’APV nous écoute, nous com-
prend et nous guide en fonction de nos demandes.»

« Avec l’APV, on est
considéré en tant
que famille. L’APV
s’adresse à l’enfant
et aux parents
en même temps
(…) C’est très
diérent des autres
interlocuteurs
que l’on peut
rencontrer, lesquels
sont centrés sur
l’enfant.»

Une aide pour aller là où on veut aller
«L’APV est un service accessible quels que soient
le handicap et notre demande. Quand on est parent
d’un enfant en diculté mais que le handicap est
invisible, il est dicile de se faire reconnaître. Là, j’ai
appelé, on m’a tout de suite écoutée et proposé un
rendez-vous. L’APV nous aide à concrétiser notre idée
en prenant en compte notre enfant, sans jugement
et sans nous orienter vers autre chose. Il nous aide
à aller là où on veut aller.»

Un accompagnement pour choisir
«Quand on est parent, on souhaite que son enfant
puisse choisir et prendre ses décisions, mais on ne
sait pas comment faire. L’APV a permis à mon fi ls
de choisir une orientation professionnelle. Il a pu
visiter plusieurs ateliers dans lesquels il pourrait faire
un stage, et le fait d’être allé sur place et d’avoir
vu concrètement comment ça se passait va l’aider
à décider. En fait, l’APV accompagne dans le choix.»

Un service qui donne confi ance
«En tant que parent, même en étant solide, on se
sent désarmé devant les démarches, le quotidien,
le handicap. Tout le monde n’a pas tous les outils et
connaissances pour répondre ou résoudre un pro-
blème. Cap Projet est une chance énorme pour nous
soutenir, gagner du temps pour obtenir des réponses
sur les démarches, savoir vers quoi se tourner, à qui
s’adresser et comment. Et cela donne confi ance
même si rien n’est gagné.»

«C’est un vrai atout d’avoir quelqu’un qui accompagne
alors que la route est longue pour nous, parents.
Le regard rassurant et sans jugement de l’APV fait
avancer les projets. Son suivi est important, car on
aurait parfois tendance à rester chez soi par peur des
autres et de leur regard. L’APV dynamise, booste…»

«En tant que
parent, même
en étant solide,
on se sent désarmé
devant les
démarches (…)
Le regard rassurant
et sans jugement
de l’APV fait
avancer
les projets.»

«Quand on est
parent d’un enfant
en diculté mais
que le handicap
est invisible, il est
dicile de se faire
reconnaître.»

20

«C’est une psychomotricienne qui m’a donné les coor-
données de l’APV car je devais rédiger le projet de vie
de ma fi lle et je ne savais pas comment m’y prendre.
Aujourd’hui, le projet est envoyé à la MDPH. Il refl ète ce
que nous souhaitons car
prend et nous guide en fonction de nos demandes.»

2.
Mieux qu’une discussion entre experts, une expérimentation nationale

23

La parole aux
associations

L’Adapei Var Méditerranée,
dispositif S.O.F.A.
«Fondée à l’initiative de parents de personnes han-
dicapées, notre association a souhaité expérimenter
ce dispositif qui s’inscrit dans notre posture achée
de proximité et d’aide aux familles, et en cohérence
avec le développement d’un projet d’aide aux aidants
que nous portons depuis quelques années.

Par ailleurs, innover est aujourd’hui essentiel pour nos
associations. Oser expérimenter de nouvelles formes
de travail, être en capacité de les évaluer, du point
de vue de l’impact produit pour les bénéfi ciaires et
l’organisation et sur le plan fi nancier, permet d’anti-
ciper des réponses bien construites.

Après un an de mise en œuvre, nos premiers constats
sont très positifs : les familles sont mieux «armées»
pour défendre le projet de leur enfant, des trajectoires
en milieu ordinaire sont maintenues, des parcours en
rupture reprennent.»

Patrick DEBIEUVRE, directeur général

Les papillons blancs de Bergerac,
dispositif «Raconte-moi ton projet»
«Les parents ayant un enfant handicapé sont mis à
rude épreuve dans un parcours du combattant alliant
l’appréhension du handicap de leur enfant, le regard
des autres, la complexité des démarches administra-
tives, une redondance d’examens. Cela conduit, par
exemple, à l’absence ou à une prise en charge par
défaut de l’enfant. Il leur est également demandé,
ce que l’on ne fait pas pour un enfant dit “ordinaire”,
de rédiger dès le plus jeune âge le projet de vie de
leur enfant. Cette étape est déstabilisante.

Le service “Raconte-moi ton projet” est une réponse
à ces besoins. Il est complémentaire des services pro-
posés par l’association mais aussi par le territoire.
Il vient s’imbriquer comme un maillon d’appui et un liant.

«Les parents
ayant un enfant
handicapé
sont mis à rude
épreuve dans
un parcours du
combattant alliant
l’appréhension
du handicap de
leur enfant, le
regard des autres,
la complexité
des démarches
administratives,
une redondance
d’examens.»

24 25

Afi n de favoriser des parcours sans rupture comme
évoqué dans le rapport Piveteau Zéro sans solution,
il met en lumière toutes les ressources d’un territoire
afi n de tisser un accompagnement de la famille et
de l’enfant conjuguant tous les possibles, alliant le
droit spécialisé et le droit commun, et cela dans une
perspective de vie globale.»

Cathy BERLAND, responsable des ressources
humaines et du service «Raconte-moi ton projet»

Trisomie 21 Alpes-Maritimes, dispositif
«Facilitateur de parcours de vie»
«Fin 2014, nous avons fait un état des lieux inquiétant
concernant notre population :
• des listes d’attente en évolution constante (69 enfants,
à ce jour, pour le Sessad 1, 23 adultes pour le Samsah 2);
• une nouvelle génération de personnes soit vieillissantes,
soit dont les parents sont vieillissants, en situation très
précaire et préoccupante à domicile ;
• la nécessité de répondre à des situations de rupture
de parcours.

Nous avons travaillé, en lien avec l’ARS, sur la réorgani-
sation du fonctionnement de nos services, pour :
• favoriser l’accès aux dispositifs de droit commun
par la mise en compétence de l’environnement ;
• passer d’une logique de place à une logique de fi le
active ;
• permettre à des personnes sans solution de bénéfi cier
d’une attente constructive.

L’expérimentation de Nexem s’inscrit dans cette dé-
marche.rche. Ellelle concrétiseoncrétise notreotre souhaitouhait d’apporter’apporter à deses
personnes un accompagnement complémentaire de
l’existant,existant, qui ne soit plus basé uniquement sur une

réponse médico-sociale, mais bien sur l’armation
de leur projet, en facilitant l’accès aux dispositifs de
droit commun.»

Audrey SERRÉ, directrice plateforme ressources

Trisomie 21 Ardennes, dispositif
«Cap Projet»
«Conformément aux souhaits des familles et aux textes
législatifs actuellement en vigueur et en lien avec
Trisomie 21 France, notre association se fi xe comme
objectif de développer l’accessibilité au milieu ordinaire
des enfants et des adultes avec une trisomie 21. Dans ce
contexte, l’autodétermination et l’autoreprésentation
sont des axes de travail forts.

Au bout d’un an d’expérimentation, nous avons in-
terrogé les familles accompagnées pour recueillir
leur avis sur le dispositif. La totalité des personnes et
des familles suivies pensent que le dispositif devrait
continuer d’exister car il est, d’après leurs ressentis
et grâce à l’accompagnement proposé, “une chance”
d’être aiguillé, informé, orienté dans les démarches.
Il facilite le parcours. Les familles se sentent écou-
tées et soutenues sans aucun jugement de valeur,
certaines évoquent même le fait que l’APV dynamise
et redonne confi ance. De ce fait, on constate que le
dispositif est ecient et qu’il a un eet positif sur
la capacité à agir des personnes.»

Véronique NONON, présidente,
et Nicole DUFFOSEZ, vice-présidente

«Au bout d’un an
d’existence, nous
avons interrogé
les familles
accompagnées
pour recueillir
leur avis sur
le dispositif.
La totalité des
familles pensent
que le dispositif
devrait continuer
d’exister»

2.
Mieux qu’une discussion entre experts, une expérimentation nationale

1. Sessad: service d’éducation spéciale et de soins à domicile.
2. Samsah: service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés.

L’expérimentation de Nexem s’inscrit dans cette dé-
ma E c n s d à d
personnes
l’

26

Trisomie 21 Aquitaine, dispositif
«APV Centre ressources régional»
«Historiquement, notre association s’inscrit dans
une démarche d’accompagnement inclusif. L’accès
au droit, l’autodétermination et le pouvoir d’agir
des bénéfi ciaires en sont des objectifs majeurs,
que nous déclinons aujourd’hui au niveau régional.
Innover pour construire de nouvelles réponses fait
donc partie de notre identité, et l’expérimentation
du dispositif d’assistance au parcours de vie entre
pleinement dans ce projet associatif.

Actuellement, nous fonctionnons en fi le active et
l’appui de l’assistant au projet de vie est proposé
à toutes les familles et personnes qui s’adressent à
nous, tout en ayant le choix de ne pas y faire appel.
Ce service représente une véritable assistance à la
maîtrise d’ouvrage pour les familles, souple dans ses
modalités d’intervention, donc accessible à tous.
La grande innovation réside dans le positionnement
de l’APV, qui ne se substitue pas aux bénéfi ciaires
mais leur donne les moyens de faire valoir leurs droits
dans une dynamique de projet. Il permet aussi de
mettre en œuvre le principe de subsidiarité en mo-
bilisant les acteurs du territoire dans une logique de
parcours. Ce mouvement fait évoluer le secteur et
agit sur les inégalités.»

Pierre HARISTOUY, directeur régional,
Centre ressources régional

« La grande
innovation
réside dans le
positionnement
de l’APV, qui
ne se substitue
pas aux
bénéfi caires
mais leur donne
les moyens de
faire valoir
leurs droits dans
une dynamique
de projet.»

La parole aux
décideurs
territoriaux

2.
Mieux qu’une discussion entre experts, une expérimentation nationale

28 29

L’ARS Nouvelle-Aquitaine
« L’ARS s’est engagée dans l’expérimentation du
dispositif «Assistant au projet de vie» (APV) en
réponse à plusieurs enjeux. Le premier est de garantir
la pleine citoyenneté des personnes en situation de
handicap. Il s’agit de faire en sorte qu’elles accèdent
aux dispositifs de droit commun, en lien avec leurs
attentes. Le deuxième enjeu, dans la logique du
rapport Piveteau Zéro sans solution, est de veiller à ce
qu’il n’y ait plus de rupture de parcours, notamment
aux âges charnières de la vie. Le troisième enjeu est
le renforcement du pouvoir d’agir des personnes
pour qu’elles soient maîtresses de leur devenir, au-
tonomes dans leurs choix et qu’elles puissent les
mettre en œuvre.
Pour cela, et c’est aussi tout l’intérêt de ce dispositif, les
APV apportent un appui particulier aux personnes et à
leur famille pour qu’elles se repèrent dans le système
d’aides et qu’elles soient soutenues dans l’accès aux
dispositifs auxquels elles ont droit comme tout citoyen.
Sur certains sites pilotes, les APV interviennent au sein
d’une plateforme ressources qui s’adresse à l’ensemble
de la population d’un territoire. Cela permet aux associa-
tions gestionnaires de proposer un service plus large et
d’apporter leur expertise et leur appui à un plus grand
nombre de personnes. C’est une nouvelle façon de
répondre à leurs besoins et à leurs attentes qui transforme
les pratiques professionnelles et les coopérations et
introduit une évolution structurelle majeure.»
Saïd ACEF, directeur délégué à l’autonomie

La maison départementale des personnes
handicapées des Alpes-Maritimes,
dispositif «Faciliteur de parcours de vie»
«Le dispositif “Facilitateur de parcours de vie” est
un service à la fois innovant et complémentaire des
prestations de compensation. Dans la logique “d’une
réponse accompagnée pour tous”1, il propose un ac-
compagnement à toutes les personnes qui ont besoin
de construire ou reconstruire leur projet de vie. Pour
la MDPH, c’est aussi une expérimentation qui s’inscrit
dans une réfl exion menée avec nos partenaires, dans
le cadre de la mise en œuvre des orientations du rap-
port Piveteau. Dans notre département, Trisomie 21 est
un de nos partenaires clés. Cette association travaille
depuis longtemps dans la dynamique de l’inclusion et
son action a fait ses preuves.»

Docteur Michèle FROMENT, directeur

La maison départementale des personnes
handicapées du Var, dispositif S.O.F.A.
«Ce nouveau dispositif apporte aux familles une
aide préalable à “l’entrée à la MDPH” et les rassure.
Le projet des familles rencontrées par S.O.F.A. est
davantage construit.

Ce service évalue globalement les problématiques
rencontrées et oriente vers les services compétents.
Il vient combler le manque d’accompagnement social
auquel de nombreuses personnes handicapées sont
confrontées.»

Lætitia BARRET, directrice adjointe

1. Feuille de route défi nie par le ministère des Aaires sociales et de la santé pour mettre en œuvre les
orientations issues du rapport Piveteau: http://social-sante.gouv.fr/grands-dossiers/handicap-une-
reponse-accompagnee-pour-tous/

2.
Mieux qu’une discussion entre experts, une expérimentation nationale

« [Ce dispositif]
transforme
les pratiques
professionnelles
et les coopérations
et introduit
une évolution
structurelle
majeure.»

3.

L’APV intervient en fonction des demandes des
familles. Avec une approche personnalisée, grâce
à la construction d’un réseau de ressources de
proximité, il facilite l’accès aux solutions que
chaque famille souhaite mobiliser localement.
Il prend en compte la situation de la famille dans
son ensemble et dans toutes ses dimensions.

L’un des enjeux est de faire face aux ruptures
de parcours et, mieux, de les anticiper.

Mieux qu’une aide
impersonnelle,
l’assistant
au projet de vie

32

La parole aux
assistants
au projet
de vie

3.
Mieux qu’une aide impersonnelle, l’assistant au projet de vie

Une action combinée auprès
des familles et sur le territoire

L’APV comme catalyseur
L’APV accompagne les bénéficiaires et agit sur le territoire.
Il se place à côté des familles, à leur écoute, pour les aider
à faire émerger leur projet de vie et leur donner les moyens
de le mettre en œuvre, en identifiant les aides adaptées
et en mobilisant les acteurs sur le territoire.
Pour la famille, cet accompagnement est une
véritable assistance à la maîtrise d’ouvrage qui tient
compte de ses choix, de son état d’avancement dans
les démarches, de sa temporalité et de ses potentialités.
Pour le territoire, l’action de l’APV agit comme un
catalyseur. Il contribue à développer des liens et à
mettre en mouvement les acteurs dans une dyna-
mique de parcours.

« L’APV se place
à côté des familles,
à leur écoute,
pour les aider
à faire émerger
leur projet de vie»

34 35

Un interlocuteur qui ouvre le champ
des possibles
«Pour les familles, l’APV est un interlocuteur qui
ouvre sur des possibles et permet aux parents de
décentrer la question du handicap à la faveur du
projet. Son positionnement favorise une dynamique
de changement, les aide à trouver un sens à leur
projet, à réinventer, à construire de la nouveauté.
L’APV accompagne des situations très variées.
Au sein du dispositif S.O.F.A., nous avons des demandes:
• de parents qui ont besoin d’être accompagnés à des
moments de fragilisation (annonce du handicap,
changement de situation, périodes de transition…);
• de parents qui recherchent des informations, des
conseils dans le cadre de leurs démarches auprès de
la MDPH (réfl exion sur le projet de vie, constitution
d’un dossier ou instruction en cours…);
• autour de l’ouverture de droits qui émanent de
parents qui souhaitent faire valoir et garantir leur
droit commun et spécifi que;
• d’orientation vers les bons interlocuteurs ou d’ex-
plications sur le fonctionnement de diérentes
institutions ou commissions (par exemple au sein
de l’Éducation nationale);
• concernant la scolarité vers ou dans le milieu ordinaire;
• de parents qui recherchent des solutions d’accueil
pour prévenir ou à la suite d’une rupture du parcours
scolaire (raisons multiples), qui ont des dicultés
à cheminer, à accepter certaines étapes comme
l’entrée de l’enfant en structure médico-sociale si
celle-ci est nécessaire.

« L’APV
intervient selon
les spécifi cités
de chacune des
demandes et des
situations; il fait
du “sur-mesure”.
Il favorise ainsi
l’émergence
de réponses
innovantes et
impulse de
la nouveauté
dans les solutions
proposées.»

« Plus les familles
ont connaissance
de leurs droits et
des possibles, plus
elles mobilisent
l’environnement.»

L’APV intervient selon les spécifi cités de chacune des
demandes et des situations; il fait du “sur-mesure”.
Il favorise ainsi l’émergence de réponses innovantes et
impulse de la nouveauté dans les solutions proposées.»
Véronique COMES, l’Adapei Var Méditerranée,
dispositif S.O.F.A.

L’APV, acteur d’une société inclusive
«Par sa position singulière sur le territoire (neutra-
lité et indépendance à l’égard des partenaires) et sa
mission d’information des familles, l’APV soutient la
mise en mouvement de l’environnement inclusif:
plus les familles ont connaissance de leurs droits et
des possibles, plus elles mobilisent l’environnement.
En parallèle, l’APV mène, si besoin, une action de
sensibilisation de l’environnement qui peut rassu-
rer les structures ou dispositifs de droit commun
quant à l’accueil de personnes diérentes. Au-delà
des textes législatifs, le mouvement impulsé par les
acteurs eux-mêmes soutient favorablement l’émer-
gence d’une société inclusive.»

Marlène SADLER et Clémence GANDOSSI,
Les papillons blancs de Bergerac, dispositif
Raconte-moi ton projet

3.
Mieux qu’une aide impersonnelle, l’assistant au projet de vie

35

et Clémence GANDOSSI,
Les papillons blancs de Bergerac, dispositif

36 37

3.
Mieux qu’une aide impersonnelle, l’assistant au projet de vie

Penser autrement
«L’accompagnement par l’APV trouve sa singularité
dans la recherche de solutions au plus près de l’en-
vironnement du bénéfi ciaire et de sa famille, dans
une perspective inclusive. Cela induit d’envisager,
en premier lieu, des solutions en milieu ordinaire
avant de s’orienter par la suite, si aucune solution
adaptée n’apparaît, vers des réponses possibles
dans le milieu spécialisé, tout en intégrant le fait que
les solutions en milieu ordinaire et spécialisé ne
sont pas incompatibles, ni antagonistes, puisque
c’est le projet de vie dans toutes ses dimensions
(école, santé, aides techniques, loisirs…)qui est pris
en compte par l’APV. Ce principe d’intervention nous
oblige à penser autrement, à solliciter l’ensemble des
ressources mobilisables dans l’environnement, à être
inventifs, créatifs, et à développer des partenariats
dans le droit commun. Depuis un an, nous observons
que cela porte ses fruits.»

Gilles DUCOUSSO, Trisomie 21 Pyrénées-Atlantiques,
dispositif APV Centre ressources régional

«Ce principe
d’intervention
nous oblige à
penser autrement,
à solliciter
l’ensemble
des ressources
mobilisables dans
l’environnement,
à être inventifs,
créatifs, et à
développer des
partenariats dans
le droit commun.»

L’APV, une personne ressource
«Cap Projet est un dispositif qui ne s’adresse pas à
un type de handicap, à une tranche d’âge détermi-
née… L’APV intervient sur la globalité du projet de
vie. Il en favorise l’émergence et la mise en œuvre.
Il est une personne ressource pour les familles et les
personnes, qui peuvent faire appel à lui à n’importe
quel moment du parcours de l‘enfant. Il les aide
par son écoute, l’apport d’informations, sa capacité
à faire émerger leur propre décision en éclairant
leurs choix, en favorisant leur capacité à agir, en leur
donnant les moyens d’être autonomes et acteurs
de leur projet. Il aide ainsi à anticiper d’éventuelles
situations de rupture et se positionne aux côtés
de l’enfant et de sa famille dans le respect de leur
décision. Il s’eace lorsque les familles atteignent
un certain niveau d’autodétermination.
Aujourd’hui, le dispositif est reconnu comme complé-
mentaire sur le territoire. Il est sollicité pour travailler
en coopération sur certaines situations, intervenir
sur des journées de sensibilisation ou de formation,
travailler dans des groupes de pilotage autour de
l’inclusion… Une réelle collaboration s’installe.»
Justine PIONNIER, Trisomie 21 Ardennes,
dispositif Cap Projet

« L’APV intervient
sur la globalité
du projet de vie
(…) Il s’eace
lorsque les familles
atteignent un
certain niveau
d’auto-
détermination.»

38 39

Mettre en paroles, mettre en actes
«Le “facilitateur de parcours de vie” est là pour écouter,
voire aider à la formulation des attentes des personnes,
mener à une connaissance et une appropriation des
droits et de ce qui est possible. Il ne s’agit en aucun
cas, pour ce professionnel, de dire ce qu’il peut penser,
juger, se représenter être le bon chemin à suivre,
la bonne réponse à trouver mais plutôt de s’extraire
de cette posture (de “ce qui est bon pour l’autre”) pour
aider la personne à mettre en paroles son projet puis
le traduire en actes, notamment en exerçant ses droits.
Il peut être là en soutien lorsque la famille le souhaite,
mais il agit seulement à la demande de la famille.»
Cindy THOMASSET et Vivien FONTAINE,
Trisomie 21 Alpes-Maritimes, dispositif
Facilitateur de parcours de vie

Donner à la famille sa place de pilote
du projet
«L’APV apporte un appui, un soutien à la personne et à
sa famille, mais il n’est pas impliqué dans un accompa-
gnement direct auprès de l’enfant. Ce positionnement
novateur apporte un regard extérieur à la famille pour
qu’elle prenne sa place d’auteur, d’acteur et de pilote
de son projet, tel qu’elle l’a défi ni et tel qu’elle souhaite
le réaliser. Sur le territoire, l’APV n’a pas de fonction de
coordination car son travail est de mettre en valeur les
compétences de la famille et de lui donner sa place en
tant qu’interlocuteur direct, en réorientant les canaux
de communication vers elle. Ce positionnement spéci-
fi que a nécessité un véritable pas de côté par rapport
à mes pratiques précédentes.»

Patricia MÉNARD, Trisomie 21 Gironde, dispositif
APV Centre ressources régional

Un métier qui structure et se structure
«Âgée de 22 ans, j’ai commencé à travailler au Sessad
en septembre 2014 à la suite d’une expérience de
quelques mois dans le domaine de l’insertion profes-
sionnelle. J’ai dû tout apprendre : comprendre le fonc-
tionnement des services médico-sociaux, connaître
le handicap… Grâce à l’écoute et à l’échange, je me
suis sentie plus apte à apporter le soutien adéquat
aux personnes que j’accompagne. Elles m’ont aidée à
comprendre leurs besoins, à connaître leur handicap,
à me poser des questions et à me réadapter. Le fait
d’être en immersion immédiate, d’ajuster mon po-
sitionnement et mes missions en exerçant en même
temps, tout en étant encadrée et avec l’appui de mes
collègues, a été très positif.

Aujourd’hui, le poste se stabilise; nous travaillons en
équipe d’APV, inscrits dans un cursus de formation, et
bénéfi cions d’une analyse des pratiques. Nous construi-
sons ensemble des outils de travail. Notre métier se
structure et se développe.»

Amandine DAURENSAN, Trisomie 21 Lot-et-Garonne,
dispositif APV Centre ressources régional

«Aujourd’hui, le poste se stabilise; nous travaillons
en équipe d’APV, inscrits dans un cursus de
formation, et bénéfi cions d’une analyse des pratiques.
Nous construisons ensemble des outils de travail.
Notre métier se structure et se développe.»

3.
Mieux qu’une aide impersonnelle, l’assistant au projet de vie

« Il ne s’agit en
aucun cas, pour
ce professionnel,
de dire ce qu’il peut
penser, juger,
se représenter
être le bon chemin
à suivre…»

40 41

Des pratiques professionnelles
coconstruites sur le terrain

Au cœur de l’accompagnement
des sites pilotes: la mise en commun
et l’observation des pratiques
professionnelles
Les sites pilotes sont accompagnés par Nexem dans
la mise en place du dispositif et tout au long de
l’expérimentation. L’objectif est de cadrer et de stabi-
liser les missions, les compétences et les conditions
d’exercice de l’APV, sur la base de la réalité terrain.
L’accompagnement consacre une grande place aux
temps d’échange sur les pratiques professionnelles.
Il se traduit par des formations conçues avec l’appui du
centre de formation fédéral de Trisomie 21 France, des
journées de travail collectif et des réunions. La mise en
commun des pratiques soutient les APV dans la mise
en œuvre de leur mission et contribue fortement à
la construction du dispositif.
Autre axe clé pilotage du projet: l’observation scientifique
de l’activité des APV conduite par le laboratoire ACTé
de l’université Clermont-Auvergne. Elle a pour objet
d’étudier l’activité des professionnels sur le terrain et la
façon dont leur fonction se construit. Un rapport final
rendra compte de ses caractéristiques. Il contribuera
à la modélisation fonctionnelle du dispositif.

Un dispositif construit et modélisé
en prise directe avec le terrain
Initié en 2015 par une phase de cadrage, le projet sera
développé jusqu’en 2018, année de l’évaluation finale,
de la diffusion des résultats terrain et scientifiques, et
du modèle qui en sera issu. L’objectif est de favoriser
un essaimage du dispositif sur le territoire national au
bénéfice du plus grand nombre.

Conceptualisation
et lancement de
l’expérimentation

Expérimentationentation Stratégie
de déploiement

Poursuite de
l’expérimentation
et modélisation
Bilan et
perspectives

Expérim

• Défi nition du cadre
de référence
• Sélection des sites pilotes
et mise en place du dispositif
• Accueil et accompagnement
des premières familles
• Formation des professionnels
• Mise en place et lancement
du recueil de données et
de l’ observation scientifi que
• Création d’un référentiel
commun de compétences

• Analyse des premiers
résultats
• Continuité et renforcement
de l’ accompagnement des
pratiques professionnelles
• Finalisation et formalisation
de l’observation scientifi que
• Modélisation fonctionnelle,
juridique et économique

• Évaluation fi nale
•Formalisation
du modèle
• Création des outils
de déploiement
• Diusion des
résultats et
communication

2017
Fin 2015−
2016
2018

3.
Mieux qu’une aide impersonnelle, l’assistant au projet de vie

42 43

Vers un nouveau métier?
Le point de vue de la recherche

Vous menez une recherche scientifi que sur les
missions des APV. Après une année de travail,
qu’avez-vous pu observer?
S. T. Notre groupe comprend des APV, des chercheurs
et des étudiants associés à notre laboratoire ACTé.
Dans le cadre de notre recherche, tant quantitative que
qualitative, nous nous attachons à comprendre l’activité
réelle des APV, les diérentes facettes de leurs missions,
leurs objectifs, les contraintes de leur nouveau métier.
Notre étude appréhende toute la complexité de ce travail
d’accompagnement: au-delà du jeune handicapé, il faut
prendre en compte ses parents, sa famille et leur
environnement. Nous avons pu observer que la mission
des APV était de deux ordres. D’une part, informer, afi n
de répondre aux questions des parents en s’appuyant
sur la connaissance du territoire et des ressources. Et
d’autre part, accompagner la mise en œuvre du projet,
pour aider la famille à le formaliser et le construire, puis
le concrétiser.

Est-ce que les missions des APV constituent
selon vous un nouveau métier ?
S. T. Oui, il s’agit même d’un métier novateur. Car l’objectif
des APV est d’être accompagnateurs des familles pour
les rendre plus compétentes, plus autonomes et plus
capables d’être partenaires dans un système qui ne peut
être que partenarial. Cela les rend force de proposition
et de coconstruction du projet concernant leur enfant
handicapé. L’APV est positionné à côté des familles et

Trois questions
à Serge
THOMAZET,
enseignant
chercheur en
sciences de
l’éducation pour
le laboratoire
ACTé de
l’université
Clermont-
Auvergne

3.
Mieux qu’une aide impersonnelle, l’assistant au projet de vie

en réseau avec les grands systèmes institutionnels ou
associatifs associés. Il ore un accompagnement objectif
pour que les familles fassent valoir leurs droits et leurs
envies. Les solutions à trouver en milieu ordinaire né-
cessitent bien souvent une modifi cation du contexte et
des services apportés. Ce nouveau métier a donc besoin
d’outils spécifi ques à ajuster aux besoins de chaque famille.
Cette expertise dans l’analyse des besoins et la mise en
place du travail collectif positionne ainsi le métier dans
le domaine de l’ingénierie.

Quelles sont aujourd’hui vos préconisations
à ce stade de l’expérimentation ?
S. T. Selon nous, la nécessaire indépendance du travail de
l’APV inscrit cependant cette fonction dans les métiers de
l’accompagnement. Nous pensons qu’il faudrait regrou-
per les APV sur des plateformes techniques pour éviter
leur isolement et favoriser des dynamiques collectives
d’analyse des pratiques. Cela suppose une fonction de
régulation, notamment en matière d’emploi du temps et
de gestion des déplacements, mais aussi de responsabilité
du service. Nous préconisons également de former les
APV aux gestes professionnels nécessaires à l’exercice
du métier, par exemple à l’analyse des besoins et des
pratiques. Il nous reste encore une année de recherche
pour aner la description du métier et obtenir des don-
nées quant aux résultats concrets des actions des APV.

« L’objectif des
APV est d’être
accompagnateurs
des familles pour
les rendre plus
compétentes,
plus autonomes
et plus capables
d’être partenaires»

44 45

Conclusion et perspectives

Des perspectives qui confi rment
les bénéfi ces attendus
Après une année d’expérimentation, le dispositif
«d’assistance à la construction du projet de vie» ouvre
des perspectives qui convergent avec les bénéfices
attendus du projet :
• assurer l’existence d’un projet de vie cohérent et global;
• favoriser l’autonomie, la qualité de vie, les liens fami-
liaux, l’insertion sociale, professionnelle et citoyenne
de la personne handicapée et de sa famille ou de
ses aidants;
• mieux anticiper et prendre en charge les situations
de crise;
• étayer le projet de vie pour que la famille défende
ses choix et ses droits notamment lors de décisions
d’orientation;
• soutenir la fluidité des parcours et la création de
solutions dans une société inclusive ;
• simplifier le repérage des acteurs et améliorer la lisibilité
des offres d’appui existantes ;
• mieux identifier les besoins non couverts et les ré-
ponses nécessaires mais inexistantes.

«Après une année
d’expérimentation,
le dispositif ouvre
des perspectives»

3.
Mieux qu’une aide impersonnelle, l’assistant au projet de vie

L’expérimentation confirme aussi qu’un accompagne-
ment structuré et en prise avec le terrain permet aux
associations et à leurs équipes de mettre en œuvre et
de déployer leurs pratiques professionnelles innovantes
au service des bénéficiaires et des territoires, dans une
perspective pérenne.
À l’issue de l’expérimentation, Nexem se donne pour
objectif d’identifi er les meilleures conditions de
déploiement du dispositif et de créer des outils qui
faciliteront sa transférabilité.

4.

Porté par Nexem, ce projet expérimental d’appui
au parcours de vie des familles concernées par
le handicap est soutenu par l’OCIRP et KLESIA.

Les trois partenaires se sont rassemblés autour
de valeurs partagées dans la perspective d’une
société toujours plus inclusive et d’un engage-
ment commun en faveur des personnes fragiles,
de leurs proches aidants et des professionnels
qui les accompagnent. Tous trois, et ensemble
dans le cadre de cette expérimentation, sou-
tiennent l’innovation sociale et agissent pour
que les initiatives qui font leurs preuves soient
déployées au bénéfi ce du plus grand nombre.

Mieux qu’une
initiative isolée,
un partenariat
solide

48 49

4.
Mieux qu’une initiative isolée, un partenariat solide

Nexem est la nouvelle organisation professionnelle des
employeurs du secteur social, médico-social et sanitaire
à but non lucratif, née de la fusion au 1 er janvier 2017
de la Fegapei et du Syneas. Elle représente et défend
les intérêts de 10 000 établissements et services em-
ployant plus de 300 000 professionnels dans 5 secteurs
d’activité: les personnes handicapées, la protection
de l’enfance, l’insertion sociale, les personnes âgées
et le sanitaire.
Nexem entend faire évoluer la responsabilité d’em-
ployeur pour mieux répondre aux attentes des personnes
accueillies et accompagnées dans les établissements et
services. Son ambition : promouvoir le modèle associatif
commeomme une réponse efficientee à l’accompagnementaccompagnement des
plus fragiles,agiles, au servicee d’une société inclusive.e.
Nexem négocie:
• dans le cadree des conventionsonventions collectivesollectives 66 et 799
et des accords CHRS ;
• au niveaueau de la brancheanche sanitaire,e, sociale et médico-o-
sociale à but non lucratif (Bass) ;
• au niveaueau multiprofessionnel,ofessionnel, via l’Union des employeursyeurs
de l’économie sociale et solidaire (Udes).
Ses quatre grandes missions:
• moderniser le dialogue social ;
• agir sur les politiques publiques ;
• renforcer l’accompagnement de ses adhérents ;
• anticiper l’évolution du secteur.

c une réponse efficient à l’ des
plus fr au servic d’une société inclusiv
Nexem négocie:
• dans le cadr des c c 66 et 7

• au niv de la br sanitair sociale et médic

• au niv multipr via l’Union des emplo

Ses quatre grandes missions:
• moderniser le dialogue social ;
• agir sur les politiques publiques ;
• renforcer l’accompagnement de ses adhérents ;
• anticiper l’évolution du secteur.

10000
établissements
et services
représentés
employant

300000
professionnels
dans

5
secteurs d’activité
en faveur
des personnes
fragiles

L’innovation sociale, un axe stratégique
pour Nexem
«L’innovation est depuis toujours dans les pratiques
de nos organisations adhérentes, quel que soit leur
secteur d’activité.
Cette culture de l’innovation est donc profondément
ancrée en Nexem, qui en a fait l’un de ses quatre axes
stratégiques de développement. Notre volonté est tout
d’abord d’être fédérateur d’expériences innovantes,
qui existent en nombre sur les territoires. Nous nous
sommes également mis en capacité d’initier et de pilo-
ter nous-mêmes des projets innovants. C’est pourquoi
nous avons lancé plusieurs groupes de travail dédiés
à l’innovation sur diérents thèmes, comme l’accès à
une scolarité inclusive ou encore l’accompagnement
dans l’emploi des personnes en situation de handicap.
C’est dans le cadre de l’un de ces groupes de travail
que le projet “Assistant au projet de vie” a émergé.
L’Assistant au projet de vie se place à côté des familles
pour les aider à faire leurs propres choix avec leur en-
fant, quel que soit son handicap, et il les accompagne
à tous les âges de la vie de l’enfant, pour éviter les
ruptures de parcours. En ce sens, il répond à un besoin
aujourd’hui non couvert. Après une année d’expéri-
mentation sur le terrain, le dispositif a démontré toute
sa pertinence. Les résultats de l’expérimentation et de
l’observation scientifi que dont elle est l’objet seront
analysés en 2018. Sa mise en œuvre impliquera-t-elle
l’émergence d’un nouveau métier? La question est
à l’étude. Nous devons poursuivre l’expérimentation
pour pouvoir l’évaluer et décider des modalités de
déploiement de ce dispositif novateur.»

Le mot de
Guy HAGÈGE,
président
de Nexem

«Cette culture
de l’innovation
est profondément
ancrée en Nexem»

50 51

4.
Mieux qu’une initiative isolée, un partenariat solide

L’OCIRP, union d’institutions de prévoyance, pour-
suit depuis 50 ans sa vocation sociale très armée.
Assureur paritaire à but non lucratif, l’OCIRP met son
expérience et son esprit d’innovation au service des
familles touchées en plein cœur par des situations
de handicap, de veuvage, d’orphelinage et par la
perte d’autonomie.
Avec la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits
et des chances, la participation et la citoyenneté des
personnes handicapées, la question du handicap est
sortie de l’ombre. L’esprit de la loi place au cœur des
réflexions l’élaboration du projet de vie pour chaque
personne handicapée. Un projet de vie personnalisé qui
passe par la mise en œuvre d’un véritable droit à com-
pensation du handicap, la recherche d’une plus grande
insertion au sein de la société française et l’amélioration
des dispositifs consacrés aux personnes handicapées.
C’est dans cet esprit que l’OCIRP n’a de cesse d’initier
et de soutenir un accompagnement sur mesure et toute
initiative favorisant une plus grande intégration dans la
société des personnes handicapées et de leurs proches.

L’OCIRP se veut très à l’écoute des familles, dont le
choix se porte toujours plus vers une approche plus
inclusive. Renforcée dans ses convictions par le rapport
Piveteau de 2014 Zéro sans solution, l’union accompagne
les familles dans leur réflexion et la mise en place d’un
projet de vie personnalisé.
À l’occasion de la 10 e édition du Prix Handicap, qu’il
a créé en 2008, l’OCIRP a à cœur d’affirmer son sou-
tien au service de proximité « Assistant au projet de
vie», destiné aux familles concernées par le handicap.
Assistant au projet de vie (APV) est un métier d’avenir.
L’assistant accompagne l’approche sur mesure du
besoin des personnes handicapées et complète les
dispositifs existants déclinés à travers la pérennisation
des AVS (auxiliaires de vie scolaire) pour les enfants
et adolescents, et la création de référents en entre-
prise (article 52 de la loi travail du 8 août 2016) pour
accompagner la personne handicapée adulte dans
le milieu ordinaire.

«L’OCIRP n’a
de cesse d’initier
et de soutenir un
accompagnement
sur mesure et
toute initiative
favorisant
une plus grande
intégration
dans la société
des personnes
handicapées»

6000000

de garanties
souscrites

1500000
entreprises
adhérentes

715000
personnes
couvertes
par la garantie
OCIRP Handicap

52 53

4.
Mieux qu’une initiative isolée, un partenariat solide

La protection sociale est le cœur de l’activité de
KLESIA. Véritable expert en la matière, le Groupe
cultive son savoir-faire au quotidien pour apporter
des réponses adaptées à ses clients, qu’il s’agisse de
retraite complémentaire, de santé, de prévoyance ou
d’action sociale.
L’action sociale des institutions de retraite complé-
mentaire du Groupe intervient dans le champ de la
prévention, de l’accompagnement, de l’information
et de la sensibilisation à destination des seniors afin
de les aider à « bien vieillir». Cette action sociale favorise
également le retour à l’emploi des chômeurs de longue
durée ou encore apporte un soutien aux personnes
qui aident un proche en situation de handicap ou de
perte d’autonomie. Par ailleurs, des aides financières
exceptionnelles peuvent être attribuées individuelle-
ment. Et KLESIA soutient des structures œuvrant dans
ces domaines.

Pour KLESIA, l’innovation sociale se traduit notamment
par le soutien à ceux qui facilitent, par leur présence,
la vie quotidienne d’une personne en perte d’auto-
nomie liée à un handicap, une maladie ou au grand
âge. C’est prendre en compte leur situation personnelle,
leurs fragilités et leurs difficultés, pour leur apporter
des réponses personnalisées et les aider à préserver
leur santé et à conserver ou retrouver une certaine
qualité de vie.
Le projet soutenu par KLESIA et destiné à faire émerger
le métier « d’assistant au projet de vie » (APV), engagé
par Nexem, correspond ainsi parfaitement à la volonté
du Groupe de traduire en actes sa vocation d’acteur
innovant et socialement responsable. La situation de
handicap d’un enfant redessine tous les contours de la
vie familiale comme de celle de chacun de ses membres.
C’est dans cette dynamique familiale, autour de l’enfant
en situation de handicap, que se positionne le métier
d’APV : aux côtés de la famille, il l’accompagne sur son
chemin, se tient à ses côtés dans ses choix, la soutient
à toutes les étapes de son parcours. En accord avec
cette philosophie, l’action sociale KLESIA se positionne
auprès de ses clients : accompagner pour donner à
chacun les moyens de décider et de faire ce qui est
le mieux pour soi.
Pour ses clients et pour les aidants, KLESIA s’engage!

«Pour KLESIA,
l’innovation
sociale se traduit
notamment par
le soutien à ceux
qui facilitent la vie
quotidienne d’une
personne en perte
d’autonomie»

3200
collaborateurs
dont 7,2%

en situation
de handicap

300000
entreprises
adhérentes

54

Remerciements

Nous remercions vivement toutes les personnes qui ont apporté
leur témoignage, familles, professionnels et partenaires du projet,
ainsi que les cinq associations expérimentatrices qui s’impliquent
au quotidien dans la démarche, au bénéfice des familles accompagnées :

L’Adapei Var Méditerranée
Les papillons blancs de Bergerac
Trisomie 21 Alpes- Maritimes
Trisomie 21 Ardennes
Trisomie 21 Aquitaine

En coopération avec

et avec l’appui du centre fédéral de formation
de Trisomie 21 France

Pourour touteoute informationormation sur le projet,ojet,
contactez Nexem
innovation.sociale@nexem.fr

Rédaction: Nexem
Conception et réalisation: LA SUITE & CO
Illustrations: Juillet Brunet

P t inf sur le pr
contactez Nexem
innovation.sociale@nexem.fr

QUADRICROMIE

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en partenariat avec

 

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BULLETIN CFPSAA 28 JUILLET 2017

Bulletin CFPSAA Infos 2017-08 – du 28 Juillet 2017

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SOMMAIRE

 

éditorial

3)- Actualités SOCIALES

3-A) AAH : COMBIEN, COMMENT, OÙ ? TOUT SAVOIR SUR LE 2E MINIMUM

Qui peut bénéficier de l’AAH ?

Le montant de l’allocation

Fin du cumul avec l’ASS

Quel profil ?

Quelle progression ?

Une unité sur tout le territoire ?

3-b) UN CONSEIL DE LA CNSA RENOUVELÉ ÉCHANGE AVEC LA SECRÉTAIRE D’ÉTAT CHARGÉE DES PERSONNES HANDICAPÉES

3-c) BIENVENUE À L’OPHTALMOPÔLE DE PARIS !

4)- Actualités française du handicap

4-A) NOUVELLE LOI SUR L’EXCEPTION HANDICAP : QUELS DÉFIS POUR LES BIBLIOTHÈQUES ?

5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) DÉCLARATION DE L’UEA LORS DU VOTE À LA COMMISSION DES AFFAIRES JURIDIQUES DU PARLEMENT EUROPÉEN SUR LA LÉGISLATION DU TRAITÉ DE MARRAKECH

6) Accéssibilité

6-A) UN REGISTRE PUBLIC D’ACCESSIBILITÉ POUR LES ERP DÈS OCTOBRE 2017

6-b) LISTE DES CINÉMAS ÉQUIPÉS DE L’APPLICATION TWAVOX QUI PERMET L’ACCÈS À L’AUDIO DESCRIPTION

8) EMPLOI

8-A) AVIS DE CONCOURS ET DE VACANCES D’EMPLOIS

8-B) OFFRE D’EMPLOI : CHARGÉ DE COMMUNICATION/ÉVÉNEMENTIEL (H/F)

10) nouvelles technologies

10-A) AVA EST DISPONIBLE EN FRANCE !

12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) LA FÉDÉRATION DES AVEUGLES ET AMBLYOPES DE FRANCE CRÉE SON LABEL D’ACCESSIBILITÉ

12-B) NOUVEAU COMPTEUR D’ÉLECTRICITÉ

12-c) LA FÉDÉRATION DES AVEUGLES ET AMBLYOPES DE FRANCE LANCE SON APPLICATION EYEVIEW !

15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) CRIME ET CHÂTIMENT, LU PAR VINCENT VIOLETTE (INTÉGRALE MP3)

éditorial

Quelques mots en cette période estivale pour vous livrer la tendance de ces derniers jours restés intenses, cette année, malgré l’avancée du mois de juillet. Depuis la formation du gouvernement nous avons lancé quelques démarches et en premier lieu, notre requête pour voir aboutir le décret d’application relatif à l’accessibilité des personnes handicapées aux sites internet. L’ancienne équipe nous avait transmis le projet de texte et la CFPSAA, grâce aux experts de sa commission Nouvelle Technologie a produit ses recommandations. Il nous faut maintenant traiter avec le nouveau Secrétariat d’État, en charge du Numérique. A noter que ce secteur est maintenant rattaché à Matignon.

Dans le même temps, nous avons réorganisé notre travail au sein du comité d’entente, qui œuvre de manière transversale en regroupant les grandes associations du secteur handicap et auquel, comme vous le savez, la CFPSSA contribue pour défendre les droits des personnes aveugles et malvoyantes. L’idée est de regrouper Telles et ou telles associations par thèmes afin de mieux concentrer les efforts pour monter au créneau. Cela n’enlève rien à l’identité de chacun mais simplifie la visibilité auprès des partenaires institutionnels. C’est ce que nous faisons déjà depuis longtemps à la CFPSAA en portant une parole unifiée au nom des associations dédiées à la déficience visuelle.

Par ailleurs nous avons déjà constaté des initiatives ministérielles, à l’ exemple du Ministère de la Culture, qui a délégué au Forum Médias Mobiles » une mission de concertation entre industriels et représentants des aveugles et malvoyants. (Ce forum est chargé depuis quelques années de préparer les médias de demain et de tester les nouvelles technologies). Une première réunion a déjà eu lieu début juillet dans nos locaux avec des représentants du secteur télévisuels et entrepreneurial (concepteurs diffuseurs etc…). C’est une opportunité supplémentaire pour nous de faire passer notre message. A suivre bien sûr.

Nous nous retrouverons à la rentrée. Bonne vacances à tous.

Edouard Ferrero

Président de la CFPSAA

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3)- Actualités SOCIALES

3-A) AAH : COMBIEN, COMMENT, OÙ ? TOUT SAVOIR SUR LE 2E MINIMUM

Fin 2015, 4,2 millions de personnes sont allocataires de l’un des dix minima sociaux en vigueur en France. Avec les conjoints et les personnes à charge, 11% de la population est couverte par ces prestations. Parmi elles, 1,06 million perçoivent l’AAH (allocation adulte handicapé). Ces chiffres (portant sur l’année 2015) sont issus de l’édition 2017 des Minima sociaux et prestations sociales publiée par la DRESS (lien ci-dessous). En 214 pages, elle détaille les différents dispositifs permettant d’assurer la redistribution en faveur des ménages les plus modestes. Le point sur l’AAH, deuxième minimum social en nombre d’allocataires après le RSA socle…

Qui peut bénéficier de l’AAH ?

Créée en 1975, l’AAH est destinée à des personnes handicapées âgées de 20 ans ou plus (la condition d’âge peut être avancée à 16 ans si l’allocataire n’est plus à la charge du bénéficiaire des prestations familiales) ne pouvant prétendre à une pension de retraite, un avantage invalidité (pension d’invalidité et allocation supplémentaire d’invalidité – ASI) ou une rente d’accident du travail d’un montant au moins égal à l’AAH. Elle est attribuée selon des critères médicaux et sociaux évalués par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Elle est accordée dans deux cas : si on reconnaît au demandeur un taux d’incapacité d’au moins 80%, ou bien un taux compris entre 50% et 79% assorti d’« une restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi». Son versement prend fin à partir de l’âge minimum légal de départ à la retraite en cas d’incapacité de 50% à 79%. L’allocataire bascule alors dans le régime de retraite pour inaptitude. En cas d’incapacité d’au moins 80 %, le bénéficiaire peut continuer à la percevoir au-delà de l’âge minimum légal de départ à la retraite en complément d’un avantage vieillesse (article en lien ci-dessous). L’AAH peut être accordée aux personnes de nationalité étrangère si elles résident en France et sont en situation régulière. Elle est versée par la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou la Mutualité sociale agricole (MSA).

Le montant de l’allocation

Depuis le 1er avril 2017, l’AAH s’élève à 810,89 euros par mois pour une personne seule et à 1 621,78 pour un couple, majorée de 405,45 euros par enfant à charge. Depuis 2011, pour les bénéficiaires travaillant en milieu ordinaire, les ressources sont évaluées tous les trimestres (également pour les personnes travaillant en établissement ou service d’aide par le travail (ESAT) si elles y débutent après une activité en milieu ordinaire). Pour les autres, l’évaluation reste annuelle (fondée sur les ressources de l’avant-dernière année). Pour une personne seule et sans enfant, l’AAH est une allocation strictement différentielle : son montant est égal à la différence entre le plafond (810,89 euros) et ses ressources.

Et si je vis en couple ?

Pour une personne en couple et dont le conjoint n’est pas lui-même allocataire de l’AAH, l’allocataire perçoit un forfait de 810,89 euros si le revenu mensuel de son foyer ne dépasse pas 810,89 euros pour un couple sans enfant ou 1 216,34 euros pour un couple avec un enfant. Au-delà, et dans la limite du plafond des ressources, l’allocation est dégressive et correspond à la différence entre le plafond des ressources de l’AAH et les ressources dont dispose le foyer. Plus généralement, pour un foyer avec un seul allocataire, le montant de l’AAH est égal au minimum entre le plafond de ressources pour une personne seule et sans enfant (810,89 euros) et la différence entre le plafond correspondant à la situation familiale du foyer et ses ressources, tant que cette différence est positive. Lorsque le montant de l’allocation est égal au plafond de ressources pour une personne seule et sans enfant, l’allocataire perçoit une AAH dite « à taux plein ». Des mécanismes d’abattement peuvent être pratiqués sur les revenus de l’allocataire ou de son conjoint. En particulier, un abattement dit « 80/40 » s’applique aux revenus d’activité de l’allocataire travaillant en milieu ordinaire.

Fin du cumul avec l’ASS

Depuis le 1er janvier 2017, il n’est plus possible de cumuler l’AAH avec l’allocation de solidarité spécifique (ASS) (article en lien ci-dessous). Toutefois, si l’allocataire percevait ces deux aides au 31 décembre 2016, il peut continuer à les toucher tant que les conditions d’éligibilité sont remplies, pendant une durée maximum de dix ans.

Quel profil ?

Les trois quarts des allocataires de l’AAH sont des personnes isolées, en très grande majorité sans enfant. 70% sont âgés de 40 ans ou plus, 44% ont 50 ans ou plus. Six allocataires sur dix ont un taux d’incapacité de 80% ou plus. Un allocataire sur cinq perçoit, en plus de l’AAH, l’un des deux compléments : majoration pour la vie autonome (104,77 euros) ou complément de ressources (179,31 euros), versés sous conditions de ressources.

Quelle progression ?

Fin 2015, 1,06 million de personnes perçoivent l’AAH. Depuis sa création, le nombre d’allocataires n’a cessé de progresser. Entre 1987 et 2004, le rythme de croissance des effectifs, de 3% par an en moyenne, s’expliquait en partie par la hausse de la population âgée de 45 à 60 ans (génération du baby-boom) ; on sait que le risque de handicap augmente avec l’âge. Cette hausse reflétait, par ailleurs, une augmentation de l’espérance de vie des personnes handicapées. Entre 2007 et 2012, la progression du nombre d’allocataires a été plus soutenue (+4 % par an) ; elle est liée, pour une grande part, aux changements institutionnels intervenus : allégement des conditions d’accès à l’allocation et, surtout, revalorisations successives du barème dans le cadre de l’augmentation de 25% (en euros courants) de l’AAH entre 2007 et 2012. S’est ajouté à cela, depuis 2011, le recul de l’âge minimum légal de départ à la retraite qui repousse la fin de droit à l’AAH, entraînant une augmentation du nombre d’allocataires de 60 ans ou plus. Depuis fin 2012, la croissance du nombre d’allocataires diminue (+2,1% en moyenne par an entre fin 2012 et fin 2015), en raison de la fin de la revalorisation de l’AAH. En tenant compte des conjoints et des enfants à charge, 1,56 million de personnes sont couvertes par l’AAH, soit 2,3% de la population.

Une unité sur tout le territoire ?

Le nombre d’allocataires de l’AAH, rapporté à la population âgée de 20 ans ou plus, est de 2,1% en 2015. Cette part culmine dans les départements ruraux ou semi-urbains, notamment ceux du Centre et du Sud-Ouest. À l’opposé, elle est particulièrement faible en Île-de-France. Les trois quarts des écarts entre départements s’expliquent par des facteurs sociodémographiques (âge, état de santé de la population, comportements à risques), sanitaires (offre d’hébergement dans les établissements dédiés aux personnes handicapées) et économiques (chômage, niveau de vie) du territoire. Le quart restant peut notamment relever de différences d’appréciations et de pratiques entre les acteurs locaux.

Handicap.fr

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3-b) UN CONSEIL DE LA CNSA RENOUVELÉ ÉCHANGE AVEC LA SECRÉTAIRE D’ÉTAT CHARGÉE DES PERSONNES HANDICAPÉES

Le Conseil de la CNSA était réuni, une dernière fois hier sous la présidence de Paulette Guinchard dont le mandat de 4 ans s’achève fin septembre. Il lui a rendu un hommage unanime.

Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées a présenté au Conseil l’ambition du Gouvernement concernant la politique du handicap : prendre en compte le handicap dans l’ensemble des politiques publiques, d’où son rattachement à Matignon, changer le regard et faire avec les personnes et leurs familles, relever le défi d’une société inclusive, accessible et solidaire, simplifier l’accès aux droits.

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a adressé un message au Conseil, saluant son rôle. La ministre a affirmé son attachement aux enjeux majeurs des politiques de l’autonomie, fait état de ses priorités dans ce champ et annoncé sa venue au Conseil du 21 novembre.

Les membres du Conseil ont fait part de leur volonté de participer activement aux travaux engagés par les ministres, dans le cadre d’un dialogue actif entre la société civile et le Gouvernement, associant les départements. Ils ont salué la démarche de co-construction souhaitée par Sophie Cluzel.

Le GR 31 a à nouveau fait part de ses vives inquiétudes concernant la continuité du financement des politiques à destination des personnes âgées et des personnes handicapées lorsque les fonds propres de la Caisse seront épuisés. Il demande le renforcement des moyens humains et financiers de la Caisse pour accompagner notamment la mise en œuvre des conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie et améliorer l’accès aux aides techniques.

Paulette Guinchard a conclu sur la volonté du Conseil, acteur de la co-construction des politiques de l’autonomie, de promouvoir une société inclusive au bénéfice des personnes âgées et des personnes handicapées.

Deux nouveaux vice-présidents :

Le Conseil a élu ses deux vice-présidents parmi les représentants des associations élus en juin. Il s’agit de Sylvain Denis, représentant la Fédération nationale des associations de retraités, réélu au titre des associations représentant les personnes âgées, et de Luc Gateau, président de l’UNAPEI, élu au titre des associations représentant les personnes handicapées. Celui-ci succède ainsi à Jean-Louis Garcia. Les représentants des associations de personnes âgées et de personnes handicapées ont été renouvelés par arrêtés du 26 juin 2017 à l’issue du processus électoral mené début juin. À ce titre, trois associations entrent au Conseil. Il s’agit de la Fédération française des Dys, la Fédération française des associations d’infirmes moteurs cérébraux et la Fédération française du sport adapté.

Composition de la commission de labellisation des maisons départementales de l’autonomie :

Le Conseil a élu parmi les représentants des associations, les six membres qui siègeront à la commission de labellisation des maisons départementales de l’autonomie, prévue par la loi d’adaptation de la société au vieillissement.

Il s’agit d’Edwige de Bardonnèche (Fédération française des Dys), Vincent Michel (Confédération française pour la promotion sociale des aveugles et amblyopes) et Alain Rochon (APF) pour le secteur du handicap et de Pascal Champvert (AD-PA), Sylvain Denis (FNAR) et Joël Jaouen (France Alzheimer) pour le secteur des personnes âgées.

La mission de la commission consiste à rendre un avis à la direction de la CNSA sur les demandes de labellisation de maisons départementales de l’autonomie présentées par les départements. Pour ce faire, elle consulte les dossiers que les services de la CNSA ont préalablement instruits. La labellisation est ensuite prononcée par la direction de la CNSA.

Un 2e budget rectificatif :

Le Conseil a approuvé un 2e budget rectificatif pour l’année 2017 qui comporte des mesures essentiellement techniques de modifications de recettes et d’ajustement de dépenses à hauteur de 6,8 M€. Ce budget rectifié se maintient à 25,5 Mds d’euros. Ce budget inclut également le financement du projet « d’habitat inclusif » pour un montant de 1,02 M€. Cette mesure, actée lors du Comité interministériel du handicap du 2 décembre 2016, permet de soutenir une expérimentation d’habitat inclusif dans chaque région.

Suivi du développement de l’offre d’établissements et services médico-sociaux :

Le Conseil a pris connaissance du nombre de places créées en 2016 et des prévisions pour les années à venir.

Dans le secteur des personnes âgées, 6 832 places (hors PASA et plateformes d’accompagnement et de répit non comptabilisées en places) ont été installées l’an dernier pour un montant de 81,3 millions d’euros. Dans le secteur du handicap, 4 417 places ont été installées pour un montant de 137,8 millions d’euros.

Depuis le lancement des plans, 36 000 ont été installées dans les établissements et services médico-sociaux pour les personnes handicapées et près de 74000 places dans ceux qui accueillent et accompagnent les personnes âgées.

Entre 2017 et 2021, les agences régionales de santé prévoient d’ouvrir 18 500 pour personnes âgées et 8 400 pour personnes handicapées (hors crédits conférence nationale du handicap dont la programmation se fait progressivement depuis 2017).

Fonds d’appui aux bonnes pratiques :

Le Conseil a pris connaissance de la mise en œuvre du fonds d’appui aux bonnes pratiques et d’aide à la restructuration des services d’aide et d’accompagnement à domicile doté de 50 M€ et lancé fin 2016. D’ici le 31 juillet, 50 départements signeront une convention avec la CNSA ; la conclusion de 700 contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens avec les services d’aide à domicile est prévue dans ce cadre.

Communiqué du 5 juillet 2017

À propos de la CNSA

Créée en 2004, la CNSA est un établissement public administratif dont les missions sont les suivantes :

– Participer au financement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées : contribution au financement de l’allocation personnalisée d’autonomie et de la prestation de compensation du handicap ; concours au financement des maisons départementales des personnes handicapées, des conférences des financeurs ; affectation des crédits destinés aux établissements et services médico-sociaux.

– Garantir l’égalité de traitement sur tout le territoire quel que soit l’âge ou le type de handicap, en veillant à une répartition équitable des ressources.

– Assurer une mission d’expertise, d’information et d’animation de réseaux : échange d’informations, mise en commun des bonnes pratiques entre les départements, soutien d’actions innovantes, développement d’outils d’évaluation, appui aux services de l’État dans l’identification des priorités et l’adaptation de l’offre.

– Assurer une mission d’information des personnes âgées, des personnes handicapées et de leurs proches.

– Enfin, la CNSA a un rôle d’expertise et de recherche sur toutes les questions liées à l’accès à l’autonomie, quels que soient l’âge et l’origine du handicap.

En 2017, la CNSA gère un budget de plus de 25 milliards d’euros.

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3-c) BIENVENUE À L’OPHTALMOPÔLE DE PARIS !

Assistance publique-Hôpitaux de Paris – juillet 2017

Extraits de l’information :

L’Assistance Publique–Hôpitaux de Paris inaugure, ce 4 juillet 2017, ce nouveau centre lourd d’ophtalmologie au sein de l’hôpital Cochin, pour lequel elle a investi 17M€.

L’OphtalmoPôle accueillera et réunira, à terme, dans un nouveau bâtiment de 4300m²: les urgences ophtalmologiques de l’AP-HP, les activités des unités d’ophtalmologie de l’Hôtel-Dieu et de l’hôpital Cochin, la chirurgie ophtalmologique de l’hôpital Lariboisière, l’ophtalmologie « adultes » de l’hôpital Necker.

Ce centre, dirigé par les Professeurs Antoine Brézin et Ramin Tadayoni, s’appuie sur la pluridisciplinarité, l’hyperspécialisation de ses équipes et un plateau technique de pointe. Il a ainsi pour mission de traiter l’ensemble des pathologies médico-chirurgicales ophtalmologiques et d’assurer des soins de proximité en ophtalmologie.

Les urgences ophtalmologiques de l’AP-HP sont installées depuis le 03 juillet 2017 à l’OphtalmoPôle de Paris AP-HP

Conçu en concertation avec l’équipe médicale

L’OphtalmoPôle de Paris, dont la 1ère pierre a été posée en décembre 2015, a été conçu en concertation avec les médecins, il a accueilli ses premiers patients vendredi 30 juin 2017 et a vocation à devenir l’un des premiers centres ophtalmologiques universitaires européens.

Équipements de pointe et chirurgie ambulatoire

L’AP-HP a investi 17 M€ pour cette opération de travaux. Au-delà du transfert d’appareils provenant des sites concernés, et de l’achat récent de deux microscopes opératoires de 0,3 M€, elle prévoit un investissement de 3,4 M€ pour ses équipements. Ce financement contribuera à garantir une offre de soins ophtalmologiques de haute technicité.

Privilégiant la chirurgie ambulatoire, l’OphtalmoPôle de Paris dispose de 18 places d’hôpital de jour et de 14 lits d’hospitalisation conventionnelle, de sept sites opératoires dont deux halls opératoires « open-space » innovants (les premiers en France en ophtalmologie), ainsi que d’une salle de chirurgie réfractive.

Les 27 boxes de consultations sont en liaison avec un plateau technique d’examen complet, comportant les appareils d’imagerie oculaire et de traitement laser les plus sophistiqués.

10 000 interventions/an prévues

A terme, 10000 interventions pourront y être réalisées chaque année et 100 000 personnes pourront y être accueillies en consultation, ce qui fera de l’OphtalmoPôle de Paris un centre d’ophtalmologie de premier ordre à un niveau national et européen.

Les urgences ophtalmologiques, ouvertes 24h sur 24, 7jours sur 7 et auparavant situées à l’Hôtel-Dieu, y sont également installées depuis le 3 juillet 2017.

Un parcours patient bien pensé

L’OphtalmoPôle de Paris bénéficie d’une architecture conçue avec les équipes médicales pour l’optimisation du circuit des patients, en suivant le principe de la « marche en avant » : le parcours des patients est pensé comme une succession logique d’étapes administratives et médicales compréhensible et vécue comme une progression.

Des coopérations programmées

En proximité, le centre travaillera en collaboration avec les services de consultation présents dans les hôpitaux d’origine (Cochin, Hôtel-Dieu et Lariboisière) qui continueront à assurer les soins externes d’ophtalmologie (secteur 1). Il coopérera également avec les services d’ophtalmologie de l’AP-HP situés à Paris ou hors de Paris. Des antennes fortes de consultation y sont maintenues de façon à ne pas affecter l’accès à des soins courants d’ophtalmologie en secteur 1 de la zone couverte par l’AP-HP.

Au 1er semestre 2018, une seconde phase de travaux s’achèvera et permettra de compléter l’offre de soins avec l’ouverture de l’hôpital de jour, présent aujourd’hui au sein de l’OphtalmoPôle dans des locaux provisoires.

Informations pratiques:

OphtalmoPôle de Paris–AP-HP Hôpital Cochin/8, rue Méchain 75014 Paris (tel: 01 58 41 22 20) Urgences ophtalmologiques : 01 58 41 23 00

Assistance publique-Hôpitaux de Paris – juillet 2017

Site de CHU réseau – l’Actu des CHU

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4)- Actualités française du handicap

4-A) NOUVELLE LOI SUR L’EXCEPTION HANDICAP : QUELS DÉFIS POUR LES BIBLIOTHÈQUES ?

Depuis 2005, la loi exige que les bibliothèques publiques et leurs contenus soient accessibles à toute personne en situation de handicap. Cette loi a été renforcée un an plus tard par la loi sur l’exception au droit d’auteur, qui a elle-même été modifiée en 2016, et est entrée en application au printemps dernier. Quelle est cette nouvelle loi et quels sont les principaux défis pour les bibliothèques ?

En 2006 est créée la loi sur l’exception au droit d’auteur en faveur des personnes handicapées. À cette époque, la loi autorisait les organismes agrémentés (associations, bibliothèques) à créer des contenus adaptés (livres braille, audio, numériques, vidéos en langage des signes, etc.) aux personnes handicapées et à les communiquer gratuitement sans demander l’autorisation ni reverser quoi que ce soit aux ayants droit. La limite était que seules les personnes avec un taux d’incapacité égal ou supérieur à 80 % pouvaient profiter de cette offre.

Cependant, la loi de 2006 a été modifiée par celle du 7 juillet 2016. Le décret de cette nouvelle loi a été signé en février 2017 et elle est entrée en application en mars 2017. Mais concrètement, que change-t-elle, en particulier pour les bibliothèques ?

Nouvelle loi, nouveaux agréments :

Aujourd’hui, la loi s’est élargie d’un côté, et restreinte de l’autre. L’exception s’ouvre désormais à toute personne en situation de handicap qui se trouve empêchée de lire : cela regroupe les handicaps moteurs, visuels, auditifs, mais aussi cognitifs, psychiques ou encore les personnes dys, quel que soit leur taux d’incapacité. En contrepartie, la loi n’autorise les organismes agrémentés à adapter des contenus que dans la mesure où aucune offre commerciale n’est déjà proposée par les éditeurs. La loi envisage ainsi l’augmentation de la production d’ebooks nativement accessibles, c’est-à-dire conçus par l’éditeur pour être lus par tous les publics.

La modification de cette loi nécessite donc un renouvellement des agréments accordés aux associations et aux bibliothèques. Pour rappel, l’agrément 1 permettait simplement l’adaptation et la diffusion de contenus adaptés, le second autorisait l’organisme à demander aux éditeurs leurs fichiers numériques. Ces deux catégories resteront identiques, mais doivent faire l’objet d’une nouvelle demande pour inclure les nouveaux publics. L’ambition du gouvernement est d’atteindre 300 bibliothèques agrémentées en 3 ans, ce qui est considérablement plus qu’auparavant.

« Tant que vous n’avez pas fait la demande d’agrément, cette ouverture aux nouveaux publics n’est pas accessible », a insisté Claire Leymonerie, représentante du ministère de la Culture au Congrès de l’ABF, en juin dernier. Pour ceux qui étaient déjà agréés, l’échéance est fixée au 28 février 2019 pour basculer dans le nouveau système.

Mutualisation et protection des contenus adaptés

La grande nouveauté de la loi du 7 juillet 2016 est également la mutualisation des contenus adaptés. En effet, si les éditeurs ont l’obligation de déposer les fichiers numériques demandés sur la plateforme Platon, gérée par la Bibliothèque nationale de France, pour que les organismes agrémentés puissent y avoir accès, ceux-ci vont avoir la même obligation.

« Il y avait une dispersion, plusieurs organismes allaient produire plusieurs fois les mêmes choses », commente Claire Leymonnerie. « Pour remédier à ça, on donne un nouveau rôle à la BNF et la plateforme Platon, qui va devenir une plateforme disponible à l’ensemble des organismes, quel que soit leur agrément. »

Chaque contenu adapté à partir de l’instauration de la loi devra donc être déposé sur la plateforme et sera mis à disposition de tous les organismes et bibliothèques possédant un des deux agréments. Les usagers, quant à eux, n’auront pas directement accès à la plateforme, mais passeront par un référant au sein de la bibliothèque qui lui communiquera le document souhaité.

Dans son « guide de bonnes pratiques » (voir en fin d’article), le ministère de la Culture insiste toutefois : « Ces possibilités d’échanges ne concernent que les documents adaptés, et en aucun cas les fichiers numériques des œuvres déposés par les éditeurs ».

Il faudra donc avoir un agrément spécial pour avoir accès aux fichiers des éditeurs, mais n’importe quel type d’agrément pour s’échanger des contenus entre organismes.

Bien sûr, cet accès élargi et facilité suppose des protections renforcées. Les fichiers déposés sur la plateforme Platon n’ont pas de DRM qui protège leur utilisation. Ils peuvent donc, en soi, être diffusés très facilement.

« Il y a vraiment une nécessité de faire de l’accompagnement », met en garde Claire Leymonerie. « Ces documents ont un statut particulier, ils sont produits dans le cadre de l’exception, et leurs usages eux aussi sont particuliers. C’est le rôle des bibliothèques de mettre en place des processus de sécurité informatique — et là, la BNF les accompagne — et de sensibiliser les usagers. »

Identification des nouveaux publics

Enfin, le principal problème que pose cette ouverture de l’exception est l’identification des bénéficiaires. Jusqu’à présent, les personnes voulant profiter de l’exception handicap devaient attester d’une incapacité d’au moins 80 %, en présentant leur carte d’invalidité, le plus souvent. Aujourd’hui, ce minimum n’est plus requis, ce qui permet également d’ouvrir l’exception à de nouveaux handicaps comme les dys.

« Une personne dys n’a pas de carte », a expliqué Marie-Noëlle Andissac, responsable de la commission Accessibib, à ActuaLitté. « Dans ce cas, on passe par un PAI (projet d’accueil individualisé) ou un dossier MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) par exemple. »

Alors pour identifier les bénéficiaires, le guide de bonnes pratiques présente quelques justificatifs qu’il est possible de demander, tout en laissant la possibilité aux bibliothèques de s’organiser en fonction de son public.

« L’idée générale c’est la responsabilisation des organismes », explique Claire Leymonerie. « On sait qu’il y a des publics et des rapports très différents : chaque organisme va alors définir sa politique en fonction de sa situation de la manière la plus judicieuse possible. On n’a pas voulu donner des restrictions très contraignantes. »

Bibliothèque Robert Desnos Montreuil

Photo d’illustration (ActuaLitté, CC BY-SA 2.0)

Lors du Congrès de l’ABF, les bibliothécaires ont fait part de leur inquiétude à ce sujet, et ont présenté notamment le cas de personnes dys adultes et non diagnostiquées. Quel est le rôle du bibliothécaire dans ce cas ? Certains mentionnent la gêne qui se crée à l’idée de demander un certificat à ce type de personnes, d’autres mettent en avant l’impossibilité pour un bibliothécaire d’effectuer lui-même un diagnostic. « Connaitre les besoins de l’usager est primordial », rappelle Claire Leymonerie.

Accessibilité en bibliothèque: en 2017, où en est-on?

Alors, lorsque certaines bibliothécaires mentionnent l’attestation sur l’honneur comme preuve de l’incapacité de l’usager, les avis divergent. Pour Claire Leymonerie, l’attestation sur l’honneur est utilisée lorsqu’elle suffit, c’est-à-dire quand un handicap est si évident qu’un certificat médical n’est pas nécessaire. Pour les bibliothécaires, elle servirait au contraire pour les handicaps pour lesquels il est difficile d’obtenir un justificatif, comme les dys.

« L’attestation sur l’honneur, on avait tenu à le mettre dans les cas très particuliers quand il est manifeste que la personne est empêchée de lire », avoue Claire Leymonerie. « Quand l’organisme ne propose que des documents en braille, a-t-on besoin de demander un certificat médical à quelqu’un qui arrive avec ses lunettes et sa canne ? Quand on ouvre au public dys, on a des problématiques plus particulières. Il faut trouver la bonne conciliation entre ne pas décourager le public et sécuriser les établissements et les collections. C’est pour ça que l’attestation sur l’honneur peut créer certaines fragilités. »

Les choses se mettent donc en place, mais il faudra encore quelques ajustements pour que les bibliothèques intègrent cette nouvelle loi au mieux selon leur établissement et leur public. L’information et la communication, envers les bibliothèques, le personnel et les usagers, seront primordiales. « Les bibliothèques sont encore loin de ça », affirme Françoise Sarnowski, bibliothécaire et membre de la commission Accessibib. « Il faut leur montrer qu’il n’y a pas que les grandes bibliothèques qui peuvent proposer des contenus adaptés. Il faut un discours simple et clair. »

Édition inclusive : “L’accessibilité doit intervenir d’un bout à l’autre

de la chaîne du livre”

Le ministère de la Culture souhaite également créer un groupe de travail qui « permettra de définir une boite à outils et des bonnes pratiques », ajoute Claire Leymonerie. En d’autres termes, fixer les règles et les limites en termes d’identification des bénéficiaires, de diffusion et de protection des contenus, et aider au mieux les bibliothèques à entrer dans ce nouveau système.

Laurène Bertelle – 07.07.2017Edition –

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/nouvelle-loi-sur-l-exception-handicap-quels-defis-pour-les-bibliotheques/83755

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) DÉCLARATION DE L’UEA LORS DU VOTE À LA COMMISSION DES AFFAIRES JURIDIQUES DU PARLEMENT EUROPÉEN SUR LA LÉGISLATION DU TRAITÉ DE MARRAKECH

L’Union Européenne des Aveugles remercie le Parlement européen pour son soutien ferme et constant.

Nous nous réjouissons qu’un accord législatif dans l’UE ouvre la voie à la ratification rapide du traité de Marrakech par l’UE. L’accord va permettre de légaliser l’échange transfrontalier de livres protégés par des droits d’auteur sans la permission des détenteurs des droits, à des fins non lucratives pour les personnes aveugles et déficientes visuelles. Cet accord politique instaure au sein de l’UE une exception obligatoire au droit d’auteur pour le partage de livres accessibles aux personnes aveugles et déficientes visuelles.

Dans le même temps, nous regrettons que cet accord permette aux États membres de l’UE d’imposer une « taxe sur les livres accessibles » ou un « droit à la compensation » à verser aux détenteurs de droits, car nous jugeons cette disposition en contradiction avec les objectifs de droit à la lecture du Traité de Marrakech. Nous nous opposerons à cette application inéquitable des régimes de paiement dans la transposition de ces lois européennes dans la législation des États membres de l’UE. L’appellation « régimes de compensation » est en effet fallacieuse car il n’y a aucune perte économique à compenser et que les gouvernements n’ont jamais fait état du moindre dommage substantiel causé aux éditeurs par des œuvres numériques.

L’UEA va redoubler d’effort pour s’assurer que la directive et le règlement approuvés aujourd’hui constituent un pas important vers la fin de la « famine en matière de livres » qui empêche les personnes déficientes visuelles d’accéder à l’essentiel du matériel de lecture publié. Cette législation est particulièrement pertinente parce qu’elle intervient dans l’UE (et les États-Unis) où la quasi-totalité des formats accessibles existent dans les principales langues. Cette législation, ainsi que le Traité de Marrakech, favoriseront un accès plus large à l’éducation, à la culture et à l’intégration sociale pour des millions de personnes déficientes visuelles en Europe et dans le monde.

La prochaine étape décisive est la ratification du Traité de Marrakech par le Parlement européen et le Conseil, et le dépôt de cette ratification à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle à Genève. Nous les prions instamment de le faire sans plus attendre.

David Hammerstein, Défenseur du Traité de Marrakech pour l’UEA.

Newsletter de l’Union Européenne des Aveugles n°114 – Mai-Juin 2017

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6) Accéssibilité

6-A) UN REGISTRE PUBLIC D’ACCESSIBILITÉ POUR LES ERP DÈS OCTOBRE 2017

En mars 2017, l’ancien gouvernement a adopté le décret n°2017-431 puis un arrêté le 22 avril 2017 imposant à chaque établissement recevant du public ERP (tout bâtiment, local ou enceinte, privé ou public, accueillant du public autre que les employés) d’établir et de tenir « un registre public d’accessibilité ». Ainsi, à partir du 30 septembre 2017 et ce d’ici le 23 octobre 2017, les ERP devront mettre à disposition de leur public, un registre précisant les dispositions prises pour permettre à tous, notamment aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap, de bénéficier des prestations en vue desquelles l’établissement concerné a été conçu. Ce registre public d’accessibilité sera consultable par le public sur place au principal point d’accueil accessible de l’établissement, éventuellement sous forme dématérialisée (à titre alternatif, il sera mis en ligne sur un site internet).

Il contiendra :

– une information complète sur les prestations fournies dans l’établissement ;

– la liste des pièces administratives et techniques relatives à l’accessibilité de l’établissement aux personnes handicapées ;

– la description des actions de formation des personnels chargés de l’accueil des personnes handicapées.

Il est précisé que « les établissements recevant du public, situés dans un cadre bâti, doivent être tels que toute personne handicapée puisse y accéder, y circuler et y recevoir les informations qui y sont diffusées, dans les parties ouvertes au public. L’information destinée au public doit être diffusée par des moyens adaptés aux différents handicaps. ».

Handicap et Société – La Lettre de juillet 2017

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6-b) LISTE DES CINÉMAS ÉQUIPÉS DE L’APPLICATION TWAVOX QUI PERMET L’ACCÈS À L’AUDIO DESCRIPTION

Les cinémas sont classés par numéro de département et vous trouverez ici leur nom, adresse et ville.

01000 L’Amphi, 1 Allée des Brotteaux à Bourg en Bresse

06560 Les Visiteurs Du Soir, Le pré des arts à Valbonne

11300 L’Élysée, 9 allée des Marronniers à Limoux

13011 Les 3 Palmes 2 Rue Léon Bancal à Marseille

13100 Le Cézanne, 1 rue Marcel Guillaume à Aix en Provence

13100 Le Mazarin, 6 rue Laroque à Aix en Provence

13100 Le Renoir, 24 Cours Mirabeau à Aix en Provence

13170 Pathé Plan de Campagne, Chemin des Pennes au Pin au Pennes-Mirabeau

13200 Actes Sud, 23 Place Nina Berberova à Arles

13400 le Pagnol Cours Maréchal Foch à Aubagne

14000 Gaumont Caen, 14 Esplanade Léopold Sedar Senghor à Caen

14100 Le Royal, 12 Rue du 11 Novembre à Lisieux

14260 Le Paradiso, Place de l’Hôtel de ville à Aunay sur Odon

14440 Le Foyer, 11 Rue du Chemin du Bord à Douvres-la-Délivrance

18000 Maison de la Culture 12 boulevard Clemenceau à Bourges

22370 La Rotonde, Casino du Val André à Pleneuf Val André

24100 Grand Écran 2 rue des Carmes à Bergerac

27300 Le Rex 33 Rue Lobrot à Bernay

30900 Le Sémaphore 25 Rue Porte de France à Nîmes

31000 ABC Toulouse cinéma 13 Rue St Bernard à Toulouse

31000 Toulouse Wilson Gaumont 3 Place du Président Thomas Wilson à Toulouse

31000 Cinémathèque 69 Rue du Taur à Toulouse

31000 Utopia Latin, 24 rue Montardy à Toulouse

31170 Utopia Tournefeuille, Impasse du Château à Tournefeuille

33000 Utopia Saint Siméon, 5 place Camille Jullian à Bordeaux

33120 Grand écran 9B Avenue Gambetta à Arcachon

33260 Grand écran Centre Cial Cap Océan 2 à La teste-de-bûche

33500 Grand écran 56 Avenue Gallieni à Libourne

33560 Grand écran Rue Adrien Piquet à Saint Eulalie

33580 L’Eden 7 Rue Porte de Dropt à Monségur

33700 Ciné Service Bordeaux 27 Rue Arago à Mérignac

34000 Gaumont Odysseum 235 Rue Georges Méliès Montpellier

34080 Nestor Burma 2 Rue Marcellin Albert à Montpellier

34090 Utopia Saint Bernadette 5 avenue du docteur Pezet à Montpellier

34500 MonCiné, 3, carrefour de l’Hours à Béziers

37110 Le Balzac, 16 Place Aristide Briand à Château-Renault

38200 L’Amphi, 8-10 Rue Rochebrun à Vienne

38440 Le Saint Jean, 28, Rue Jeanne D’Arc à Saint Jean de Bournay

40000 Grand Club, Boulevard de la République à Mont de Marsan

40100 Grand Club, 11 Avenue du Sablar à Dax

42300 Cinéma Le Grand Palais Cours de la République à Roanne

44400 Saint-Paul, 38 Rue Julien Douillard à Rezé

45200 Alticiné 6 Rue du Port à Montargis

47300 Le Cyrano 9 Boulevard de la Marine à Villeneuve sur Lot

47300 Grand Ecran, 9 Boulevard de la Marine, Villeneuve sur Lot

50000 CinéMoViKing Esplanade Jean Grémillon

51100 Cinéma Opéra 3 Rue Théodore Dubois à Reims

54400 Utopolis Avenue de Saintignon à Longwy

57000 Le Palace, 5 rue Fabert à Metz

61100 Les 4 vikings, 17 Rue Abbé Jean Baptistes Lecomu à Flers

64600 MonCiné, Rue des Barthes RN810 Le Busquet à Anglet

67170 Pathé Brumath, 6 rue des Frères Lumières à Brumath

69002 CNP Bellecour, 12 Rue de la Barre à Lyon

69009 Pathé Vaise, 43 Rue des Docks à Lyon

69100 Le Zola, 117 Cours Emile Zola à Villeurbanne

69120 Pathé Carré de Soie, 2 Rue Jacquard à Vaulx-en-Veulin

72500 Les Recollets, Rue du théâtre à Château du Loir

72600 Le Rex, 2 rue de la Gare à Mamers

73100 Victoria 36 Avenue Victoria à Aix-les-Bains

73100 Les Toiles du lac 14 Avenue Daniel Rops à Aix-les-Bains

73200 Le Dome, 135 Place de l’Europe à Albertville

73400 Le Chantacler, 45 Place Montmaine à Ugine

74000 Les Nemours 22 Rue Sainte-Claire à Annecy

75013 Gaumont Les Fauvettes, 58 Avenue des Gobelins à Paris

75014 Gaumont Alésia, 73 Avenue du Général Leclerc à Paris

75015 Gaumont Convention, 29 Rue Alain Chartier à Paris

75017 Club de l’Etoile, 14 Rue Troyon à Paris

75019 Pathé la Villette, 30 Avenue Corentin Cariou à Paris

83160 Gaumont La Valette, 300 Avenue de l’Université à La Valette-du-Var

83400 Cinémas OLBIA 4 Rue du Soldat Bellon Antoine à Hyères les Palmiers

84000 Utopia La Manutention, 4 Rue des escaliers Sainte Anne à Avignon

84000 Utopia République, 5 rue Figuière à Avignon

87000 Grand Écran Centre, 11, place Denis-Dussoubs à Limoges

87280 Grand Écran Ester, 260 Rue Aristide Briand à Limoges

87280 Grand Écran Lido 3, av. du General-de-Gaulle à Limoges

92300 Gaumont Centre Commercial So Ouest 28 rue d’Alsace à Levallois

94200 Cinéma Pathé 5 Rue François Mitterrand à Ivry-sur-Seine

95210 Les Toiles, Place François Truffaut à Saint-Gratien

95240 Théâtre du Cormier, 123 Rue de Saint-Germain à Cormeilles-en-Parisis

Plus d’info : http://www.twavox.com/fr/cin%C3%A9ma

Une information de Thierry Jammes

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8) EMPLOI

8-A) AVIS DE CONCOURS ET DE VACANCES D’EMPLOIS

Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Avis relatif au recrutement de travailleurs handicapés par la voie contractuelle pouvant déboucher sur une titularisation en catégorie C.

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du développement international mène actuellement une campagne de recrutement pour 5 postes à pourvoir au titre du handicap pour la catégorie C au titre de 2017.

Voir l’avis de recrutement sur le site internet, France Diplomatie. Suivre le lien suivant : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/emplois-stages-concours/travailleurs-en-situation-de-handicap/article/avis-de-recrutement

La date limite d’envoi des candidatures (exclusivement par voie postale) est fixée au 29 septembre 2017.

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8-B) OFFRE D’EMPLOI : CHARGÉ DE COMMUNICATION/ÉVÉNEMENTIEL (H/F)

Dans le cadre du développement de ses activités, l’association UPTIH (Union Professionnelle des Travailleurs Indépendants Handicapés) est actuellement à la recherche d’un Chargé de communication / Événementiel (H/F).
Vous souhaitez rejoindre une équipe dynamique, passionnée et une association à fort potentiel de développement ?
Nous attendons votre candidature avec impatience !

Association Uptih

Contact : contact@uptih.fr

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10) nouvelles technologies

10-A) AVA EST DISPONIBLE EN FRANCE !

La 1ère application de sous-titrage en temps réel pour les personnes sourdes et malentendantes

Application disponible sur Apple Store et Android

Paris, le 5 juillet 2017 – Ava (Audio-Visuel Accessible) a annoncé aujourd’hui le lancement en France de son application destinée aux sourds et aux malentendants. Ce compagnon d’accessibilité disponible 24h/24 et 7j/7 permet, à l’aide des smartphones des participants, de transformer en temps réel les conversations au sein d’un groupe en échanges de messages textuels. À l’aide des technologies de reconnaissance de la parole, Ava a su mettre au point le système de sous-titrage le plus rapide au monde, un outil capable de distinguer les interlocuteurs et d’améliorer la compréhension des conversations.

Ava permet aux personnes sourdes et malentendantes une immense autonomie supplémentaire, en sous-titrant leurs conversations de la vie de tous les jours.

Comment est né Ava ?

Ava est né d’un besoin partagé par les deux fondateurs de l’entreprise : d’un côté, Thibault Duchemin, PDG d’Ava, est un enfant entendant de parents sourds (EEPS), et c’est le seul entendant de sa famille ; de l’autre, Skinner Cheng, cofondateur et Directeur technique de la société, est sourd. L’équipe a conçu Ava pour mettre un terme aux sentiments de frustration et d’isolement que peuvent éprouver les personnes sourdes et malentendantes devant communiquer avec des entendants dans diverses situations. La lecture sur les lèvres, qui ne permet de capter que 25% des mots en français, s’avère encore plus compliquée dans les conversations de groupe. Il y a trop de lèvres à lire et le bruit de fond a tendance à énormément gêner les personnes dotées d’aides auditives ou d’implants. C’est ainsi que tout repas, toute réunion professionnelle, toute sortie entre amis et tout dîner en famille deviennent très difficiles à gérer pour une personne sourde ou mal-entendante.

« Pour les 2 millions de personnes sourdes et malentendantes vivant en France, s’insérer dans le monde professionnel relève du défi, tant il est difficile pour elles de s’insérer dans une conversation. Cela n’est pas une fatalité. Il existe désormais une solution », explique Thibault Duchemin.

Comment fonctionne Ava ?

Ava facilite la communication bilatérale. Chaque participant télécharge l’application, se connecte sur Ava et parle ou bien tape ses messages sur son smartphone. Une fois qu’une personne entendante a téléchargé Ava, il peut inviter d’autres personnes à la rejoindre. Ava se sert du micro de chaque smartphone pour écouter la conversation, qu’elle transcrit en moins d’une seconde, avec une précision de 90 %. Chaque interlocuteur est affiché dans une couleur différente, ce qui facilite le suivi des échanges en temps réel. L’appli Ava, disponible sur téléphones et tablettes iOS et Android, est utilisable gratuitement jusqu’à 5 heures par mois. Une solution illimitée est proposée à 29.99 € par mois

« Grâce à Ava, j’ai mon mot à dire dans toutes les conversations », précise le cofondateur du service, Skinner Cheng, qui est sourd depuis l’âge de deux ans et qui communique par signes. Certaines des fonctionnalités de l’application, telles que la saisie de textes caractère par caractère ou bien par la voix, ont été directement inspirées de son utilisation permanente d’Ava avec ses collaborateurs.

« Aujourd’hui, les seules solutions qui permettent de comprendre les conversations dans de telles situations passent par le recours à un interprète en langue des signes (LSF) professionnel ou à un sous-titreur, mais leurs tarifs varient de 75 à 200€ par heure », souligne Thibault Duchemin.

Si elles s’avèrent les plus efficaces en termes de précision, les solutions faisant appel à un interprète LSF ne sont pourtant pas adaptées à des situations sociales dans un cadre professionnel ou amical.

« J’ai passé ma vie à devoir me contenter de l’essentiel des conversations alors que j’aurais aimé comprendre les histoires entières, sans censure ni altération », indique Jeanna Meade, massothérapeute sourde.

« On communique partout, tout le temps. Il est injuste de ne pouvoir participer aux conversations uniquement parce qu’on est sourd ou malentendant. Nous avons donc conçu Ava avec l’objectif d’en faire un compagnon d’accessibilité 24h/24 et 7j/7. Pour ce faire, il a fallu créer un système qui soit à la fois rentable et souple », explique Thibault Duchemin.

Les premiers utilisateurs d’Ava profitent d’ores-et-déjà de ces atouts. « J’utilise Ava partout, au travail, à l’église, au bar, chez le docteur ou encore avec mes amis et ma famille. Et grâce à Ava, je n’ai plus à m’inquiéter quand la lumière baisse, parce que j’arrive encore à savoir ce que dit tout le monde sans lire sur les lèvres, souligne Jeanna Meade.

Ava ouvre la porte de la communication et de l’accessibilité, tout en refermant celle de l’isolement ».Dans cette optique, différentes collaborations ont d’ores et déjà été développées : ainsi RIT, principale école destinée aux étudiants sourds et malentendants, a déjà recours à Ava pour certains cours. Les séances de groupe des conférences du Salesforce’s 2016 Dreamforce ont été rendues accessibles avec Ava. « Ce n’est que le début, mais nous pensons qu’une accessibilité totale est possible », conclut Thibault Duchemin.

Un marché de 140 millions de personnes dans le monde :

Composée de sourds, d’entendants et d’enfants entendants de parents sourds, l’équipe d’Ava s’est fixé la mission de faire tomber les barrières de la communication et travaille en étroite collaboration avec la communauté des personnes sourdes et mlentendantes.

Soutenue par des investisseurs majeurs de la Silicon Valley, de New-York et de France, ainsi que par des professionnels de l’accessibilité pour les sourds, Ava a levé près de 2 millions de dollars. Parmi ses conseillers, la société compte Chris Barton, fondateur de Shazam ; Steve Blank, entrepreneur accompli ; David Green, vice-président d’Ashoka et lauréat du Prix MacArthur, qui est malentendant et qui a contribué à la diffusion de l’opération de cataractes auprès de 20 millions de personnes en Inde.

Ava a remporté le concours 2015 UC Berkeley LAUNCH.

En octobre 2016, Ava a reçu le prix de la Startup Showcase lors des WSJ.D.

En juin 2017, Thibault Duchemin a été distingué parmis les MIT Under 35.

Ava vient en outre d’être distinguée par le Prix OCIRP 2017.

À propos d’AVA :

Implantée à San Francisco, Ava s’efforce de fournir une accessibilité à la communication 24h/24 et 7j/7 à l’ensemble des sourds et des malentendants. Créée en 2014 par Thibault Duchemin, Pieter Doevendans et Skinner Cheng, Ava se sert des smartphones pour convertir les conversations en échanges de messages de texte, indiquant en temps réel qui dit quoi. Ava a remporté en 2015 l’UC Berkeley LAUNCH et en 2016 le WSJ.D Live Startup Showcase.

Pour plus de renseignements : http://www.ava.me/fr.

Vidéo de lancement : https://youtu.be/GJSWTJDxn5k

Témoignages des utilisateurs beta : http://bit.ly/2fTdwDJ

Video de presentation Ava par le fondateur: https://www.youtube.com/watch?v=-8e4ZQA8VuI

Télécharger Ava for Android/iOS: http://www.ava.me/fr/download

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) LA FÉDÉRATION DES AVEUGLES ET AMBLYOPES DE FRANCE CRÉE SON LABEL D’ACCESSIBILITÉ

La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France crée son label d’accessibilité. L’objectif : valider et valoriser l’accessibilité et le bon usage des documents numériques et du matériel par les personnes en situation de handicap visuel.

En France, plus de 90%* des utilisateurs de lecteur d’écran (essentiellement des personnes aveugles et très malvoyantes) ouvrent un fichier PDF sans être assurés d’y accéder. C’est pourquoi les référentiels d’accessibilité numérique RGAA 3 2016 de l’État et AccessiWeb de l’association BrailleNet, exigent que les ressources téléchargées soient accessibles au même titre que les sites web.

Première étape pour le label : valider l’accessibilité des documents numériques

Ce label, élaboré en partenariat avec les sociétés Atalan et Com’Access, s’appliquera dans un premier temps aux documents PDF. Il s’ouvrira ensuite progressivement à d’autres formats tels que ceux utilisés pour les livres numériques (Daisy, ePub) et la bureautique (Word, OpenOffice, LibreOffice etc.). Nous envisageons à terme d’inclure le matériel adapté et grand public.

Testé et approuvé par des utilisateurs déficients visuels

La procédure du label repose sur des tests automatiques et manuels puis approuvés au final par des utilisateurs déficients visuels.

Le principal intérêt est de s’assurer que ces utilisateurs sont en capacité d’accéder à l’information au même titre que tous les autres.

Consultez la documentation numérique complète sur le label PDF

* Selon l’Etude sur l’usage des lecteurs d’écran en France et en Francophonie – Juin 2016

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12-B) NOUVEAU COMPTEUR D’ÉLECTRICITÉ

Enedis et HandiCaPZéro s’associent pour vous informer de l’arrivée du nouveau compteur d’électricité

Enedis, distributeur sur 95 % du territoire français, procède actuellement à la modernisation du réseau public avec le déploiement des nouveaux compteurs électriques. Ce renouvellement a débuté au 1er décembre 2015 et s’étendra jusqu’en 2021.

Pour communiquer auprès de tous ses clients et assurer une information efficace et adaptée, Enedis s’est rapprochée de l’association HandiCaPZéro afin de proposer un dispositif d’information accessible aux personnes aveugles et malvoyantes.

Concrètement, c’est d’abord un service en ligne sur handicapzero.org.

Son objectif : répondre aux interrogations des habitants qui vont être équipés : Suis-je concerné par ce nouveau compteur ? Comment fonctionne-t-il ? Quand l’installation est-elle prévue ? Comment ?…

C’est également l’adaptation des 4 documents (dont les notices d’utilisation) remis à chaque foyer équipé du compteur qui est proposée, à la demande, en braille, caractères agrandis et audio.

C’est aussi et surtout un accueil privilégié avec un numéro d’appel gratuit pour répondre à toute question : le 0800.054.659 et demander le service médiation. Un formulaire (lien) est proposé sur handicapzero.org afin d’être recontacté par Enedis.

Pratique :

– accéder à la rubrique Enedis sur handicapzero.org

– commander un ou plusieurs documents aux formats désirés à partir des formulaires en ligne ou appeler le 0800.39.39.51 (service et appel gratuits, HandiCaPZéro)

et appel gratuits, HandiCaPZéro)

À propos d’HandiCaPZéro

HandiCaPZéro facilite l’autonomie quotidienne des personnes aveugles et malvoyantes depuis 1987. En partenariat avec des entreprises et des collectivités, l’association propose gratuitement des dispositifs accessibles dans les domaines de l’information, la santé, la vie pratique, l’assurance, le sport, les loisirs… handicapzero.org.

À propos d’Enedis

Enedis est une entreprise de service public, gestionnaire du réseau de distribution d’électricité. Elle développe, exploite, modernise le réseau électrique basse et moyenne tension et gère les données associées. Elle est indépendante des fournisseurs d’énergie qui sont chargés de la vente et de la gestion du contrat de fourniture d’électricité.

Communiqué du 6 juillet 2017

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12-c) LA FÉDÉRATION DES AVEUGLES ET AMBLYOPES DE FRANCE LANCE SON APPLICATION EYEVIEW !

En France près de 1,7 millions de personnes sont atteintes d’un trouble de la vision. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France lance son application : EyeView. Une application qui a pour objectif de sensibiliser le grand public au handicap visuel grâce aux procédés de réalité augmentée et de réalité virtuelle. L’application est disponible gratuitement sur smartphone et sur tablette depuis l’Android ou l’Apple Store.

Certifiée par un Institut de Recherche, l’application EyeView est un outil de sensibilisation ludique qui aide l’utilisateur à comprendre et à imaginer les difficultés des déficients visuels au quotidien. Après avoir choisi son mode de lecture, EyeView permet à l’utilisateur d’observer son environnement sous les différentes formes de pathologies possibles par le biais de la caméra de son appareil, en réalité augmentée et en réalité virtuelle. Elle propose également une explication sur la pathologie choisie, les types de difficultés de la vue rencontrées par les personnes atteintes, ainsi que les recommandations en cas de premiers symptômes.

Eyeview, accessible aux lecteurs d’écrans, a pour objectif de sensibiliser le grand public aux maladies de l’œil telles que la DMLA, le glaucome, la cataracte ou encore la rétinopathie diabétique et/ou pigmentaire. Des maladies qui peuvent concerner 600 000 à 1 million d’individus en France.

– EyeView en version mobile sur iOS

– EyeView en version tablette sur iOS

– EyeView en version mobile sur Android

– EyeView en version tablette sur Android.

Extrait du Communiqué du 3 juillet 2017

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) CRIME ET CHÂTIMENT, LU PAR VINCENT VIOLETTE (INTÉGRALE MP3)

A Saint-Pétersbourg, en 1865, Raskolnikov, un jeune noble sombre et altier, renfermé mais aussi généreux, a interrompu ses études faute d’argent. Endetté auprès de sa logeuse qui lui loue une étroite mansarde, il se sent écrasé par sa pauvreté. Mais il se croit aussi appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, se pense, fondé, à commettre un crime : ce qu’il va faire bientôt – de manière crapuleuse. Publié en huit livraisons par Le Messager russe au cours de l’année 1866, le roman de Dostoïevski montre en Raskolnikov un témoin de la misère, de l’alcoolisme et de la prostitution que l’auteur décrit sans voiles, un criminel aussi qui ne sait trop pourquoi il l’est devenu, tant les raisons qu’il s’invente pour agir sont contradictoires. Mais la tragédie n’exclut pas la vision d’une vie lumineuse, et le châtiment de son crime va lui permettre un long cheminement vers la vérité, et la renonciation à sa mélancolie brutale. Après quoi sera possible ce que l’épilogue annonce : l’initiation de Raskolnikov à une réalité nouvelle, le passage d’un monde à un autre monde.

Parmi les nouveautés de juillet 2017 – Site de la Librairie Audio

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VALENTIN HAÜY JUILLET 2017

LETTRE D’INFORMATION VALENTIN-HAÜY-INFOS n°juillet 2017 Dernier numéro paru : juin 2017
Pour avoir accès à l’historique des bulletins VH Infos en ligne depuis 2009, cliquez sur http://www.avh.asso.fr/fr/lassociation/restez-informes/valentin-hauy-infos
Pour s’abonner par courriel à notre lettre d’information mensuelle, écrire à cette adresse :vhi_abonnement@avh.asso.fr
Pour vous désabonner, envoyez votre e-mail à cette adresse : vhi_desabonnement@avh.asso.fr

Sommaire
1-INFORMATIONS DE L’ASSOCIATION VALENTIN HAÜY
11-HORAIRE DE L’ACCUEIL DU SIÈGE DE L’ASSOCIATION CET ÉTÉ
12.RAPPEL : IMPRIMERIE ET ABONNEMENTS : INFORMATION VACANCES D’ÉTÉ 2017
13-SERVICE DU MATÉRIEL SPÉCIALISÉ
14. QUOI DE NEUF AU CERTAM DU PÔLE CENTRAL D’ACCESSIBILITE NUMERIQUE ?
15- MÉDIATHÈQUE : LA GAZETTE N°130 EST SORTIE
16- PLUS D’ACCESSIBILITÉ AVEC LA MÉDIATHÈQUE DE CARNAC (MORBIHAN) QUI REJOINT LE RÉSEAU DES PARTENAIRES DE LA MÉDIATHÈQUE VALENTIN HAÜY
17. VENDREDI 4 ET 11 AOÛT : ANIMATIONS AU CENTRE RÉSIDENTIEL RUE PETIT, PARIS 19EME
18- FESTIVAL AUDIOVISION 2017 : UN BILAN TRÈS POSITIF
19- NOUVELLES DE NOS COMITÉS COMITE DES YVELINES : PARTICIPEZ AU 5E TRIATHLON NATIONAL EN DUO LE 23 SEPTEMBRE PROCHAIN AU DOMAINE DU CHÂTEAU DE VERSAILLES
2- ACCESSIBILITE
21. LANCEMENT DE LA DEUXIÈME ÉTUDE SUR L’USAGE DES LECTEURS D’ÉCRAN EN FRANCOPHONIE
22. UN GUIDE PROFESSIONNEL TRÈS COMPLET
3- DEPISTAGE DES MALADIES DE LA VUE
31- LES JOURNÉES DE LA MACULA 2017 SE SONT DEROULEES DU 26 AU 30 JUIN PARTOUT EN FRANCE
4- VIE QUOTIDIENNE
41. CANICULE: PROTÉGEZ-VOUS !
42 COUP DE CHAUD : L’ADEME VOUS DONNE QUELQUES CONSEILS
43. NOUVEAU RENDEZ-VOUS POUR (RÉ)APPRENDRE LE MAQUILLAGE
44. ENEDIS ET HANDICAPZÉRO S’ASSOCIENT POUR VOUS INFORMER DE L’ARRIVÉE DU NOUVEAU COMPTEUR D’ÉLECTRICITÉ
45. EUROPE : FINIS LES SURCOÛTS POUR TÉLÉPHONER ET TEXTOTER
5- EMPLOI
51. HANDICAP : LE DISPOSITIF D’EMPLOI ACCOMPAGNÉ ENTRE EN VIGUEUR
52. UN NOUVEAU GUIDE POUR TRAVAILLER AVEC DES COLLÈGUES AVEUGLES ET MALVOYANTS
6. LOISIRS ET CULTURE
61. PROGRAMME DES CHAMPS LIBRES DE RENNES ACCESSIBLES AUX AVEUGLES ET MALVOYANTS
62. AMSTERDAM : DES NOUVELLES DU MUSÉE VAN GOGH
7- NOUVELLES DE L’UNION EUROPÉENNE
71. Déclaration de l’UEA lors du vote à la Commission des affaires juridiques du Parlement européen sur la législation du Traité de Marrakech
72. Rec16 : travaux menés par l’UEA en 2016 dans le cadre du « Programme droits, égalité et citoyenneté » de l’Union européenne.
73. Pays-Bas : augmenter le taux d’emploi des personnes déficientes visuelles dans le pays
74. Rapport annuel de l’UEA 2016 (en anglais)
75. Dossier Acte européen sur l’Accessibilité : la promesse d’une plus grande accessibilité pour les citoyens européens aveugles et malvoyants ?
8. SPORTS
81. FOOT : LES CHAMPIONNATS FRANÇAIS REPRENNENT

 

1-INFORMATIONS ASSOCIATION VALENTIN HAÜY

 

11- HORAIRES DE L’ACCUEIL DU SIÈGE DE L’ASSOCIATION CET ÉTÉ
Nous vous informons que l’accueil du Siège de l’association Valentin Haüy, situé au 5 rue Duroc dans le 7ème arrondissement de Paris, fermera à 18 heures au lieu de 19 heures du lundi 17 juillet au mardi 22 août 2017 inclus.
L’ensemble de l’équipe de l’association vous souhaite à toutes et tous, un agréable été.

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12.RAPPEL : IMPRIMERIE ET ABONNEMENTS : INFORMATION VACANCES D’ÉTÉ 2017 :
Les services Imprimerie et Abonnements au siège de l’association Valentin Haüy seront fermés pour les congés d’été du lundi 31 juillet au dimanche 20 août inclus.

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13-SERVICE DU MATÉRIEL SPÉCIALISÉ
http://magasin.avh.asso.fr/
INFORMATIONS GÉNÉRALES

Horaires restreints de la Boutique pour la période du 17 juillet au 18 août 2017 inclus : de 10h à 13h et de 14h à 17h.
Le Service du Matériel Spécialisé restera ouvert tout l’été et continuera à assurer l’envoi des commandes, à gérer les appels téléphoniques, etc.
Les Stratus M4 et M12, référence 24500 et 24510 seront en promotion à 375 € au lieu de 395 € du 1er juillet 2017 au 31 août 2017.
Tarif en ligne sur le site de la boutique http://magasin.avh.asso.fr/
N’hésitez pas à consulter régulièrement notre site pour les Nouveautés, les Bonnes Affaires, les Exclusivités Internet, les Actualités telles que les horaires de notre boutique, les journées portes ouvertes organisées dans les différents comités, les salons, etc.
SUPPRESSIONS Épuisé :
– 42002 – Canne pliante canadienne 0,95 m aluminium.
– 43211 – Canne pliante canadienne 1,40 m carbone bleue.

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14. QUOI DE NEUF AU CERTAM DU PÔLE CENTRAL D’ACCESSIBILITE NUMERIQUE ?
Que vous cherchiez à en savoir plus sur tel ou tel produit, ou connaître les dernières tendances sur les nouvelles technologies concernant la déficience visuelle… retrouvez sur http://www.certam-avh.com l’ensemble des publications de notre Centre d’Évaluation et de Recherche. Nous vous en présentons ici une sélection, basée sur nos dernières parutions.

NOS DERNIÈRES FICHES D’ÉVALUATION

Focus 40 Blue
La Focus 40 Blue est une plage braille de 40 cellules portable connectable en USB ou Bluetooth comme terminal braille à un ordinateur PC ou Mac.
Le positionnement des touches, particulièrement bien étudié, offre une de navigation aisée dans une application, sur une page web, ou pour lire un document. Le clavier braille permet non seulement de saisir du texte, mais d’exécuter toutes les commandes de JAWS et Windows.

Olympus DM-770
Poursuivant sa production de dictaphones équipés d’un guide vocal, le DM-770 est un nouvel appareil optimisé pour des enregistrements qualitatifs de la voix. Son faible encombrement, son poids plume, la capacité de sa mémoire et son autonomie sont d’indéniables atouts pour cette solution d’enregistrement nomade.

JAWS 18
JAWS, le lecteur d’écran compatible Microsoft Windows, offre aux personnes non ou très malvoyantes, à titre personnel ou professionnel, l’accès de façon autonome à une multitude d’applications bureautiques ou multimédias. JAWS version 18 apporte des améliorations dans la prise en charge des écrans tactiles, la gestion des paramètres utilisateurs, l’accès à l’application Kindle d’Amazon et Google Docs…

Seeing Eye GPS XT
Fort d’une longue expérience sur des solutions de navigation GPS adaptées à la déficience visuelle, la société Sendero propose une application iOS totalement accessible avec le lecteur d’écran Voice Over. Dotée d’une interface utilisateur monocouche qui facilite l’accès aux différentes fonctionnalités, Seeing Eye GPS XT permet une description de l’environnement, un guidage vers un point de destination, la gestion de POI personnels ou en provenance de sources Google et FourSquare…

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15- MÉDIATHÈQUE : LA GAZETTE N°130 EST SORTIE
La Gazette est une lettre d’informations envoyée par e-mail qui vous tient informés de l’actualité de la médiathèque et des dernières nouveautés et attise votre curiosité en proposant des coups de cœur, des sélections thématiques de livres, films et partitions, des portraits d’auteurs et des conseils pratiques.
Pour accéder à la Gazette n°130 du 26 juillet, cliquez sur La Gazette numéro 130, 26 juillet 2017 Accéder à l’ensemble des archives de La Gazette

Catalogues de la médiathèque

Retrouvez le catalogue des livres en audio Daisy et braille numérique ici
Retrouvez le catalogue des livres en braille, vidéos et partitions ici
Médiathèque Valentin Haüy 5 rue Duroc – 75343 Paris cedex 07 Tél : 01 44 49 27 27 E-mail : mediatheque@avh.asso.fr
Les bibliothécaires sont à votre disposition pour vous conseiller dans le choix de vos lectures et prendre vos commandes :

le lundi de 13 h à 17 h
du mardi au vendredi de 10 h à 17 h Venir à la médiathèque :

Métro : Duroc
Bus : 28, 39, 70, 89, 92 Retour au sommaire

16- PLUS D’ACCESSIBILITÉ AVEC LA MÉDIATHÈQUE DE CARNAC (MORBIHAN) QUI REJOINT LE RÉSEAU DES PARTENAIRES DE LA MÉDIATHÈQUE VALENTIN HAÜY

Avec le soutien du Centre national du livre et du Service du livre et de la lecture du ministère de la Culture et de la Communication, la Médiathèque de Carnac (située dans le Morbihan) a très récemment rejoint le réseau des 84 bibliothèques ou médiathèques partenaires de la Médiathèque Valentin Haüy.
Grâce au pack « Daisy dans vos bibliothèques » proposé par les équipes de la Médiathèque Valentin Haüy,la Médiathèque de Carnac peut désormais proposer l’écoute et le prêt de livres audio au format Daisy (Digital Accessible Information SYstem) aux personnes dites « empêchées de lire », c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas la possibilité de lire des livres imprimés en raison d’un handicap visuel, physique ou mental.
La Médiathèque de Carnac bénéficie désormais de :

3 appareils de lecture spécialisés (lecteurs Daisy) ;
l’accès à 200 livres audio sur support physique ;
l’accès à environ 25000 livres audio (téléchargeables sur la bibliothèque numérique Éole ;
un accompagnement par l’équipe de bibliothécaires experts de la Médiathèque Valentin Haüy. Cette action vient s’inscrire dans la continuité des actions engagées depuis 2010 par la Médiathèque de Carnac pour étendre son offre de lecture au plus large public possible.
Informations pratiques :
Espace Culturel Terraqué / Médiathèque de Carnac
26 rue du Tumulus, 56340 CARNAC
02-97-52-50-50 / contact@terraque.fr / http://www.terraque.fr

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17. VENDREDI 4 ET 11 AOÛT : ANIMATIONS AU CENTRE RÉSIDENTIEL RUE PETIT, PARIS 19EME

Vendredi 4 août à 15 h : RECITAL DE PIANO
Mozart, Beethoven, Schumann, Chopin et Debussy par Élisabeth NIDDAM

Vendredi 11 août à 15h30 :
CONFERENCE « Du livre pour enfants à la littérature de jeunesse » projection par Cyril ROSPARS

Ces deux animations sont organisées par VSART (Volontariat et Soutien par l’art – http://www.vsart.org/ et auront lieu en salle polyvalente au 64 rue Petit – 75019 Paris
Gratuit. Entrée libre sans inscription.
Contact : Frédérique POUILLOT – Directrice Adjointe
Centre Résidentiel Valentin Haüy
64 rue Petit – 75019 Paris
Tél : 01 53 38 55 65 – Fax 01 53 38 55 60
fpouillot.residences@avh.asso.fr

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18- FESTIVAL AUDIOVISION 2017 : UN BILAN TRÈS POSITIF

Temps fort pour l’accès à la culture des personnes déficientes visuelles, le Festival Audiovision organisé par l’association Valentin Haüy s’est invité pour sa 8ème édition dans deux des plus grandes villes de France : Lyon et Paris.
Cet événement a permis aux personnes voyantes et déficientes visuelles de partager ensemble des séances de cinéma grâce à la projection de films audiodécrits et autour d’une programmation très éclectique : La La Land, Elle, Demain tout commence, La Belle et la Bête, Ma vie de courgette ou encore Lion…
Gilbert Montagné et sa femme Nikole nous ont fait l’honneur d’être présents lors de la soirée d’inauguration dans une salle comble de l’UGC Lyon Bastille privatisée pour l’événement.
Gilbert Montagné a pu évoquer son engagement depuis déjà quelques années envers les exploitant de salles de cinéma pour que l’audiodescription soit généralisée. Il a été heureux de constater que tout cela est en très bonne voie.

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19- NOUVELLES DE NOS COMITÉS COMITE DES YVELINES : PARTICIPEZ AU 5E TRIATHLON NATIONAL EN DUO LE 23 SEPTEMBRE PROCHAIN AU DOMAINE DU CHÂTEAU DE VERSAILLES
Sport et solidarité dans le Domaine du Château de Versailles !

L’association Valentin Haüy et le comité Valentin Haüy des Yvelines organisent la 5e édition du Triathlon national en duo pour les personnes aveugles et malvoyantes le samedi 23 septembre 2017.
Rendez-vous est donné à 8h30 le 23 septembre prochain auprès de la Pièce d’eau des Suisses dans le Domaine du Château de Versailles pour le lancement de la nouvelle édition du Triathlon national en duo.
Cinquante « binômes » (une personne déficiente visuelle accompagnée d’une personne voyante) sont attendus de la France entière afin de participer à cette manifestation sportive, adaptée aux personnes aveugles ou malvoyantes.
Différentes épreuves sportives constituent ce triathlon : 3,6 kilomètres de course à pied, 8,5 kilomètres en tandem et 1,5 kilomètre en canoë-kayak. À chaque épreuve, la personne voyante a pour rôle de guider et d’accompagner la personne déficiente visuelle afin qu’elle participe pleinement à cet événement sportif.
À l’issue de la compétition, un pique-nique sera organisé avec tous les participants, organisateurs et bénévoles. Dans l’après-midi, une représentation théâtrale de trois piécettes d’Anton Tchekhov (L’Ours, Tragédien malgré-lui et Une demande en mariage), adaptée pour le public déficient visuel, sera proposée par la troupe « Tréteaux et jeunesse » dans la salle Marengo du Château de Versailles. Les personnes qui le désireront pourront ensuite visiter le château à titre individuel. L’association Valentin Haüy fait de l’activité sportive un atout contre l’isolement, conséquence fréquente du handicap visuel, ainsi qu’un moyen d’intégration sociale et d’épanouissement personnel. Cette manifestation qui se veut avant tout ludique, vise à faire pratiquer ces sports par des handicapés visuels, à créer une symbiose déficients visuels/voyants et à sensibiliser le public à ce handicap.
Présente partout en France au travers ses 117 implantations locales, l’association Valentin Haüy organise tout au long de l’année, des rencontres et pratiques sportives dans de nombreuses autres disciplines (torball, cécifoot, gymnastique, natation…).
Inscriptions auprès du Comité Valentin Haüy des Yvelines (clôture des inscriptions étendue jusqu’au 1er septembre 2017)

Bénédicte Gacic 6 bis, rue Edouard Lefèbvre 78000 VERSAILLES
Tél : 01 39 50 75 20 Email : comite.yvelines@avh.asso.fr
Documents utiles

Accéder au formulaire d’inscription au triathlon
Accéder à l’attestation de « savoir nager »
Accéder au règlement
En savoir plus sur le sport adapté au sein de l’association Valentin Haüy À lire également
Bravo aux sportifs du Triathlon National en Duo au château de Versailles !
Publié le 01 juin 2015
La 4e édition du Triathlon National en Duo s’est déroulée le 13 juin dernier au château de Versailles. Retour sur cette journée sportive et solidaire, où voyants et déficients visuels ont partagé des moments mémorables.

Venez assister au Triathlon National en Duo
Publié le 13 juin 2015
Venez nombreux à la 4e édition du Triathlon National en Duo, samedi 13 juin 2015 dans le Domaine du Château de Versailles.

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2- ACCESSIBILITE

21. LANCEMENT DE LA DEUXIÈME ÉTUDE SUR L’USAGE DES LECTEURS D’ÉCRAN EN FRANCOPHONIE
Access42 et la Fédération des Aveugles de France lancent leur seconde étude sur l’usage des lecteurs d’écran et des logiciels basse vision dans le monde francophone. Tout utilisateur qui compense son handicap avec ces technologies est invité à répondre à l’un des deux questionnaires mis à disposition dès aujourd’hui et jusqu’au 30 septembre 2017.
Une première étude menée en 2015
Si des études sur le sujet sont menées aux États-Unis depuis 2009, il n’existait rien de similaire dans le monde francophone. C’est pourquoi en 2015, Access42 et la Fédération des Aveugles de France ont lancé leur première étude commune dont vous pouvez retrouver les résultats synthétiques (sous forme d’infographie) et les résultats détaillés.
Comptant environ 500 répondants, cette étude avait pour objectif de collecter des informations sur la réalité des équipements, des environnements techniques et des usages des personnes aveugles et très malvoyantes, qui compensent une situation de handicap visuel avec un lecteur d’écran. Une seconde enquête plus ambitieuse et à portée internationale
La nouvelle enquête comporte en outre deux principales nouveautés :
1. L’extension du champ d’application de l’étude à d’autres pays francophones en associant onze partenaires de Belgique, du Luxembourg, de Suisse et du Québec.
2. L’ajout d’un questionnaire destiné aux personnes qui utilisent un autre moyen de compensation qu’un lecteur d’écran, tel qu’un logiciel de grossissement par exemple.

Comment participer à cette enquête ?
L’objectif de cette étude est de recueillir des données fiables et de constituer une base de connaissances précieuse sur les usages des utilisateurs. Un grand nombre de répondants est donc nécessaire, n’hésitez pas à participer ! Les réponses sont anonymes.

Si vous compensez votre handicap visuel en utilisant principalement un lecteur d’écran, merci de remplir le questionnaire « lecteurs d’écran ».
Si vous utilisez principalement d’autres outils de compensation (logiciel d’agrandissement, zoom, etc.), merci de remplir le questionnaire « basse vision ».
À propos d’Access42 Access42 est une SCOP spécialisée en accessibilité numérique. Auteure de la dernière version du RGAA,le référentiel d’accessibilité numérique de l’État français, Access42 accompagne depuis plus de deux ans les entreprises et les administrations dans la mise en place et le suivi de leur politique d’accessibilité web/www.access42.net

À propos de la Fédération des Aveugles de France Créée en 1917, la Fédération des Aveugles de France rassemble en son sein des militants, des usagers, des professionnels et bénévoles, engagés ensemble pour une plus grande inclusion sociale et économique des personnes déficientes visuelles / http://www.aveuglesdefrance.org/

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22. UN GUIDE PROFESSIONNEL TRÈS COMPLET
(Source Handicapzero.org)
« Culture et handicap : un guide pratique de l’accessibilité » téléchargement pdf publié en juin dernier par le ministère de la culture et de la communication s’adresse en premier lieu aux acteurs du monde culturel. Maquettes tactiles, stimulation des sens, espaces dédiés dans le parcours de la visite… En 147 pages, le guide répertorie les dispositifs mis en place par de nombreux établissements pour garantir l’accessibilité des lieux.
Le saviez-vous :

la plupart des entrées aux musées et visites sont gratuites pour vous (et souvent pour votre accompagnateur) ;
les chien-guides sont les bienvenus ;
des visites exclusives, encadrées et oralisées sont très souvent proposées ;
bon nombre d’expo accessibles sont répertoriées dans la rubrique « loisirs accessibles, à l’affiche » sur handicapzero.org. Retour au sommaire

3- DEPISTAGE DES MALADIES DE LA VUE

31- LES JOURNÉES DE LA MACULA 2017 SE SONT DÉROULÉES DU 26 AU 30 JUIN PARTOUT EN FRANCE

Durant toute la semaine, les « personnes à risque » ont pu prendre rendez-vous chez les ophtalmologistes (libéraux et hospitaliers) participant à l’opération pour bénéficier d’un dépistage.

Un examen du fond d’œil par une méthode validée permet de repérer les individus qui souffrent déjà d’une DMLA sans le savoir, ou dont le risque de développer la maladie est élevé, afin de leur proposer au plus tôt un traitement et/ou des mesures préventives ainsi qu’un programme de surveillance adapté. Il s’agit d’éviter, dans la mesure du possible, la dégradation visuelle et les complications. Retrouvez tous les centres de dépistage partenaires sur le site web des journées de la macula :http://www.journees-macula.fr/presentation/les-centres-de-depistage-partenaires

Le dépistage s’adressait en particulier aux personnes ayant les caractéristiques suivantes :
* toute personne de 55 ans ou plus non suivie ou n’ayant pas bénéficié d’un examen depuis plus d’une année ;
* ne présentant pas de signes de la maladie ;
* sujet, ou non, à des facteurs de risque de DMLA : fumeur, antécédents familiaux de DMLA ou maculopathie liée à l’âge (MLA) découverts lors d’un précédent examen ;
* les patients diabétiques (type 1 ou 2) qui souffrent d’une maculopathie diabétique sans le savoir. Le dépistage concerne tous les patients diabétiques n’ayant pas eu un suivi ophtalmologique depuis plus d’un an.

Si les examens de dépistage ont révélé des signes de DMLA, de maculopathie diabétique ou d’une autre maladie de la macula (occlusion veineuse rétinienne ou autre), un bilan plus approfondi sera programmé pour confirmer ou non ce diagnostic. Chaque personne dépistée a également reçu des informations sur la pathologie concernée, ainsi que des conseils personnalisés et a pu poser des questions.

Pour plus d’information, rendez-sur http://www.journees-macula.fr/

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4- VIE QUOTIDIENNE

41. CANICULE: PROTÉGEZ-VOUS !
Pour se prémunir contre les risques liée à une éventuelle canicule, il est utile de connaître les précautions à prendre et les quelques gestes simples qui vous permettront de mieux y faire face.
Pour Paris : https://www.paris.fr/canicule
Au niveau national : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A11731

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42 COUP DE CHAUD : L’ADEME VOUS DONNE QUELQUES CONSEILS
(Sources : Handicapzéro)
Garder un peu de fraîcheur dans votre logement pendant l’été ? C’est possible !

L’ADEME vous donne des conseils pratiques à adopter sans tarder.
Empêchez la chaleur d’entrer : lorsque le soleil se lève, pensez à fermer vos volets. Si vous n’en possédez pas, installez des stores intérieurs, de préférence de couleur claire afin de réfléchir la lumière et la chaleur.
Faites entrer la fraîcheur de la nuit : lorsque la température extérieure est moins élevée que celle du logement, pensez à faire circuler l’air. Si votre maison a plusieurs niveaux, ouvrir une ou deux fenêtres en bas et toutes les fenêtres en haut favorisera l’évacuation de l’air chaud.
En pleine journée, créez des mouvements d’air : un ventilateur portable peut être une bonne solution d’appoint, il permet de brasser l’air de façon régulière. Cela ne fera pas baisser la température de la pièce mais vous apportera un peu de confort.
Retrouvez tous ces conseils en ligne dans le nouveau guide ADEME garder son logement frais en été ou commandez son édition braille, caractères agrandis et audio.

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43. NOUVEAU RENDEZ-VOUS POUR (RÉ)APPRENDRE LE MAQUILLAGE
(Sources : Handicapzéro)
Après le succès des ateliers « beauté sans miroir by Yves Rocher » 2017 dans 6 villes de France, une nouvelle date est proposée pour cette rentrée, rendez-vous est donné à Paris au cœur de la boutique des Champs-Élysées, mercredi 20 septembre.

Pour celles qui ne connaissent pas ces rendez-vous uniques ou qui n’ont pas encore eu la possibilité d’en bénéficier, petit rappel. Il s’agit, durant une heure, d’être écoutée et dirigée par une conseillère beauté afin d’apprendre ou réapprendre les gestes essentiels pour prendre soin de votre visage et vous maquiller en fonction de vos envies. Vous découvrirez des produits qui vous permettent de vous maquiller plus facilement pour vous faire belles !

Ces ateliers sont gratuits, nous vous invitons à prendre rendez-vous pour l’un de ces 5 créneaux horaires : 10:00, 11:30, 14:30, 16:00 et 17:30 et à appeler Stéphanie (Handicapzéro) au 01.53.40.95.55 jusqu’au lundi 14 août.

Notez que la priorité est donnée aux femmes qui n’ont pas encore eu la chance de profiter d’un de ces moments lors des précédents ateliers.

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44. ENEDIS ET HANDICAPZÉRO S’ASSOCIENT POUR VOUS INFORMER DE L’ARRIVÉE DU NOUVEAU COMPTEUR D’ÉLECTRICITÉ
(Sources : Handicapzéro – 6 juillet 2017)

Enedis, distributeur sur 95 % du territoire français, procède actuellement à la modernisation du réseau public avec le déploiement des nouveaux compteurs électriques. Ce renouvellement a débuté au 1er décembre 2015 et s’étendra jusqu’en 2021.

Pour communiquer auprès de tous ses clients et assurer une information efficace et adaptée, Enedis s’est rapprochée de l’association HandiCaPZéro afin de proposer un dispositif d’information accessible aux personnes aveugles et malvoyantes.

Concrètement, c’est d’abord un service en ligne sur handicapzero.org.

Son objectif : répondre aux interrogations des habitants qui vont être équipés : Suis-je concerné par ce nouveau compteur ? Comment fonctionne-t-il ? Quand l’installation est-elle prévue ? Comment ?…

C’est également l’adaptation des 4 documents (dont les notices d’utilisation) remis à chaque foyer équipé du compteur qui est proposée, à la demande, en braille, caractères agrandis et audio. C’est aussi et surtout un accueil privilégié avec un numéro d’appel gratuit pour répondre à toute question : le 0800.054.659 et demander le service médiation.

Un formulaire (lien) est proposé sur handicapzero.org afin d’être recontacté par Enedis.

Pratique

Accéder à la rubrique Enedis sur handicapzero.org
Commander un ou plusieurs documents aux formats désirés à partir des formulaires en ligne ou appeler le 0800.39.39.51 (service et appel gratuits, HandiCaPZéro)
À propos d’HandiCaPZéro
HandiCaPZéro facilite l’autonomie quotidienne des personnes aveugles et malvoyantes depuis 1987. En partenariat avec des entreprises et des collectivités, l’association propose gratuitement des dispositifs accessibles dans les domaines de l’information, la santé, la vie pratique, l’assurance, le sport, les loisirs… handicapzero.org

À propos d’Enedis
Enedis est une entreprise de service public, gestionnaire du réseau de distribution d’électricité. Elle développe, exploite, modernise le réseau électrique basse et moyenne tension et gère les données associées. Elle est indépendante des fournisseurs d’énergie qui sont chargés de la vente et de la gestion du contrat de fourniture d’électricité.
Contacts presse
Stéphanie Cuppini – HandiCaPZéro 01 53 40 95 52 ou 06 13 06 67 78 stephanie.cuppini@handicapzero.org
Amélie Beaucart – Enedis 06 64 99 86 01 amelie.beaucart@enedis.fr

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45. EUROPE : FINIS LES SURCOÛTS POUR TÉLÉPHONER ET TEXTOTER
(Sources : Handicapzéro)
Depuis la mi-juin, les appels ainsi que les S.M.S. et M.M.S. ne sont plus surtaxés quand vous vous rendez dans l’un des 28 pays membres de l’Union Européenne.
En clair, vous paierez désormais le même prix que si vous êtes en France. Notez quand même quelques exceptions : par exemple, passer un appel depuis les Balkans vous sera facturé en plus. En revanche, les opérateurs français appliqueront la fin des frais d’itinérance en Islande, Norvège et au Liechtenstein même si ces pays ne sont pas membres de l’U.E.
L’occasion aussi pour l’association de vous rappeler que la rubrique téléphonie comporte une rubrique actualité issue du site de référence en la matière lesmobiles.com, et bien entendu l’ensemble des dispositifs mis en place par les opérateurs partenaires.
(Visitez la rubrique téléphonie)

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5- EMPLOI

51. HANDICAP : LE DISPOSITIF D’EMPLOI ACCOMPAGNÉ ENTRE EN VIGUEUR
(Contenu publié sous le Gouvernement Cazeneuve du 06 Décembre 2016 au 14 Mai 2017)
Le dispositif d’emploi accompagné et le financement du compte personnel de formation des travailleurs handicapés est effectif depuis le 1er janvier 2017.
Son objectif est de favoriser l’inclusion sociale et professionnelle des personnes handicapées en milieu dit ordinaire.
Annoncé par le président de la République le 19 mai 2016 lors de la Conférence nationale du handicap, le décret relatif à la mise en œuvre du dispositif d’emploi accompagné et au financement du compte personnel de formation des travailleurs handicapés a été publié au (Journal officiel le 29 décembre 2016).
Il comprend un accompagnement médico-social et un soutien à l’insertion professionnelle. Près de 1 500 personnes handicapées sont concernées. Désormais, un même référent, ou un même service, assurera l’accompagnement des personnes en situation de handicap. Ce « référent emploi accompagné » a pour rôle de :

veiller à l’intégration du salarié au sein de l’entreprise ;
accompagner l’employeur ;
mobiliser les aides existantes.
Financé à plus de 50 % par l’État, le dispositif bénéficie également de la participation de l’AGEFIPH et du FIPHFP. « L’accès à un emploi en milieu ordinaire est une demande légitime exprimée par les personnes en situation de handicap. Ce décret apporte une réponse concrète : il traduit l’engagement du Gouvernement pour une société plus ouverte, qui accompagne les travailleurs handicapés dans la recherche et le maintien dans l’emploi. », a déclaré Marisol Touraine. http://www.gouvernement.fr/argumentaire/handicap-le-dispositif-d-emploi-accompagne-entre-en-vigueur

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52. UN NOUVEAU GUIDE POUR TRAVAILLER AVEC DES COLLÈGUES AVEUGLES ET MALVOYANTS
(Sources : Union Européenne des Aveugles)
Le RNIB, membre de l’UEA au Royaume-Uni, vient de créer un nouveau guide dont la lecture est indispensable à tout manager, superviseur ou toute personne qui travaille avec des collègues ayant une perte de la vue ou qui les accompagne.
Ce guide a été conçu en partenariat avec un groupe de personnes aveugles et malvoyantes qui souhaitaient partager leurs expériences afin d’améliorer la situation professionnelle des personnes ayant une perte de la vue.

Ce guide contient une série de témoignages personnels mettant en évidence quelques-uns des principaux problèmes fréquemment rencontrés par les personnes atteintes d’une perte de la vue sur leur lieu de travail. L’objectif du guide est de contribuer à faciliter le travail avec une personne aveugle ou malvoyante et à le rendre profitable aux deux parties. Consultez le guide en anglais sur : http://www.rnib.org.uk/workingwith

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6. LOISIRS ET CULTURE

61. PROGRAMME DES CHAMPS LIBRES DE RENNES ACCESSIBLES AUX AVEUGLES ET MALVOYANTS

Si le chemin de vos vacances passe par la Bretagne, n’hésitez pas à venir aux Champs Libres de Rennes pour profiter des rendez-vous accessibles aux aveugles et malvoyants.
Voici le programme :

Jeudi 27 juillet à 17h30 en Salle Anita Conti
Visite descriptive de l’exposition « Tous les trains sont des horloges » Une exposition collective d’œuvres inédites, entre contemplation et vitesse, technologie et poésie. Une source d’inspiration pour ces artistes aux univers différents : Cécile Léna, Pierrick Sorin, Flop, Jean-Michel Caillebotte et Joanie Lemercier.
Gratuit ou 2€ pour une personne déficiente visuelle selon son taux d’invalidité, gratuit pour son accompagnateur.
Réservations e-mail Accessibilite@leschampslibres.fr ou par téléphone auprès de la Mission Accessibilité des Champs Libres Tél : 02 23 40 66 05

Les vendredis 21 et 28 juillet, 4, 11, 18 et 25 août 2017 à 16h à la Bibliothèque – La Chambre noire – 5ème étage

En juillet et août, la bibliothèque vous propose un cycle d’été de films en audiodescription. Le thème retenu cette année est « Un été avec les fils et les filles… » : par le lien filial ou le lien géographique, les fils et les filles vont vous accompagner en audiodescription tout au long de cet été !
Gratuit sans réservation

21 juillet – La fille de Brest
d’Emmanuelle Bercot
Avec Sidse Babett Knudsen, Benoît Magimel, Charlotte Laemmel…
2016 – 2h08 – Drame
Dans son hôpital de Brest, une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d’un médicament commercialisé depuis 30 ans, le Mediator. De l’isolement des débuts à l’explosion médiatique de l’affaire, l’histoire inspirée de la vie d’Irène Frachon est une bataille de David contre Goliath pour voir enfin triompher la vérité.

28 juillet – Le fils de Jean
De Philippe Lioret
Avec Pierre Deladonchamps, Gabriel Arcand, Catherine de Léan…
2016 – 1h38 – Drame
À trente-trois ans, Mathieu ne sait pas qui est son père. Un matin, un appel téléphonique lui apprend que celui-ci était canadien et qu’il vient de mourir. Découvrant aussi qu’il a deux frères, Mathieu décide d’aller à l’enterrement pour les rencontrer. Mais, à Montréal, personne n’a connaissance de son existence ni ne semble vouloir la connaître…

4 août – La fille du patron
D’Olivier Loustau
Avec Christa Théret, Olivier Loustau, Florence Thomassin…
2016 – 1h38 – Comédie dramatique, Romance
Vital, 40 ans, travaille comme chef d’atelier dans une usine textile. Il est choisi comme « cobaye » par Alix, 25 ans, venue réaliser une étude ergonomique dans l’entreprise de son père sous couvert d’anonymat. La fille du patron est rapidement sous le charme de cet ouvrier réservé et secret qui s’ouvre peu à peu à son contact et se met à rêver d’une autre vie…

11 août – Le fils à Jo
De Philippe Guillard
Avec Gérard Lanvin, Olivier Marchal, Vincent Moscato…
2011- 1h35 – Comédie dramatique
Petit-fils d’une légende de rugby, fils d’une légende, et lui-même légende de rugby, Jo Canavaro élève seul son fils de 13 ans, Tom, dans un petit village du Tarn. Au grand dam de Jo, Tom est aussi bon en maths que nul sur un terrain. Pour un Canavaro, la légende ne peut s’arrêter là, quitte à monter une équipe de rugby pour Tom contre la volonté de tout le village et celle de son fils lui-même…

18 août – Le fils de l’autre
De Lorraine Levy
Avec Emmanuelle Devos, Pascal Elbé, Jules Sitruk…
2012 – 1h45 – Drame
Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions.

25 août – La fille du puisatier
De Daniel Auteuil
Avec Astrid Bergès-Frisbey, Nicolas Duvauchelle, Daniel Auteuil…
2011 – – 1h47 – Drame, Romance
En coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia rencontre Jacques. Elle a dix-huit ans, il en a vingt-six. Elle est jolie, avec des manières fines de demoiselle ; il est pilote de chasse et beau garçon. Un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Il n’y aura pas de troisième rendez-vous : Jacques est envoyé au front. Patricia attendra un enfant de cette rencontre. Les riches parents du garçon crieront au chantage, Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d’accueillir l’enfant. Une joie que les Mazel leur envieront bientôt et chercheront à partager, car Jacques est porté disparu…

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter :
Sylvie Ganche – Mission Accessibilité Les Champs Libres – 10 cours des Alliés – 35000 Rennes
Tél : 02 23 40 66 05 – Fax : 02 23 40 66 10
Courriel : accessibilite@leschampslibres.fr

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62. AMSTERDAM : DES NOUVELLES DU MUSÉE VAN GOGH
Vous prévoyez une petite escapade à Amsterdam cet été ? Ne manquez pas le Musée Van Gogh ! Vous pouvez désormais y « voir » les œuvres de Vincent van Gogh à travers le toucher : le musée propose un parcours spécialement conçu pour les visiteurs aveugles et malvoyants intitulé « Feeling Van Gogh ». Il se compose d’une visite guidée interactive et d’un atelier multi-sensoriel. Vous pouvez réserver ce programme avec votre propre groupe. Il est disponible en anglais, en français ou en allemand. Des guides spécialement formés conduisent les visiteurs à travers le musée et leur expliquent l’histoire de Van Gogh par l’intermédiaire de tableaux de la collection permanente.
Un atelier se déroule ensuite dans un studio spécialement équipé, qui permet d’explorer les œuvres de Van Gogh grâce à des reproductions haute qualité en 3D des tableaux du maître, à des graphismes tactiles simplifiés et à une maquette de la célèbre peinture « la Chambre ». Les sens sont également stimulés par le parfum de la lavande du sud de la France ou par une touche d’absinthe, ainsi que des citations des lettres de Van Gogh qui sont lues à haute voix.
Informations et réservations : http://www.vangoghmuseum.nl/en/whats-on/feeling-van-gogh

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7- NOUVELLES DE L’UNION EUROPÉENNE
(sources : Union Européenne des Aveugles – EBU)

 

71. Déclaration de l’UEA lors du vote à la Commission des affaires juridiques du Parlement européen sur la législation du Traité de Marrakech
Nous nous réjouissons qu’un accord législatif dans l’UE ouvre la voie à la ratification rapide du traité de Marrakech par l’UE. L’accord va permettre de légaliser l’échange transfrontalier de livres protégés par des droits d’auteur sans la permission des détenteurs des droits, à des fins non lucratives pour les personnes aveugles et déficientes visuelles. Cet accord politique instaure au sein de l’UE une exception obligatoire au droit d’auteur pour le partage de livres accessibles aux personnes aveugles et déficientes visuelles. Plus

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72. Rec16 : travaux menés par l’UEA en 2016 dans le cadre du « Programme droits, égalité et citoyenneté » de l’Union européenne.
Le programme de travail 2016 de l’UEA (baptisé « REC16 ») a scindé les activités en quatre catégories principales: les campagnes, les rapports, le renforcement des capacités et la communication. Plus

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73. Pays-Bas : augmenter le taux d’emploi des personnes déficientes visuelles dans le pays
Au cours des dernières années, l’Eye Association Netherlands a développé plusieurs programmes destinés à augmenter le taux d’emploi des déficients visuels. L’un des programmes intitulé « Travailler ensemble pour trouver du travail » est un projet annuel qui a été lancé en 2015. Plus
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74. Rapport annuel de l’UEA 2016 (en anglais)
Avec le soutien financier de la Commission européenne, l’UEA a produit son Rapport annuel 2016. Plus

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75. Dossier Acte européen sur l’Accessibilité : la promesse d’une plus grande accessibilité pour les citoyens européens aveugles et malvoyants ?
L’acte européen sur l’accessibilité adopte une approche horizontale qui englobe une large gamme de produits et services dans différents secteurs et cherche à combler les lacunes contenues dans d’autres actes législatifs, et qui donnerait au terme « accessibilité » une signification concrète et tangible. Plus

EBU Central Office 6 rue Gager-Gabillot 75015 Paris, France Tel: +33 1 47 05 38 20 | Fax: +33 1 47 05 38 21 | E-mail: ebu@euroblind.org http://www.euroblind.org/

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8. SPORTS

81. FOOT : LES CHAMPIONNATS FRANÇAIS REPRENNENT
(Sources : Handicapzéro)
La L.F.P. (Ligue de Football Professionnel) fera encore cette année des heureux, elle déploie de nouveau, avec Handicapzéro, son dispositif d’informations accessibles pour les championnats de France de Ligue 1 Conforama et de la Domino’s Ligue 2. Dans quelques jours, les rubriques web « en direct de la Ligue 1 Conforama » et « en direct de la Domino’s Ligue 2 » seront opérationnelles dès la première journée des championnats. Le 28 juillet pour la Domino’s Ligue 2 et le 4 août pour la Ligue 1 Conforama. Des contenus rendus accessibles en temps réel issus du site officiel lfp.fr pour tout savoir sur la composition des équipes avant match, les résultats, les classements officiels (équipes et buteurs).

Nous devrons tous patienter jusqu’à la fermeture du mercato d’été pour lancer la production du guide propre à chaque Ligue. C’est fin septembre qu’ils seront disponibles en braille, caractères agrandis ou audio (C.D. et téléchargement).

Dès maintenant, vous pouvez précommander la ou les éditions de votre choix en ligne, pour la Ligue 1 Conforama et/ou la Domino’s Ligue 2 ou au 0800.39.39.51 (service et appel gratuits). Nous avons besoin de vos expériences et souhaitons recueillir vos témoignages à propos de l’accueil qui vous est réservé dans les stades : prise en charge, audiodescription de la rencontre… envoyez-nous ces informations à donnezvotreavis@handicapzero.org

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Fin du VHI juillet 2017 mba

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ASSOCIATION DES DONNEURS DE VOIX

Historique – Naissance de l’ADV Charles-Paul WannebroucqEn 1972, Charles-Paul Wannebroucq, médecin ophtalmologiste, crée, avec l’aide du Lions Club de Lille Centre dont il est membre, la première bibliothèque mettant à disposition des aveugles et des malvoyants des livres enregistrés sur cassettes. Ainsi naquit l’Association des Donneurs de Voix et la création des Bibliothèques Sonores dans le Nord de la France, puis à Paris, Bordeaux, Toulouse, pour compter aujourd’hui quelque cent vingt établissements répartis sur tout le territoire. L’Association, reconnue d’Utilité Publique, est constituée et animée par 4.600 bénévoles et administrée par un Conseil de quinze membres. Elle vient en aide gratuitement à 15.000 personnes empêchées de lire, souffrant pour la plupart d’un handicap visuel, auxquelles elle offre un catalogue de plusieurs dizaines de milliers d’ouvrages. Au fil des années, l’Association s’est adaptée aux nouvelles technologies en informatisant sa gestion et en modernisant sa communication. Elle offre dorénavant un important catalogue d’oeuvres enregistrées au format MP3. Dans le respect des règles imposées, elle propose de plus un grand nombre d’enregistrements téléchargeables depuis son Serveur internet. Elle porte aujourd’hui son effort à se faire mieux connaître afin d’apporter son service au plus grand nombre.

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NETVIBES MODE D’EMPLOI

NETVIBES
MODE D’EMPLOI

·
Qu’est-ce qu’un flux RSS : RSS (Really Simple Syndication) est un format de
description de données qui facilite la diffusion de fils d’informations, de façon
automatisée, à l’intention des internautes.

Grâce à ce format, plus besoin de consulter un par un les sites pour être informé de
leurs nouveautés : il suffit d’insérer leur fil d’informations RSS dans un logiciel
compatible pour avoir toutes les sources d’informations agrégées sur un seul écran !
(Source : http://www.01net.com)

·
Qu’est-ce que Netvibes ? : C’est un portail complètement paramétrable (dans
l’ergonomie et le contenu). qui permet de récupérer automatiquement les dernières
informations publiées sur un site. Il se compose de modules de flux RSS, choisis par
l’utilisateur. Un clic permet de se rendre directement sur le site choisi.

Accéder à la page Internet de Netvibes : http://www.netvibes.com

o L’interface est en français donc simplicité.

o On peut faire des essais d’intégration de flux sans s’enregistrer, mais ils
disparaîtront dés la fermeture de la page.

Vanessa Coeurjoly – Stage DRT : recherche et veille avec le web 2.0 – 2010

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sites sont classés en 9 catégories : actualité, business, sport, Tv
films et musique, outils et technologies, jeux et divertissements,
art de vivre, shopping, voyage

Modules qui peuvent être rajoutés directement sur la page comme
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Sitographie complémentaire:

Utiliser Netvibes, un agrégateur de flux RSS pour faire de la veille au CDI .- Savoirscdi :
[http://www2.ac-rennes.fr/savoirscdi/culturepro/boiteoutils/netvibes/netvibes.html]. Consulté
le 7 mai 2010

Univers Netvibes et documentation. – Docs pour Docs : [http://docsdocs.free.fr/spip.php?
article382]. Consulté le 7 mai 2010

Vanessa Coeurjoly – Stage DRT : recherche et veille avec le web 2.0 – 2010

http://www.netvibes.com/francis5915#NETVIBES_MODE_D%27EMPLOI

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GILBERT CESBRON

Gilbert Cesbron naît à Paris, dans le XVIIe arrondissement. Il fait ses études au lycée Condorcet, puis à l’École des sciences politiques, et passe une licence en droit. Son rêve d’alors ? Le Conseil d’État… Mais c’est compter sans les hasards qui, parfois, déterminent une vie. En 1935, il remplace un ami au Poste parisien, la plus importante station de radio de l’avant-guerre, et trouve que cette profession a bien des agréments et qu’en tout cas elle est un fantastique moyen de diffusion. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, on retrouve donc Gilbert Cesbron à la direction du Poste. Ce goût pour les ondes, il le conservera encore longtemps puisque, outre ses nombreuses interventions au micro en tant qu’écrivain, il sera, de 1945 à 1972, le directeur des programmes de Radio-Luxembourg, puis de R.T.L. Ces activités journalistiques définissent bien un écrivain qui fut autant un homme de plume que de parole.

Pendant la guerre, il est affecté à la liaison avec l’armée britannique, au cours de la campagne des Flandres. Ayant perdu le manuscrit d’un roman pendant la retraite, il l’écrit en France une seconde fois, et le publie, via la Suisse. C’est Les Innocents de Paris (1944), roman de son enfance, entre le parc Monceau et le Ballon des Ternes, à l’écart du monde des adultes. Ce premier roman obtiendra le prix helvétique de la Guilde du livre. Commence alors pour de bon la carrière littéraire de Gilbert Cesbron. En quelques années, et à un rythme qui s’explique par le fait que jamais il ne quittait sa plume ni son petit carnet rempli de notes, il publie plusieurs romans : On croit rêver (qui marque son entrée chez un éditeur, Robert Laffont, auquel il sera fidèle toute sa vie), La Tradition Fontquernie (1947), Notre prison est un royaume (1948), La Souveraine (1949) et Boismort, ou L’oiseau chante (1950). Dans tous ces livres, fortement marqués par l’autobiographie (Condorcet, Sciences po, la « drôle de guerre »…), Gilbert Cesbron montre son goût pour l’enfance et le souvenir, et séduit immédiatement le grand public (La Tradition Fontquernie reçoit en 1947 le prix des Lecteurs) par sa sensibilité volontiers avouée et son attachement presque paternel, dans tous les cas très tendre, à l’égard de ceux qui souffrent, de ceux qui subissent des maux dont ils ne sont pas responsables. Et en premier lieu : les enfants.

Un tournant est marqué dans l’œuvre de Cesbron par la parution de son ouvrage Les saints vont en enfer, en 1952. Du roman conçu comme une œuvre d’art douce-amère, il va très sensiblement passer au roman-témoignage : ses livres sont autant de prises de position et de prises à partie, et l’homme qui les écrit se veut engagé au même titre qu’un militant politique. Sa cause, on la connaît, c’est celle de la fraternité.

Dans Les saints vont en enfer, Cesbron campe un prêtre de la Mission de France, le père Pierre, qui essaie de convertir à Dieu, ou du moins au message chrétien, le prolétariat d’un milieu ouvrier. Dans Chiens perdus sans collier (1954), il raconte le drame des délinquants, beau et grave sujet dont Jean Delannoy fera un film avec Jean Gabin. Suivent, entre autres, Il est plus tard que tu ne penses (1958) qui traite du cancer et de l’euthanasie, Entre chiens et loups (1962) qui évoque l’Algérie en flammes, Avoir été (1960) qui dépeint le troisième âge, ou encore C’est Mozart qu’on assassine (1966) qui met en scène les enfants dits « anormaux ». À chaque livre son thème. À chaque titre son plaidoyer. D’où les reproches nombreux que la critique formulera à l’égard d’une œuvre parfois trop schématique, qui noie la littérature dans le documentaire et le romanesque dans le journalisme. Car, pour chacun de ses sujets, Gilbert Cesbron enquêtait à l’instar d’un journaliste, interviewait les psycho-pédiatres quand il s’agissait d’enfants en difficulté, les cancérologues quand il voulait parler du cancer, etc. Ce reproche devenu leitmotiv, Cesbron l’acceptait, rétorquant seulement que son propos n’était pas de faire œuvre de littérateur, mais de charité chrétienne. Parce que Ce siècle appelle au secours (1955), et que lui veut essayer de répondre. C’est sa façon d’être présent au monde. C’est aussi sa façon de se battre contre une époque de haine, contre « son ignoble folklore de fer, de cuir et de sang ». Si l’écrivain n’arrive pas à la cheville, littérairement parlant, de Bernanos, cet autre romancier inspiré qu’il appelait « son grand frère coléreux », il a en commun avec lui une existence pleine de fougue et de vérité. Quand, en 1972, il quittera la direction de R.T.L., ce sera pour remplir sa mission profonde au sein du Secours catholique français, mettant ainsi ses livres en pratique.

Si le roman fut son terrain d’écriture favori, d’autres genres se greffèrent, au cours des années, à ce tronc commun : les nouvelles (Une affaire d’hommes, 1959, et Des enfants aux cheveux gris, en 1968), l’essai (il en écrivit une dizaine, depuis Chasseur maudit, en 1953, jusqu’à sa fameuse profession de foi : Ce que je crois, en 1970), l’autobiographie (il est l’auteur de plusieurs tomes d’un Journal sans date dont le dernier a paru après sa mort), et enfin le théâtre. Il était en vérité normal et naturel que ce romancier qui avait le sens aigu du dialogue et de la prose didactique s’essayât au genre dramatique ; parmi toutes ses pièces (Briser la statue, 1952, L’Homme seul, Phèdre à Colombes, Dernier Acte, 1961), la plus célèbre demeure Il est minuit, docteur Schweitzer (1952), qui fut montée à Paris en 1950 et qui nous offre un portrait émouvant du célèbre médecin de Lambaréné, celui qui fonda le premier hôpital de la forêt vierge. Ce souci de porter sur scène de grandes figures chrétiennes se retrouvera dans ses autres pièces où apparaissent notamment Thérèse de Lisieux, Bernadette et le père de Foucault.

Jérôme GARCIN
Classifi

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Bulletin CFPSAA Infos 2017-07 spécial Assemblée Générale du 22 Juin 2017

Bulletin CFPSAA Infos 2017-07 spécial Assemblée Générale du 22 Juin 2017

Pour vous abonner à la lettre du CFPSAA, envoyez un message à cnpsaa-subscribe@yahoogroupes.fr
Pour vous désabonner de cette lettre, envoyez un message à cnpsaa-unsubscribe@yahoogroupes.fr à partir de l’adresse inscrite.

 

SOMMAIRE
INTRODUCTION
1)- ACTUALITES DE LA CFPSAA – SPECIAL ASSEMBLEE GENERALE
1-A) INTERVENTION DU PRESIDENT DE LA CFPSAA
1-B) RAPPORT D’ACTIVITÉ DU SECRETAIRE GENERAL DE LA CFPSAA POUR L’ANNÉE 2016
1-C) EXTRAIT DU RAPPORT FINANCIER DU TRESORIER DE LA CFPSAA AU 31/12/2016
1-D) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION ACCESSIBILITE DE LA CFPSAA POUR L’ANNEE 2016
1-E) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION CULTURE 2016
1-F) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION EMPLOI FORMATION – 2016-2017
1-G) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION JURIDIQUE 2016
1-H) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION NTIC 2016

INTRODUCTION
Comme je vous l’annonçais récemment, voici un bulletin consacré à l’Assemblée Générale de la CFPSAA qui s’est tenue le 22 juin 2017.

Comme chaque année l’Assemblée générale nous a permis de faire le bilan de l’année 2016 et forts de nos activités actuelles couvrant déjà une bonne part de 2017, d’orienter nos perspectives d’avenir.

Ce bulletin vous propose l’ensemble des interventions de l’Assemblée Générale.
Vous trouverez donc, selon la tradition, le rapport d’activités du Secrétaire Général, Vincent Michel, le rapport financier, établi par le Trésorier, Alain Delaplace, et la note d’orientation de votre serviteur.
Le texte du rapport d’activités 2016 est assorti des rapports d’activités de nos différentes commissions. C’est ici l’occasion de rappeler la responsabilité de chacun et de les remercier vivement pour leur investissement : Thierry Jammes pour l’Access ; Bruno Gendron pour l’Emploi, Mathieu Froidure pour les Nouvelles Technologies, Bernadette Pilloy pour le Juridique et Marie-Renée Hector pour la Culture.

L’ensemble des documents que nous vous transmettons sont classés en rubrique n° 1 puisqu’en gardant la logique de nos bulletins traditionnels, cette rubrique correspond aux travaux de la CFPSAA.

Vous souhaitant bonne réception de ces informations.

Cordialement à tous

Edouard Ferrero
Président de la CFPSAA

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1)- ACTUALITES DE LA CFPSAA – SPECIAL ASSEMBLEE GENERALE
1-A) INTERVENTION DU PRESIDENT DE LA CFPSAA
Approuvée par l’Assemblée Générale du 22 juin 2017

 

Note D’orientation Générale Horizon 2019

Comme le souligne le rapport de notre secrétaire général, l’activité législative et règlementaire a été réduite en 2016. Cela résulte d’une part, de la fin de la mandature du CNCPH et du retard pris pour son redémarrage. D’autre part, de l’attitude de certaines administrations qui ne se sont guère empressées pour faire avancer ces textes. Avec la fin de la législature, certains d’entre eux, ont été examinés par le CNCPH et ont été publiés au cours des premiers mois de 2017.
Dans le cadre de la campagne électorale, comme nous nous y étions engagés, la CFPSAA a essayé de faire entendre sa voix par ses propres moyens et via le comité d’entente. Force est de constater, que durant la campagne présidentielle, le handicap a été le grand oublié. En effet, dans le contexte permanent des affaires à répétition, du climat international, des tragiques événements et surtout de la manière dont les médias ont couvert la campagne, il était évident que la cause des personnes handicapées qui malgré tout représentent plus de 12 millions de personnes serait passée sous silence. Il a fallu attendre le dernier débat du second tour et la carte blanche pour que le candidat qui est devenu Président de la République mette en avant le handicap comme une des priorités nationales. A notre grande satisfaction, sa déclaration est la reprise de l’ensemble des demandes figurant dans la plateforme élaborée par les associations membres du comité d’entente.
S’agissant de ce dernier, une réflexion a été menée au cours des derniers mois et est en cours dans le but de lui assurer une plus grande visibilité et cohésion. Il s‘est avéré opportun et nécessaire, de le repositionner vis-à-vis du CNCPH. Pour ses membres, le comité d’entente doit rester l’instance de réflexion et être la force de propositions politiques des associations. L’objectif étant d’arriver à une gouvernance co-construite de l’ensemble des politiques à conduire en faveur des personnes en situation de handicap pour les années à venir.
Tant le rapport du secrétaire général que ceux des 5 commissions, tous mettent en évidence les avancées obtenues mais aussi les difficultés auxquelles elles sont confrontées.
J’en profite pour remercier chaleureusement tous les membres qui se sont investis pour mener leurs missions. Ces remerciements s’adressent à la fois aux présidents des 5 commissions, à leurs membres, à nos représentants dans les différentes instances, aux membres du conseil, du bureau, mais aussi au personnel de la Fédération pour son aide apportée au quotidien. A notre trésorier, pour la rigueur avec laquelle il a assuré le suivi de notre trésorerie malgré les difficultés rencontrées depuis plusieurs mois suite aux problèmes de santé de la comptable. Enfin, à notre déléguée générale Chantal Le Solliec pour sa présence à mes côtés et pour son travail efficace.

La CFPSAA horizon 2019.
Cette très longue période électorale que la France vient de connaître arrive enfin à son terme. C’est avec la nouvelle équipe qui se met en place que nous allons nous remettre au travail en vue d’obtenir le maintien et si possible des avancées en faveur des déficients visuels que nous représentons notamment dans les domaines de éducation, réadaptation, formation-emploi, accessibilité, nouvelles technologies, prestations sociales, culture-loisirs.
En interne, la CFPSAA doit améliorer sa visibilité. En l’état, notre site web est quasiment inutile et peut accessible. Il est indispensable que la CFPSAA se dote d’un site accueillant dans son graphisme, accessible aux déficients visuels amenés à le consulter, offrant un niveau satisfaisant d’information pour tout public.
Il faut mener à bien la refonte de notre site. Je déplore que ce projet ait pris beaucoup de retard. Grâce au travail initial de notre déléguée générale, plus le concours de quelques membres spécialistes en la matière, le cahier des charges est enfin rédigé. Il convient de l’adresser au plus vite aux quelques prestataires qui ont été reconnus comme compétents et tout particulièrement pour l’accessibilité aux personnes déficientes visuelles. En termes de communication, si des progrès ont été observés par les contacts que notre déléguée a établis avec l’ensemble des associations membres dans le but de mettre en relief les réalisations de chacun. De manière apaisée et dans le respect de tous, nous devons réfléchir à mieux adapter notre communication. Je propose que la CFPSAA puisse agir et soutenir auprès des diverses institutions tout projet porté par une ou plusieurs de nos associations membres. Ainsi, avec le ou les porteurs, le rôle de la CFPSAA sera de mettre en évidence l’impact positif du projet pour les déficients visuels et en faciliter notamment l’obtention des financements nécessaires à sa mise en œuvre. Compte tenu de la raréfaction des financements, il devient opportun de rechercher plus de synergie. Cela impliquera une plus grande mutualisation des moyens disponibles, tant humains que financiers.
La CFPSAA, fondant sa légitimité dans la défense des intérêts généraux de tous les déficients visuels. Les objectifs qu’elle poursuit concernent tous la vie quotidienne. Ils sont pour moi le socle même de la citoyenneté. Dès lors, nous devons poursuivre nos efforts dans le but d’améliorer sa représentativité. Cela peut passer d’une part, par l’arrivée de nouveaux membres, (aujourd’hui deux nouvelles candidatures). D’autre part, par le retour parmi nous, de l’AVH ou autres afin qu’à l’avenir la déficience visuelle parle d’une seule voix auprès des différents interlocuteurs.
Concernant nos principaux chantiers.
Au plan institutionnel, il faut nouer les liens avec le nouveau gouvernement.
La secrétaire d’état Sophie CLUZEL, a eu une première rencontre avec le comité restreint le 19 juin. Elle organise un déjeuner le 30 juin avec les présidents des associations représentées au conseil d’administration de la CNSA.
Pour sa part, le Comité d’entente, a adressé un courrier sollicitant un rendez-vous avec le Président de la République. Ce courrier fait référence à sa déclaration, »de faire du handicap, une des grandes priorités du quinquennat». Le comité souhaite échanger avec lui sur les enjeux d’une politique transversale du handicap assortie de moyens. Il faut des actes forts en faveur d’une société inclusive.
S’agissant du CNCPH, d’une part, ces diverses commissions ont été chargées de préparer des notes destinées à l’établissement de la feuille de route que le Premier Ministre entend définir pour le quinquennat. D’autre part, nous devons continuer à être présent au sein des commissions.
Tout en défendant nos intérêts, il me semble opportun que des relations plus étroites s’établissent avec les représentants des autres associations. En effet, il me semble important d’aller vers une plus grande solidarité au sein du collège associatif.
Par ailleurs, la CFPSAA ayant été reconduite comme membre du comité restreint, nous avons été élus comme titulaire lors de l’élection pour le renouvellement du conseil d’administration de la CNSA.
Là aussi, cela implique une véritable présence tant au conseil que dans les commissions qui sont les instances où se définissent les grandes orientations. Enfin, poursuivre notre présence active au sein de l’AGEFIPH et du FIPHFP. Je rappelle que pour ce dernier, le mandat de notre représentant arrive à terme en 2018 et qu’il nous appartient de trouver un nouveau candidat à présenter.
Au plan international, continuons à être présents au sein du consortium DAISY. Au bureau de l’UEA avec notre trésorier, au comité de liaison et au CFHE.
S’agissant de nos commissions.
Elles sont les chevilles ouvrières de la CFPSAA. Il est important de les renforcer. Je demande à chaque association de veiller à désigner des personnes compétentes et motivées, prêtent à s’investir et à porter certains dossiers.
Les priorités sont les suivantes :
Commission nouvelles technologies.
En l’état, le fonctionnement de cette commission n’est pas satisfaisant.
Pour faire face aux enjeux et la place toujours plus considérable que les nouvelles technologies prennent dans notre vie. Très vite il faut se doter d’une commission réformée et redynamiser. C’est pour moi une impérieuse nécessité. Ces nouvelles technologies doivent être une source de développement pour les déficients visuels et pas leur marginalisation ce qui risque d’arriver si l’on ne fait rien.
Au plan règlementaire, être très vigilant sur la préparation des textes d’application de la loi pour une république numérique.
Poursuivre les réflexions déjà engagées en relation avec l’AVH sur les terminaux de paiement.
Suivre les divers dossiers liés à la domotique et autres.
Assurer un réel soutien au projet présenté par Monsieur RABILLER concernant l’accessibilité des biens d’équipement.
Enfin, assurer une veille et mener des actions de lobbying auprès des différentes institutions européennes. En effet, dans la mesure où de nombreuses directives sont en cours de révision, que celles-ci viendront impacter notre règlementation, il est important d’agir.
Commission accessibilité,
Poursuivre les discutions sur le repérable-détectable en vue d’Aboutir à terme à une définition juridique du trottoir.
Poursuivre les divers chantiers de normalisation,
les voitures silencieuses,
les feux tricolores,
nos diverses actions SNCF
là aussi il faut veiller aux implications et impacts des nombreuses directives européennes.
Commission Culture,
Obtenir la ratification du traité de Marrakech,
Obtenir des pouvoirs publics une véritable politique en faveur de la production du livre en braille sous ses formes les plus diverses.
Obtenir une plus grande accessibilité à la culture et aux loisirs au sens large notamment les musées et lieux de tourisme.
Commission emploi-formation
Obtenir du gouvernement un véritable plan d’emploi en faveur des personnes en situation de handicap.
Veiller à ce que les ressources financières de l’AGEFIPH et du FIPHFP soient bien consacrées au maintien et au recrutement des personnes handicapées.
Mise en œuvre d’une véritable politique d’accompagnement dans l’emploi tant dans le secteur ordinaire que dans le secteur protégé.
Poursuivre les réflexions déjà engagées sur la pérennisation des ressources financières de ces deux entités.
Poursuivre la réflexion sur l’évolution des métiers accessibles aux déficients visuels et les répercutions auprès des centres de formation et réadaptation professionnelle (CFRP).
Commission juridique,
Obtenir la suppression de la barrière d’âge.
Assurer une véritable présence au sein des diverses instances territoriales, dans le but de veiller à obtenir un traitement équitable des droits issues de la loi de 2005.
Enfin, dès lors que nous aurons une plus grande lisibilité, sur les mesures concernant les prestations et ressources, il faudra viser à l’organisation de sessions d’information à destination des représentants de nos associations siégeant dans les différentes instances territoriales.
Dans cette note, j’ai bien conscience d’avoir oublié bien des points.
La liste de ces orientations n’est pas exhaustive. Très certainement en fonction de la conjoncture bien des sujets apparaîtront.
En conclusion, je réitère cette réflexion personnelle, collectivement faisons en sorte d’assurer progressivement un renouvellement générationnel en vue de maintenir la pérennité de notre Confédération. J’arrive au terme de cette intervention en souhaitant une CFPSAA démocratique dans laquelle chacun a sa place et dans laquelle chacun se doit d’y apporter sa contribution. Au sein du conseil et du bureau continuons à faire preuve d’efficacité dans le travail, dans climat apaisé, sans oublier la convivialité.

Edouard Ferrero Président de la CFPSAA.
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1-B) RAPPORT D’ACTIVITÉ DU SECRETAIRE GENERAL DE LA CFPSAA POUR L’ANNÉE 2016
Approuvé par l’Assemblée Générale du 22 juin 2017

En attendant.
Certains attendaient Godot. Nous, en 2016, nous attendions un nouveau Président de la République et, suivant un mouvement pendulaire désormais bien réglé, nous prédisions le retour du balancier vers la droite. Mais un jeune premier sorti dont ne sait où, tout à la fois banquier et philosophe, vint, en ce printemps 2017 fixer le balancier au centre des horloges, au centre ou ailleurs, qui sait ?
Cette petite mise en bouche un tantinet coquine pour ouvrir notre rapport d’activité de la CFPSAA consacré à l’année 2016 n’est pas tout à fait décalée par rapport à la réalité. Comme nous allons le voir dans les lignes qui vont suivre, 2016 ne fut pas une année intense sur le plan législatif et réglementaire, même si l’activité des diverses commissions et autres groupes de travail fut soutenu. Pour autant, mis à part la loi sur le numérique, le sentiment de l’attente des échéances électorales à venir a bien dominé cette année 2016.
1 Quelques données quantitatives.
Fin 2016, la CFPSAA comptait 22 associations membres, chiffre stable par rapport à fin 2015, tout comme le chiffre des adhérents individuels.
Les instances dirigeantes se sont réunies à trois reprises s’agissant du Conseil d’Administration et à une reprise pour le bureau. L’Assemblée Générale ordinaire s’est tenue en avril, comme à l’accoutumée.
11 bulletins internes ont été publiés auxquels il convient d’ajouter plusieurs informations spécifiques sur des dossiers bien précis.
Par contre, nous ne comptons pas les innombrables réunions auxquelles les dirigeants de notre confédération ont participé puisque nous sommes présents dans toute une série d’organismes nationaux ou internationaux. Citons ici notre présence en tant que titulaire au sein du CNCPH en la présence de notre Président, Édouard Ferrero, ce qui implique notre participation à toute une série de commissions chargées de préparer les délibérations de cette grande instance de concertation sur le handicap. Julie Bertholon pour l’emploi, Thierry Nicolle sur le chapitre compensation ressource, Yannick Rault pour l’éducation et l’inévitable Thierry Jammes pour l’accessibilité ont suivi ces travaux préparatoires au quotidien. Citons aussi notre participation active aux conseils d’administration de l’AGEFIPH et du FIPHFP grâce respectivement à Céline Chabot et Bruno Gendron. Le secrétaire Général participe en qualité de suppléant au Conseil d’Administration de la CNSA. Nous sommes aussi présents et actifs au sein de l’association Tourisme et Handicap.
Même si cette instance n’a pas un caractère réellement officiel, il convient de noter la forte implication de notre Président au sein du Comité d’Entente qui réunit l’ensemble des grandes associations qui traitent de la question du handicap. C’est au sein de cette structure que s’élaborent les positions communes au secteur des personnes handicapées vis-à-vis des pouvoirs publics et des grands sujets de société. C’est donc là un espace maclé pour notre action et qui exige une forte présence et un fort investissement travail.
Présents dans la sphère nationale, nous ne sommes pour autant pas absents des organisations internationales. Philippe Chazal nous représente au sein du bureau de l’Union Européenne des Aveugles et y occupe le poste important de trésorier. Bernadette Pilloy nous représente au sein du CFHE et, grâce à Édouard Ferrero et à notre Délégué Générale, Chantal Le Solliec, nous avons représenté la France à l’Assemblée Générale de l’Union Mondiale des Aveugles qui s’est tenue en août dernier à Orlando en Floride
Enfin, notons notre présence active au consortium DAISY dont on sait l’importance s’agissant de l’accès au savoir.
2 Une action permanente, quelques sujets forts.
La présence en tous ces lieux où se discute la politique en faveur des personnes handicapées en général et des personnes aveugles et amblyopes en particulier se traduit par une intense activité de l’ensemble de nos représentants et de notre organisation en général. Les rapports des différentes commissions joints en annexe donnent un exact aperçu de tout le travail fourni. Il nous faut remercier aussi toutes celles et tous ceux qui, par leur activité, ont permis tout au long de cette année 2016 de défendre les droits des personnes aveugles et amblyopes.
En 2016, la question du numérique est vraiment devenue centrale dans les préoccupations de la CFPSAA. Nous avons été très mobilisés autour de la préparation de la Loi relative à une République Numérique et, grâce à notre action, nous avons obtenu que, dans son article 106, ce texte de loi prenne en compte nos principales préoccupations. Mais nous le savons bien, la loi est une chose et les décrets d’application une autre. La vigilance est donc de mise à ce niveau et le travail ne manquera pas.
Toujours s’agissant du numérique, nous avons été très mobilisés sur la question des nouvelles générations des cartes bancaires ainsi que sur la question de l’accessibilité des terminaux de paiement. Notons à ce sujet qu’un travail en coordination avec les services de l’AVH a été conduit, prémices d’un retour de cette organisation parmi nous ? Qui sait ? Formons des vœux.
Autre sujet de préoccupation, nos rapports avec la SNCF. Cette grande dame semble devenir de plus en plus revêche vis-à-vis des personnes aveugles et ne verrait pas d’un mauvais œil la reprise de certains avantages acquis. Nous ne nous laisserons pas faire. À son sujet, en relation étroite avec la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France, nous avons engagé un contentieux au tribunal administratif de MONTPELLIER au sujet des aménagements non conformes de cette même ville.
Sur un autre plan, notre Confédération largement appuyée par les équipes de la Fédération, a fourni un important travail à propos de la réforme de la formation des enseignants spécialisés. C’était là un sujet capital en vue d’une bonne prise en charge des enfants aveugles et amblyopes dans le cadre de l’inclusion scolaire et, tout particulièrement, dans le domaine de l’enseignement du braille.
En ce qui concerne l’emploi, les nouvelles technologies, l’accessibilité, la culture, vous voudrez bien vous reporter aux rapports des commissions qui détaillent l’activité fournie en 2016
Enfin, notons l’importance du travail effectué par la CFPSAA dans l’organisation de la Journée Nationale des Aveugle, travail administratif précieux au service de celles et ceux qui quêtent encore sur la voie publique à l’occasion de cette journée nationale.
Conclusion : une attente active.
Si nous avons ouvert notre propos à partir du vocable attente, refermons-le en complétant celui-ci du qualificatif active. Comme nous le voyons, l’activité a été intense, même si, à l’exception de la Loi sur le numérique, les grands projets législatifs étaient derrière nous. Disons d’ailleurs à ce propos que l’équipe gouvernementale sortante n’a pas particulièrement brillé en cette année 2016 en matière de concertation. À preuve cette dernière Conférence Nationale du Handicap organisée en toute hâte fin décembre à Nancy, inorganisation qui s’est d’ailleurs traduite par notre absence à cette rencontre afin de dire notre désapprobation sur la méthode employée.
Une très large part de tout ce travail a été porté par les équipes de la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France. Ainsi, dans le domaine de l’accessibilité, de l’emploi, des nouvelles technologies, de l’éducation, sur tous ces sujets majeurs pour les personnes que nous représentons, la Fédération a alimenté notre réflexion et notre production de documents. Cet état de fait qui place l’une de nos associations membres en position objective de leader du travail de la Confédération doit être regardé avec lucidité et objectivité. Il conviendra sans doute de mieux adapter dans l’avenir notre communication à partir de ce fait, même si nous savons tous que la Fédération, membre fondateur de la CNPSA en 1948 et qui, de plus, a toujours recherché l’unité du monde typhlophile, n’a aucunement l’intention de porter atteinte à l’intégrité de la confédération. Mais le sujet devra être traité, posément, de façon constructive, afin de tenir compte de cet état de fait.
Pour terminer, un grand merci à notre Déléguée Générale, Chantal Le Solliec, dont la présence parmi nous permet désormais de conduire notre travail avec plus de régularité, d’efficacité, de compétence. Un grand merci à elle et à vous toutes et tous.

Vincent Michel, Secrétaire Général de la CFPSAA

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1-C) EXTRAIT DU RAPPORT FINANCIER DU TRESORIER DE LA CFPSAA AU 31/12/2016

Approuvé par l’Assemblée Générale du 22 juin 2017

Chers amis, vous trouverez ici les résultats financiers et commentaires de l’année 2016 qui nous laissent un excédent de 1 002,20 E.

1 – Compte de résultat

Dans le tableau ci-après, le premier chiffre que vous entendrez représente le montant réalisé en 2015, le deuxième est celui réalisé en 2016 et le troisième est le pourcentage du réalisé en 2016.

Nous vous présentons le compte de résultat de la CFPSAA.

RESSOURCES Réel Réel Pourcentage
2015 2016 2016
Cotisations statutaires 99 119 94 473 63,97%
Sympathisants 570 651 0,44%
Bienfaiteurs 5 581 2 420 1,64%
Participation aux charges consorsium DAISY 26 309 26 849 18,18%
Etude IFOP 33 820 0 0,00%
Ventes livres et CD P CHAZAL 230 8 0,01%
Participation Concours ONKYO 0 328 0,22%
Cotisations membres JNAA 4 822 4 295 2,91%
Dons JNAA 1 008 802 0,54%
Autres subventions 7 230 11 460 7,76%
Produits financiers 852 2 709 1,83%
Produits exceptionnels 952 0 0,00%
Transfert de charges 8 823 3 681 2,49%
TOTAL 189 317 147 676 100,00%
EMPLOIS
Achats d’études 36000 50 0,03%
Fournitures 667 368 0,25%
Fournitures JNA 322 0 0,00%
Achats livres et CD P CHAZAL 113 526 0,36%
Locations immobilières 7 652 7 743 5,28%
Charges locatives 600 600 0,41%
Maintenance site internet 1 182 263 0,18%
Primes d’assurance 272 289 0,20%
Honoraires 1 632 2 220 1,51%
Publicité, Communication 980 2 000 1,36%
Relation pub JNAA 0 935 0,64%
Frais déplacement adm 5 485 4 875 3,32%
Frais déplacement bénévoles 4 977 0 0,00%
Réceptions 2 370 2 199 1,50%
Affranchissements 2 110 50 0,03%
Frais télécom 2 646 2 614 1,78%
Frais bancaires 555 549 0,37%
Frais bancaires JNAA 86 91 0,06%
Cotisations Nationales 2 390 2 090 1,42%
Cotisations Internationales 29 466 27 634 18,84%
Consortium DAISY 29 087 30 015 20,46%
Site Internet 140 140 0,10%
Formation continue 182 192 0,13%
Masse salariale 33 170 34 907 23,80%
Charges sociales 13 319 19 074 13,00%
Charges financières 30 1 186 0,81%
Subventions accordées 5 000 0 0,00%
Charges exceptionnelles 1 421 3 200 2,18%
Amortissements des immobilisations 1 509 1 081 0,74%
Provisions créances douteuses 0 1 781 1,21%
TOTAL 183 364 146 674 100,00%
EXCEDENT / DEFICIT 5 953 1 002

La valorisation des contributions volontaires en nature s’élève à 148 915 E pour l’année 2016, il s’agit essentiellement de bénévolat. Ce montant correspond à l’ensemble des réponses reçues par les associations, pour celles qui n’ont pas répondues, nous avons considérés qu’il n’y avait pas de bénévolat ou de mise à disposition.

* dans le domaine des ressources :

Les cotisations statutaires restent les principales ressources, ces dernières couvrent à hauteur de 64 % les emplois de la CFPSAA.

* dans le domaine des emplois :

La CFPSAA a décidé de provisionner à 100 % la créance qu’elle détient auprès de la CRTH, soit une provision de 1 781 E.

Les charges exceptionnelles correspondent à la perte du trop versé à un fournisseur lors de l’EBU pour 2 100 E et à la double comptabilisation d’une cotisation 2015 pour 900 E.
La CFPSAA a intégré dans sa comptabilité les comptes du JNAA depuis 2010. La JNAA réalise un excédent de 4 071 E qui est compris dans notre excédent de 1 002,20 E.

Les dépenses importantes, en pourcentage au regard de la totalité des emplois, sont les suivantes :
Personnel : 26 %
Nos cotisations internationales et nationales : 32 %
Locations immobilières : 5 %

Pour information, nous vous présentons ci-dessous le compte de résultat du JNAA.

RESSOURCES Réel 2016
Cotisations membres JNAA 4 295
Dons JNAA 802
TOTAL 5 097
EMPLOIS
Publicité JNAA 935
Frais bancaires JNAA 91
TOTAL 1 026
EXCEDENT 31/12/2016 4 071

Nous pouvons remercier l’ensemble des Associations qui participent aux différents niveaux d’activité ainsi qu’au financement et au fonctionnement de notre Confédération et vous remercie de la confiance dont vous me témoignez.

Je me tiens à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Le trésorier,
Alain DELAPLACE

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1-D) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION ACCESSIBILITE DE LA CFPSAA POUR L’ANNEE 2016
Groupes de travail accessibilité CFPSAA :

A. Chantier Normatif – AFNOR : Thierry JAMMES, Thérésa DA MOTA, Amélie TOUSSAINT et Rémi FADEL

P96 A GT 9 Signalétique Pictogramme « Accessibilité cadre bâti » : Amélie TOUSSAINT et Rémi FADEL
Depuis maintenant plus de 2 ans, nous participons à ce groupe de travail qui se réunit environ une fois par mois dans les locaux de la D.M.A. Aux côtés d’autres associations et gestionnaires d’entreprises, nous prenons part aux négociations avec l’objectif d’élaborer une norme à destination des designers pour leur permettre de créer des pictogrammes.
A chaque rencontre et tout au long de l’avancée de la norme, nous avons défendu la mise en place du couplage sonore et visuel, le repérage et la bonne compréhension des pictogrammes.
Nous avons démarré le projet en travaillant sur un cahier des charges comportant les consignes et recommandations décidées par l’ensemble du groupe comme le sens, la visibilité et la lisibilité. Cette étape a été finalisé en fin d’année 2015 et nous nous sommes par la suite penchés sur l’écriture de l’annexe pour présenter le parcours d’un usager type avec les bonnes pratiques à mettre en œuvre à l’aide de pictogrammes existants répondant à la norme établie. Ceci étant terminé, nous avons fait une relecture totale des documents élaborés en y apportant des corrections, des modifications mais aussi des rajouts. La dernière réunion pour ce groupe a eu lieu cet automne afin de valider ce travail. Depuis, la norme a été soumise à la commission générale sur la signalétique et une enquête publique sera mise en œuvre par la suite. Nous pouvons retenir que nous avons été entendus concernant le couplage du visuel et du sonore, le repérage du pictogramme et sa simplicité. Toutefois, il faut être vigilant sur l’utilisation du braille car ce n’est pas toujours très clair.
A présent, nous attendons la validation de la commission pour connaître leurs remarques et questionnements. Par la suite, nous devrons peut-être retravailler le document avant publication finale.
Amélie TOUSSAINT
AF 085 Mobilier urbain : Norme P99 – 611 portant sur les toilettes publiques : Rémi FADEL
Cette norme vise principalement à rendre accessibles les toilettes publiques à tous les handicaps mais les travaux en séances ont révélé que seuls le handicap moteur était pris en considération jusqu’à notre arrivée. Aussi je me suis permis de leur faire remarquer que l’accessibilité universelle demandait par définition que l’on prenne en compte toutes sortes de handicaps notamment la déficience visuelle. Comme c’est souvent le cas, les industriels présents ont argumenté que dans ces conditions leurs projets ne seraient pas « viables économiquement ». Malgré l’appui très timide il faut le dire de la D.M.A. et leur refus de prendre en compte mes demandes, j’ai appelé Thierry en renfort pour mettre tout le monde d’accord. Suite à quoi nos revendications ont été entendues et nous avons laissé la main à la D.M.A. pour faire valider dans le texte les points nous concernant (braille, contraste, son, luminosité…). La norme est désormais dans la phase d’enquête publique et notre prochaine réunion de mars permettra de clore ce dossier.
Rémi FADEL
CN05 – Carrefour à feu : P99 GT 4 Conditions de mise en œuvre des équipements et principe de maintenance Régulation du trafic routier, carrefour à feux, Révision des normes NF P 99-050 et NF P 99-060 : Thierry JAMMES et Rémi FADEL
Ce groupe de travail a pour objectif de réviser ces deux normes techniques de régulation et d’alimentation des feux qui datent de 1994. Pour faire court, ces normes visent à définir les rôles et obligations de tous les acteurs (exploitants, donneurs d’ordre, techniciens…), le niveau de qualité attendu en préventif et en curatif, l’intégration des feux dans leur environnement (signalisations et équipements connexes) ainsi que la cohérence avec d’autres normes notamment européennes. Nous pensions pouvoir profiter de leur révision pour faire passer notre message quant à la maintenance des feux sonores qui sont constitués, comme vous le savez, d’une partie visuelle et d’une autre sonore. Notre demande est simple : lorsqu’une des deux est en panne, l’autre doit l’être également, de sorte à empêcher le bon fonctionnement du carrefour et ainsi obliger les techniciens de maintenance à intervenir pour assurer le service. Après de nombreuses réunions et des explications assez flou, nous sommes arrivés à comprendre que cette précision ne pouvait figurer dans les normes révisées par ce groupe de travail mais qu’il nous fallait enjoindre la D.S.C.R. à bien vouloir ouvrir la partie 6 du cahier d’instruction ministérielle sur la signalisation routière. C’est à ce niveau qu’il nous faudrait insérer notre demande suite à quoi un arrêté ministériel viendrait légaliser cette modification. L’année 2017 devrait nous permettre d’avancer en ce sens.
En 2017, nous ouvrirons un nouveau chantier normatif avec le regroupement des CN05, CN08 et CN16 en vue de créer un nouveau groupe de travail permettant d’harmoniser les processus de communication. L’objectif est de favoriser la diffusion de données dans ce que l’on appelle désormais les « smart cities » ou « villes intelligentes » où, bien sûr le piéton aura droit de cité puisqu’il est au cœur de ce système d’information que composent les véhicules intelligents, l’infrastructure (caméras de surveillance, capteurs de données météo et de pollution) ainsi que les feux de circulation.
Rémi FADEL
B. C.N.C.P.H. : (Conseil National Consultatif pour les Personnes Handicapées) – Thierry JAMMES, Joeb FIDALY et Rémi FADEL
Cette instance permet à la commission 1 du C.N.C.P.H. de relire et d’apporter des modifications aux textes règlementaires présentés. Il est à savoir que cette commission, depuis l’ordonnance gouvernementale, ne se positionne plus : en effet, les remarques émises par la com 1 ne sont pratiquement jamais prises en compte. Au cours de l’année 2016 nous avons été interrogés sur plusieurs textes :
Arrêté sur la labellisation des centres d’éducation des chiens-guides d’aveugle.
Le C.N.C.P.H. demande à ce que les chiens d’assistance soient réintégrés dans le titre et le contenu de l’arrêté puisqu’il faut rappeler que les personnes déficientes motrices et auditives peuvent bénéficier de ce type d’aide. Par ailleurs, il était prévu que des annexes soient jointes à l’Arrêté ; or, il s’agit de la version datant de 2006 alors les annexes sorties en 2014 avaient été actualisées avec l’avis des associations de personnes déficientes visuelles. Le C.N.C.P.H. demande donc que ce soit la version 2014 des annexes qui soient jointes à l’Arrêté en raison de dispositions plus complètes et plus favorables que celles de 2006. Enfin, le C.N.C.P.H. requiert vivement que le logo républicain de la « Marianne » soit réintégré dans le modèle de certificat car cela renforce considérablement l’officialité du document, tout en lui octroyant une pleine légitimité. Au vu des éléments susmentionnés, et eu égard à l’économie générale progressiste du projet de texte, le C.N.C.P.H. a émis un avis favorable à cet Arrêté.
Décret relatif à l’exception au droit d’auteur, aux droits voisins et au droit des producteurs de bases de données en faveur de personnes atteintes d’un handicap.
Si nous nous satisfaisons à l’idée que le délai d’exécution court sur 45 au lieu de 60 jours, en revanche nous déplorons le manque de sanction quant au dépassement dudit délai. En quelque sorte, rien n’oblige légalement les maisons d’éditions à publier en version numérique les ouvrages qu’elles éditent. Par ailleurs, nous ne comprenons pas pourquoi les étudiants devraient attendre plus de deux mois et demi pour avoir la version numérique de leurs livres. Cette situation met en péril leur année d’étude et le C.N.C.P.H. a émis un avis défavorable à ce Décret.
Projet de Contrat d’objectif et de moyen 2016 – 2020 du groupe France Télévision
Le C.N.C.P.H. déplore le silence sur l’accessibilité et le manque d’objectif de moyen sur cette thématique. Il n’y a clairement aucune volonté d’augmenter le nombre d’émissions audio décrites alors que seules 5% des programmes le sont actuellement. Rien non plus sur la stratégie à suivre. Quid de la Charte de 2008 sur la qualité de l’audio description. A notre sens, il serait nécessaire de définir un label de qualité que tout le monde appliquerait mais ce n’est pas la voie que propose ce texte. Or, il n’est pas compliqué d’écrire que la partie audio description du fichier ne soit jamais être séparée de la partie audiovisuelle. C’est bien trop souvent le cas lors de la diffusion d’émissions sur le réseau France Télévision. Pour finir, dans les offres à la demande, l’audio description n’est plus disponible. C’est un véritable retour en arrière et le C.N.C.P.H. a émis un avis défavorable à ce texte issu du Conseil d’Administration du groupe France Télévision.
Rémi FADEL
C. Transports :
SNCF : coordinateur : Stéphane LARGEAU, Gabriel REEB, Christine REFUVEILLE, Julien BEZES, Thierry JAMMES et Rémi FADEL
Comme depuis de nombreuses années, la CFPSAA est représentée au sein du Groupe de Travail de la SNCF. Nous avons eu 2 Commissions plénières et 9 Commissions Techniques.
Lors de ces différentes Commissions, nous avons fait remonter tous les dysfonctionnements que l’on nous a transmis.
1. Les problèmes d’accompagnements, avec le service Accesplus : oubli d’effectuer la prestation d’accompagnement, installation du voyageur à la mauvaise place, confirmation du service Accesplus de la mise en place de la prestation en sachant que le bureau Information est fermé à l’heure du rendez-vous.
2. Le numérique : L’appli SNCF a toujours un niveau d’accessibilité acceptable. En revanche, l’appli « voyages-sncf.com » est devenu inutilisable. Le choix du passager et le calendrier inaccessible ne nous permet plus de réserver un titre de transport. L’échange de billets ne nous est pas accessible non plus. Les autres applis (Ouigo, IDTGV, TGVPRO…) n’ont toujours pas un niveau d’accessibilité acceptable.
Sur le site http://www.voyages-sncf.com dans l’espace dédié, nous ne pouvions pas réserver de billets à tarif réduit PREM’S ni demander un accompagnateur. Selon la SNCF, l’achat du titre accompagnateur au bon tarif nous sera possible début 2017.
Pour tous ces problèmes, les responsables du numérique de la SNCF nous répondent qu’ils en sont bien conscients. Notre référent accessibilité numérique, à qui nous faisions remonter les problèmes et les suggestions, a quitté le Groupe SNCF en juillet dernier. Il permettait de faire le lien entre les différentes branches et de nous mettre en relation avec les bons interlocuteurs. En décembre, une autre personne a été recrutée, mais il faudra un peu de temps avant qu’elle connaisse les différentes aides techniques que nous utilisons et leur fonctionnement.
3. Le guidage en gare : Nous avons testé une solution de guidage à la gare de Lyon, nécessitant l’usage d’un smartphone, couplée à la technologie Beacon (petit boîtier de 2cm environ de côté qui envoie des informations au Smartphone via une connexion sans fil Bluetooth). Pour cette première version du logiciel, le test n’est pas très concluant. Nous avons rencontré des problèmes de précision. En janvier 2017, nous en testerons un autre.
4. Annonces sonores dans les trains TER : Nous déplorons encore un trop grand nombre de trains n’ayant pas d’annonce des points d’arrêt, pourtant ce n’est pas faute de l’avoir signalé. Nous avons également constaté un dysfonctionnement, dans les trains où les annonces sont activées : l’annonce est bien faite 2 minutes avant l’arrivée dans une gare, mais lors de l’ouverture des portes dans une gare, le système annonce tout de suite le nom du point d’arrêt suivant. Cela crée beaucoup de confusion et si l’on est un peu distrait, on ne sait plus avec certitude la gare où l’on est réellement.
5. Les automates de vente Transilien : La région Ile-de-France installe dans ses gares Transiliennes le nouvel automate de vente accessible. Cet appareil est doté d’un affichage contrasté et en gros caractères pour les voyageurs malvoyants et d’une vocalisation pour les non-voyants. Cette vocalisation s’active soit en appuyant sur le bouton avec le sigle du haut-parleur en relief, soit en branchant un casque dans la prise prévue à cet effet. Le problème que nous avons rencontré lors du test, c’est que nous ne pouvons pas acheter un ticket à tarif réduit sans l’aide technique là où les autres voyageurs le peuvent. Cette discrimination sera résolue début 2017 selon les équipes.
6. Automates de vente TER : En régions, l’équipe d’accessibilité TER a modifié cette année ses automates de vente de manière à ce qu’ils soient accessibles aux déficients visuels en y installant une prise casque et un bouton haut-parleur pour activer la vocalisation. Le problème qui subsiste comme pour les automates Transiliens, c’est leur localisation dans la gare.
7. Révision des tarifs accompagnateur : La SNCF souhaite, à la demande du Ministère de la Santé, une révision du tarif du titre accompagnateur pour une plus grande simplification. Le nombre de voyages accompagnateurs s’élève à 320 000 par an. Jusqu’à maintenant il y avait beaucoup de tarifs différents en vue des cartes d’invalidité et de pensionnés de guerre. Pour simplifier tout cela, le transporteur a fait des propositions de tarifs aux différentes associations et la CFPSAA a statué pour une tarification à 3E pour les trains TER et Intercités avec réservation et 8E pour le TGV. Pour le moment, rien n’est tranché auprès de la SNCF qui fera une proposition au Ministère après retour des associations.
8. Portiques d’accès TGV : Nous avons testé 4 types de portiques TGV. Ces portiques sont conçus un peu comme les lignes de contrôle de la RATP. Ils seront installés en début de quai afin que le voyageur valide son titre de transport pour accéder au train. La validation peut se faire grâce à la carte de fidélité et au code barre du mémo E-billet via Smartphone. Il y aura un portique à passage élargi pour les voyageurs avec valises, UFR, personnes avec chien-guide… et bien sûr, il y aura toujours un agent à proximité pour aider les voyageurs en difficultés. Le déploiement de ces nouveaux portiques commencera début 2017 en premier lieu à la gare Montparnasse puis ensuite dans d’autres grandes villes de Province. Ce dispositif a pour principal objectif de diminuer la fraude.
9. Le forum Accès Solutions : La SNCF a organisé pour la deuxième année le forum Accès Solutions qui regroupe des sociétés et des startups du domaine des transports qui viennent présenter leurs innovations.
10. La Fédération des Aveugles de France a déposé plainte à l’encontre de la S.N.C.F. en ce qui concerne la mise en accessibilité de la Gare de Montpellier et l’inaccessibilité des applications « Ouigo », « Ouibus » et du site internet.
En 2017, nous attendons beaucoup de progrès de guidage en gares et aux abords mais nous espérons aussi que l’accessibilité numérique sera au rendez-vous des annonces faites par la SNCF. A l’heure du tout numérique dans les transports, il ne faudrait pas que nous restions sur le quai.
Stéphane LARGEAU
RATP : coordinatrice : Christine REFUVEILLE, Thérésa DA MOTA, Yannick RAULT, Yves MORINEAU, Thierry JAMMES et Rémi FADEL
Durant l’année 2016 nous nous sommes réunis tous les mois et avons abordé différents sujets et effectué des tests sur le terrain. En voici les grandes lignes.
Cadres d’affichages en sous-sol Métro et RER
Les nouveaux cadres intégreront les intitulés afin de pouvoir bien différencier chaque information : plan de la ville en surface, plan du réseau de bus, plan du réseau ferré, horaires, communications relatives aux interruptions de trafic momentanées, etc…
La distance entre le plan et la vitre concernant les panneaux d’affichage extérieurs en gare RER va être revu avec les ingénieurs afin d’être diminuée.
Atlas sonore
Le projet Atlas sonore est une application mobile de guidage pour rejoindre un quai, une sortie ou pour réaliser une correspondance au sein des stations de métro ou dans le RER. Cet atlas peut être utilisé pour prévoir et programmer son itinéraire en amont ou au fur et à mesure du déplacement.
Ce projet vient compléter les atlas tactiles et grands caractères. La RATP s’attache à proposer un service accessible partout via le réseau 4G voire même du L.I.F.I. (internet grâce à la lumière). La station Bastille a été choisie pour le prototypage.

Plateforme SEM
Sur le site intranet de la RATP est dédié un espace « accessibilité » pour faciliter le voyage des personnes à mobilité réduite. Cette plateforme d’accompagnement a été également adaptée pour l’application mobile.
Nouveautés concernant les bus
Dans le cadre du programme BUS 2025, une démarche de design sur l’aménagement intérieur va être menée pour proposer des innovations et de nouveaux concepts qui seront portés par la RATP. Nous serons conviés durant l’année 2017 à participer au recueil des besoins. Voici quelques sujets qui seront abordés lors de cette démarche :
Barre de mains courantes
La RATP nous demande un retour pour la couleur des mains courantes afin d’éviter l’éblouissement et pouvoir les repérer plus facilement lorsqu’il y a du monde. Après concertation, nous avons opté pour un vert foncé.
Nouvelle signalétique pour les places réservées
La nouvelle signalétique nous a été soumise. Il s’agit de grands autocollants avec du texte, des flèches et des personnages en blanc sur fond orange. L’emplacement et la grandeur de ses sticks permettront de les repérer plus facilement et d’éviter qu’une personne lambda refuse de céder sa place.
Dispositif d’intégration des athlètes de haut niveau.
Un chargé de communication nous a présenté les partenariats sportifs passés entre la R.A.T.P. et les athlètes de haut niveau ou handisport. L’optique étant de les accompagner et de leur garantir un débouché professionnel en fin de carrière. Avec les J.O. de Rio et la candidature de Paris pour l’édition 2024, la RATP veut redorer son blason.
Test acoustique des bus
Nous avons effectué plusieurs tests acoustiques avec les différents bus que possède la R.A.T.P. (gaz, essence, hybride, électrique…) afin d’évaluer au mieux comment remédier au silence des bus électriques qui constitueront une grande partie de la flotte à venir.
Évolution liée à la lisibilité des girouettes bus
Nous avons testé, en gare routière, différentes girouettes de bus actuellement déployées sur le réseau R.A.T.P., afin d’améliorer la lecture des numéros de lignes ainsi que les destinations. Certaines couleurs ne conviennent pas, aussi il va falloir qu’ils se paient les services d’un expert pour s’assurer du respect des contrastes.
Accessibilité au point d’arrêt bus
Nous avons testé en situation réelle des modes d’agenouillement et d’abaissement de véhicule lors de la sortie de rampe UFR. La comparaison de ces 2 modes consiste à améliorer l’accès des PMR, en particulier des UFR à l’intérieur du bus.
Visite de Nanterre Université
Nous sommes allés tester la nouvelle gare de Nanterre-Université qui a été refaite entièrement. Elle rentre dans le projet Equisense mais il y a encore beaucoup de choses qui n’ont pas été respectées et nous leur avons fait remarquer que ce n’est pas en présentant cette gare comme accessible que Paris aura les meilleures chances d’être choisie pour recevoir les J.O. de 2024.
En conclusion, beaucoup de projets en cours et de tests en attente donc nous pouvons penser que des avancées notoires auront lieu. La RATP travaille avec nous en ce sens.
Christine REFUVEILLE
Société du Grand Paris : coordinateur Thierry JAMMES, Stéphane LARGEAU, Christine REFUVEILLE et Rémi FADEL
Cette année, nous avons eu 3 réunions de travail.
La première et la deuxième portaient sur les aménagements des stations du Grand Paris Express et leurs abords. Nous n’avons pas manqué de réaffirmer nos positions en matière de guidage et de sécurité. L’équipe était très réceptive à nos propositions. En termes de guidage, nous avons rappelé le principe d’autonomie tout au long du cheminement, en partant du pôle d’échanges et en passant par le « bâtiment voyageur » et ce jusqu’à bord du matériel roulant. Il y aura des moyens d’orientation sous forme de bande de guidage et de différents revêtements détectables à la canne et au pied contrastés. Jusqu’à maintenant, nous avions pris l’habitude de guider les personnes déficientes visuelles via les bandes de guidage vers les escaliers. Les stations du Grand Paris Express sont très profondes (équivalent cinq étages). Par conséquent, nous avons demandé que la personne aveugle ou mal voyante soit guidée aussi vers les ascenseurs qui descendent, c’est une nouveauté, au centre du quai. Pour autant, nous n’avons pas manqué de les informer des problèmes rencontrés avec les bandes d’éveil à la vigilance (BEV) métalliques que nous ne souhaitons plus voir installées en raison de leur dangerosité : non seulement elles peuvent électriser les chiens guides lorsqu’elles sont installées à proximité des matériels roulants, mais en plus elles leur brûlent les pattes à force d’emmagasiner la chaleur l’été. Par ailleurs, elles sont très glissantes en temps de pluie et ne respectent que rarement le contraste visuel. Les quais seront équipés de portes palières (vu qu’il s’agit d’un métro automatique) et afin de localiser l’emplacement de celles-ci, nous avons proposé l’implantation de bandes d’interception devant celles qui desserviront les places prioritaires. Il en sera de même pour localiser les ascenseurs sur le quai. Par ailleurs, pour ce qui est de « l’information voyageur » sur les parois vitrées, elle se fera sur des écrans à hauteur d’yeux mais également au-dessus pour être vus et entendus de loin. La Société du Grand Paris propose, pour le guidage à travers les espaces, des balises sonores comme on les connaît aujourd’hui. Nous leur avons proposé d’étudier le déplacement des personnes déficientes visuelles avec un instructeur de locomotion et de travailler leur manière de faire du son de meilleure qualité via les nouvelles technologies. Ce dernier point a permis de faire d’énormes progrès en termes d’acoustique et le développement d’applications accessibles a lui aussi permis un meilleur usage des smartphones et des technologies liées, comme le WIFI et le LIFI. Nous pensons qu’il y a de l’avenir dans ce domaine.
La troisième réunion a porté elle, sur le matériel roulant et ses aménagements. Il s’agit de rames de 8 voitures complètement automatiques fabriquées par Alstom. Nous avons réaffirmé le souhait d’avoir une « information voyageur » sonore et visuelle à bord qui soit de bonne qualité, autant sur la lisibilité qu’au niveau audio et que le contenu de ces informations. Nous demandons des haut-parleurs positionnés en douche. Ce dernier point est aussi valable pour l’information sur les quais et couloirs de correspondances et d’accès. Ces rames offriront beaucoup plus de places prioritaires qu’en impose la réglementation. Par ailleurs, nous déplorons qu’elles ne soient pas identifiables par une personne mal ou non-voyante. Enfin, s’ils ont pensé à l’espace du chien-guide, ils ont oublié de nous aider à les repérer : pas de couleurs différentes, comme on peut le voir dans certains bus, ni d’emplacements précis sur la rame puisqu’elles ne sont pas aux mêmes endroits à chaque porte. Ce manque de sérieux est d’autant plus regrettable que le marché a déjà été passé auprès d’Alstom.
En conclusion, nous continuerons à siéger aux commissions durant 2017 pour faire évoluer l’accessibilité et conseiller cette belle instance qu’est le Grand Paris Express dont le projet va permettre de créer deux nouvelles lignes de métro et 65 nouvelles gares à travers l’Ile-de-France.
Stéphane LARGEAU
STIF : coordinateur : Thierry JAMMES, Rémi FADEL
Au cours de l’année, différentes réunions ont permis d’aborder le renouvellement des matériels roulants ferroviaires et routiers, la mise en accessibilité des gares et des abris voyageurs.
Pour le matériel roulant, il faut retenir que tout nouveau matériel devrait être notamment équipé d’un dispositif d’informations pour les voyageurs communicant et que l’objectif de 700 rames neuves ou rénovées sera atteint entre 2016 et 2021. Le coût global de ce programme d’accélération s’évalue à 10 millions d’euros.
A propos du nouveau réseau de bus parisien, il faut savoir que le but de ce chantier est de répondre aux besoins de desserte de proximité, en substitut du réseau métro.
L’objectif de la démarche est d’améliorer la performance et la qualité d’usage du réseau.
Il faut rappeler les travaux en cours qui vise pour 2025 un réseau de bus électriques et bio gaz (via un projet de protocole avec la ville de Paris, la R.AT.P. et la S.N.C.F.) couplé au plan vélo et au plan piéton.
Depuis 2013, le S.T.I.F. a rendu accessibles 13 gares de son réseau et cette année, 31 autres gares sont en travaux de mise en accessibilité. Deux gares ont été créées. Le réseau de bus d’Ile-de-France qui comptait 212 lignes en septembre 2014 en comptait 346 au début de l’année 2016 pour 10 500 mises aux normes d’arrêts de bus.
A noter également, l’enquête publique P.D.U.I.F. de satisfaction dont on nous a présenté l’évaluation de mi-parcours. Pour les besoins de l’enquête, 200 communes ont été sélectionnées au hasard pour essayer d’être représentatif : 66 seulement ont répondu en précisant qu’elles ont amélioré l’accessibilité des places de parkings, les trottoirs, la signalétique, les escaliers et les feux sonores. 79% de ces communes ont mis en place une sensibilisation à destination des commerçants, des techniciens d’entretien, de nettoyage ou de travaux. 86% ont gardé le P.A.V.E. et malgré tout, l’objectif des 80% d’accessibilité est loin d’être atteint. Pour ce qui est de l’accessibilité des transports collectifs, 266 gares sur les 454 d’I.D.F. sont dans le schéma directeur d’accessibilité de 2009 et le S.T.I.F. a relancé la dynamique en 2015 avec son A.D.A.P et on nous annonce que d’ici à 2021, 223 gares seront accessibles.
Thierry JAMMES
TRANSILIEN : coordinateur : Stéphane LARGEAU
Cette année, nous n’avons eu aucune réunion avec le Groupe de Travail Transilien.
Néanmoins, nous avons été invités le 22 septembre 2016 à tester les nouveaux automates de vente de billets Transilien. A cette occasion, nous avons pu tester l’ergonomie, le contraste des différents éléments, le relief et la fluidité ainsi que la qualité de la synthèse vocale. Pour le contraste, il y avait un problème au niveau de l’énumération des pièces de monnaie acceptées. La synthèse vocale était fluide mais nous avons rencontré un problème au niveau de la vocalisation des actions surtout celles où l’on nous invite à introduire notre carte bancaire et à saisir notre code. Ce dernier étant lu par la synthèse vocale, nous leur avons signalé qu’il y avait là un problème de confidentialité et que les « bips » à l’appui des touches nous suffisaient. D’où l’utilité de faire des prototypes. Sinon, pour le reste, rien à dire puisque les différents éléments sont bien identifiables. Pour information, ces automates ont déjà été déployés au cours du deuxième semestre 2016 et le seront surtout en 2017.
Nous devions avoir un Conseil Consultatif le 7 décembre mais il a été reporté au premier trimestre 2017. Nous leur avons donc transmis un certain nombre de questions comme c’est la coutume pour ce type de réunion. Pour répondre à une de nos anciennes demandes, il sera également prévu des tests d’écrans à hauteur d’yeux dans une gare parisienne,
Nous espérons bien qu’en 2017 l’élan de mise en accessibilité continuera.
Stéphane LARGEAU
A.D.P. : coordinateur ; Julien BEZES, Thierry JAMMES et Rémi FADEL
Nous avons rencontré les représentants accessibilité de l’Aéroport de Paris lors d’une réunion qui s’est tenue le 22 novembre 2016 à Paris Orly. Cette réunion était présidée par Mme Deborah VANCOILLE, adjointe du responsable de l’offre aux P.H.M.R. de l’Aéroport Charles de Gaulle et M. Vincent BELLAMI, responsable du suivi des prestations P.H.M.R. sur l’Aéroport d’Orly. L’objectif de cette rencontre était de faire le point sur l’ensemble des services d’assistance proposés aux PHMR. Le premier point fort que l’on pourrait souligner est le nouveau module de formation des agents d’assistance mis en place par le prestataire 3S, présent sur la plate-forme d’Orly. Ce module prévoit notamment d’améliorer l’approche et le comportement des agents vis-à-vis des P.H.M.R. durant les phases de prises en charge. Ajoutons à cela qu’ils nous ont proposé d’intervenir lors d’une de leurs sessions de formation afin de leur faire part de notre ressenti et/ou suggestions. Le deuxième point fort à évoquer est la refonte complète du site web du groupe A.D.P. dans laquelle notre collaboration en matière d’accessibilité numérique serait envisageable. Concernant le déplacement aux abords et à l’intérieur des aérogares, c’est un point qui mérite d’être amélioré. En effet, très peu de moyens sont mis en place pour permettre aux personnes déficientes visuelles de se déplacer seules. En comparaison, l’Aéroport de Lyon a considérablement amélioré l’accessibilité pour les clients déficients visuels ; il n’en est pas de même pour les aéroports parisiens et bien qu’A.D.P. ait connaissance de cette problématique, aucune solution n’est proposée pour l’instant. Précisons tout de même que le responsable en charge de l’accessibilité bâtiment n’était pas présent à cette réunion. Il s’agit de Monsieur Alain Barne. Une entrevue avec Monsieur Barnet se révèlerait intéressante.
Pour conclure, je dirais que cette rencontre a permis de dévoiler de nouveaux projets forts intéressants et que nous aurons à cœur de suivre leur développement tout en mettant un accent sur l’évolution de la mise en accessibilité des aérogares.
Julien BEZES
D. Tourisme et handicaps et observatoire « destination pour tous » – coordinateur : Serge PICHOT
L’année 2016 a été très calme ; pas de remise à niveau de référentiels comme en 2015, le travail étant pour l’instant terminé.
Pour autant, nous avons continué d’échanger des informations. Ce qui est le plus important à retenir, est l’évolution dans l’évaluation et l’attribution du label car désormais, c’est la commission régionale et non nationale qui aura le pouvoir d’attribution. D’ailleurs rappelons ici la nouvelle procédure de labellisation comme précisé sur le site internet : http://www.tourisme-handicaps.org/
Les conditions d’attribution de la Marque Tourisme et Handicaps sont formalisées par le ministère chargé du tourisme qui confie à l’Association Tourisme et Handicaps la mission d’aider la Direction Générale des Entreprises (DGE) pour son déploiement et sa promotion. Tout prestataire de services touristique peut se porter candidat à la Marque Tourisme et Handicap. C’est une démarche volontaire, qui l’engage à assurer, de façon pérenne, un accueil de qualité à la clientèle handicapée qu’il souhaite recevoir. Un questionnaire d’auto évaluation, permet d’apprécier l’état d’accessibilité de l’équipement, pour les différents types de handicap (auditif, mental, moteur et visuel). Ce questionnaire décrit quelques critères de base d’accessibilité et d’accueil, essentiels et nécessaires à l’autonomie des personnes handicapées et ce, dans chaque domaine de handicap. Le candidat peut également consulter les cahiers des charges de référence sur lesquels son établissement sera évalué par deux évaluateurs dûment formés par l’Association Tourisme et Handicaps. Le candidat à la labellisation adresse sa demande et son acte d’engagement (garantissant l’accueil et la préservation de l’accessibilité permanente du site) à l’instance régionale de concertation du label, mise en place sous la responsabilité des DIRECCTE. A la réception de la demande, un binôme d’évaluateurs prendra contact pour une visite de l’établissement et pour compléter le dossier le cas échéant. Ces évaluateurs ont pour mission de visiter et d’évaluer l’ensemble du site et des services ouverts à la clientèle. L’évaluation porte obligatoirement sur les quatre familles de handicap (auditif, mental, moteur, visuel). Une fois celle-ci établie, la commission régionale d’attribution de la marque examine le rapport motivé des évaluateurs en tenant compte non seulement des critères mais aussi d’une approche humaine et de bon sens. En effet, il s’agit de prendre en compte des situations spécifiques dans un environnement donné, sans négliger d’éventuels services ou accompagnements substitutifs qui permettent de garantir aux personnes handicapées un maximum d’autonomie sur le lieu de loisirs. La composition paritaire de la commission régionale est un atout pour atteindre cet objectif. La marque nationale « Tourisme et Handicaps » peut alors être accordée pour deux, trois ou quatre familles de handicap (auditif, mental, moteur et visuel). La marque est attribuée pour une durée maximale de cinq ans et les sites labellisés reçoivent alors une notification.
En ce qui concerne la C.F.P.S.A.A., c’est la représentation des déficients visuels au sein de ces commissions régionales qui revêt tout notre intérêt. Je propose que notre Président écrive en ce sens à Mme Annette Masson afin qu’elle puisse s’adresser à notre confédération pour recruter des références déficiences visuelles dans les commissions régionales, s’il en manque, bien sûr. Mais il serait aussi intéressant que nous connaissions l’identité des représentants de la déficience visuelle, ne serait-ce que pour leur faire passer nos informations.
Olivier PARADIS
E. Commission mobilité européenne : UEA : Thierry JAMMES et Rémi FADEL
Dans le cadre de l’Union Européenne des Aveugles, les collègues autrichiens nous ont sollicités sur la thématique des ascenseurs. En effet, ils nous ont avertis que la révision de la norme européenne EN 81-70 sur l’accessibilité des ascenseurs n’allait pas dans le sens des personnes déficientes visuelles ; il s’agissait de diminuer le contraste visuel de la signalétique « bouton ». Aussi, ils nous ont demandé de nous rapprocher des représentants des industriels français pour leur faire part de leurs revendications et s’assurer qu’ils ne votent pas en faveur de cette révision. Nous nous sommes exécutés malheureusement si nos interlocuteurs étaient conscients de la nécessité de garder le contraste au niveau actuel, ils ne se faisaient pas d’illusion quant au poids de leur décision comparé au reste des votants.
Par ailleurs, nous regrettons l’organisation adoptée par l’U.E.A. car aujourd’hui nous ne savons plus qui fait quoi et pour qui. L’accessibilité est passée au second plan de cette instance alors que les règlements s’imposent à l’ensemble de l’Europe. Par exemple, cette année la révision de la S.T.I. (règlement européen qui définit les règles d’accessibilité des gares, des quais et du ferré) où l’U.E.A. n’était pas représentée a eu pour conséquence que n’importe quel service d’une gare, qu’il soit privé ou public doit être desservi par une bande de guidage. En revanche, rien sur la partie sonore qui est indispensable. En conséquence, la S.N.C.F. peut à présent supprimer les balises sonores et déposer une forêt de bandes de guidage partout dans ces gares.
Rémi FADEL
F. PAMA 2 : PAMU – Thierry JAMMES et Rémi FADEL
Cette année le Plan d’Action pour les Modes Actifs (marche et vélo) a enfin défini ces principaux objectifs dont notamment l’amélioration du code de la route avec la définition du trottoir. Nous déplorons le manque de représentant des piétons ainsi que la forte concentration d’associations favorables aux vélos qui ne nous a pas facilité la tâche dans ce groupe de travail qui s’appelle désormais PAMUV. Mais contre toute attente, c’est dans le cadre d’un autre groupe de travail, regroupant les services de l’Etat (aménagement voirie, police,…), les associations et des villes témoins, que sera définie la notion de trottoir et nous avons donc pu faire entendre notre voix plus aisément. Comme vous le savez auparavant, les échanges s’étaient avérés très difficiles. En effet, les notions « repérable et détectable » n’étaient soit disant pas assez établies or ce n’est plus le cas désormais, notamment parce que j’ai poussé pour les imposer dans de nombreux autres textes réglementaires. Nous nous félicitions que la définition du trottoir soit de nouveau au goût du jour car il s’agit là d’un gros dossier. Pour autant, l’arrivée des segway et autres engins de déplacements personnels (E.D.P.), représente un nouveau problème à prendre en compte car il va falloir en délimiter la zone d’usage : piste cyclable, chaussée ou trottoir. Ceci pourrait dépendre de la motorisation de ces engins mais pour le moment rien n’a encore été décidé.
Thierry JAMMES

En conclusion, vous pouvez constater que l’année 2016 fut riche en travail et en avancées. En sus des courriers types de l’année dernière (plainte au maire pour stationnement gênant par exemple), nous avons pris l’initiative de rédiger un certain nombre de fiches de préconisation sur de nombreux sujets abordés au fil de l’année dont notamment la protection des chantiers, l’accessibilité des quais de transports, les zones de rencontre et de partage, les barrières de péage, les validateurs, les ascenseurs, les escaliers en voirie, les escalateurs, les bandes de guidage, les carrefours et les bandes d’interception. Nous avons également rédigé des fiches de démocratisation sur de nombreux textes réglementaires (lois, décrets, arrêtés et ordonnances) ou des notions clés (ressaut, amende de 3ème catégorie et zones de circulation).
Permettez-moi de remercier ici Madame Marie PROST COLETTA qui, en tant que Déléguée Ministérielle à l’Accessibilité, a grandement soutenu notre cause ; les textes réglementaires qui ont été publiés au journal officiel durant toute la période de sa présence à la tête de ce service de l’Etat le prouvent amplement. Elle est remplacée par Madame Brigitte THORIN a qui nous souhaitons la bienvenue et les mêmes succès en faveur des personnes déficientes visuelles.
Par ailleurs, si nous pouvons nous féliciter des nombreuses heures de bénévolat cette année, je ne peux m’empêcher de relever un manque d’investissement de la part des membres de cette commission, dont la majorité ne s’implique pas assez dans les dossiers que nous devons traiter. Ceci est vraiment regrettable pour les personnes déficientes visuelles françaises dont nous sommes censés défendre les droits.

Je tiens à remercier tout particulièrement la Fédération des Aveugles de France qui met à disposition à temps plein un technicien expert en accessibilité en la personne de Rémi FADEL.
Pour 2017, nous espérons que la CFPSAA trouvera les moyens financiers pour nous mettre à disposition un temps partiel juridique qui nous fait cruellement défaut lors de nos négociations.

Thierry Jammes
Pour la commission accessibilité de la CFPSAA

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1-E) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION CULTURE 2016
Sur les « musées »
Thème : élaboration d’un document de conseils suggérés aux guides accompagnant des personnes handicapées visuelles lors de visites culturelles : quelques idées pour une ébauche à parfaire par chaque personne intéressée…
Lors d’une visite culturelle, l’accompagnement d’une personne handicapée visuelle doit être effectué selon le principe de la conduite d’une équipe en tandem » ; cela signifie que le guide et la personne déficiente visuelle, aveugle ou mal voyante, partagent le contenu de la visite dans une complicité relationnelle assurant les meilleurs accès sensoriels et compréhension à l’accompagné et bienveillance envers le guide, afin d’assurer une rencontre conviviale et efficace.
Le guide et la personne accompagnée expriment de l’intérêt pour les activités de type de visites culturelles (musées, monuments, expositions, lieux bâtis ou non tels que quartiers, parcs, jardins, etc, etc …
La tâche du guide est de permettre à la personne aveugle ou mal voyante d’accéder au contenu de la visite en l’aidant à percevoir le mieux possible les éléments présentant le thème
Le guide a eu une sensibilisation-formation au handicap visuel  incluant les potentiels de représentations; il a reçu une formation à la technique de guidage d’une personne handicapée visuelle ; soulignons que ces accompagnants sont plus que des guides de pas. Ces guides sont des amateurs éclairés qui manifestent un souci d’informations préalables tant sur les comportements à adopter envers les personnes accompagnées que sur les lieux et thèmes de visites.
au premier contact, l’un et l’autre manifestent simplement leur désir et ouverture.
Avant la visite, le guide se documente sur le contenu du programme ou lieu ainsi que l’accompagné selon ses possibilités d’informations afin de nourrir le dialogue.
Avant la visite, le guide et/ou la personne accompagnée s’informe sur la présence d’aides à la visite : dispositifs tactiles et à forts contrastes et aménagements de présentations, audio-guides, livrets gros caractères, braille/relief, sources sonores substantielles, « permis de toucher »…
Pendant le transport, le guide peut évoquer des éléments visuels présents dans le parcours : énoncer les lieux auprès desquels on circule, si la personne accompagnée accepte ou le demande, décrire des éléments qui semblent spécifiques, commenter des affiches…
En arrivant sur le lieu, le guide tâche de présenter rapidement le lieu  en évoquant plutôt avec des termes géométriques les grandes lignes de l’architecture extérieure et intérieure ; il cherche à diriger rapidement son « tandem-visiteurs » vers une maquette libre d’approches tactile et visuelle (si existante) et à approcher visuellement ou tactilement des objets et/ou des éléments significatifs tels que motifs ornementaux particuliers du style par exemple poignées et motifs de portes, heurtoirs, colonnes, pilastres, ferronneries de balustres, rampes d’escaliers,… Cette investigation doit être rapide, subtile, très souvent, les personnes aveugles ne souhaitent pas s’attarder ainsi longuement craignant de se singulariser par un comportement inhabituel…
La personne mal voyante informe son guide de ses capacités visuelles en précisant les conditions d’éclairage, de distance ou autres paramètres qui optimisent son potentiel de vision.
Il est fortement recommandé de profiter des services du vestiaire sécurisé et gratuit afin que le « tandem-visiteurs » se déleste des vêtements et sacs encombrants  pour favoriser leur confort de visite; si la personne accompagnée s’addonne à une activité avec ses mains, le guide le décharge momentanément de ce qui l’encombre (sac, canne, chien, document… La consultation d’un livret braille et/ou relief est nettement plus aisée si elle peut s’effectuer en position assise, le guide repère donc les assises au fur et à mesure de la visite afin de permettre une lecture efficace… La lecture des doigts en braille et des représentations en relief est plus lente que celle qui s’effectue avec la vision; ce temps de lecture ne doit pas être compressé car il est appréciable pour la personne accompagnée.

Le guide procède à une lecture sélective des panneaux et cartels tout en maintenant le dialogue avec l’accompagné de manière à ajuster les choix, le débit et la fréquence. Le but est de permettre une visite pertinente en évitant la saturation de l’un et de l’autre.
En cas de problème ou question, le « tandem-visiteurs » indique simplement au personnel et gardiens non informé, par exemple, qu’un monoculaire est une aide technique et non un appareil photographique…
Le guide repère et dirige l’accompagné d’abord vers les éléments qui lui sont perceptibles : tactiles, audio, olfactifs, conditions de visibilité convenant à l’accompagné, niveau de luminosité, contrastes marqués…
La lecture systématique et claire du cartel renseigne sur les données de l’objet ou de l’œuvre, du phénomène, de l’expérience ou activité à réaliser. Puis le guide décrit en quelques mots les données de l’élément à contempler, découvrir, manipuler.

Le guide, avant de décrire un objet ou œuvre doit permettre d’appréhender la taille de manière active  par exemple : en parcourant sa largeur, puis affiner en précisant rapidement les proportions…
S’il s’agit d’une œuvre ou objet visible comme un tableau, le guide indique d’abord la répartition des masses essentielles de la composition de l’œuvre en précisant leur localisation et proportion; en un second temps, il évoquera le déploiement des protagonistes ainsi que leurs position, postures, orientation, attitude (personnages, nature, objets, formes géométriques…) ; dans un troisième temps, il détaillera les couleurs, les expressions, atmosphères, spécificités stylistiques , techniques picturales; puis il exprimera son ressenti dans des propos suggestifs afin d’inciter aux échanges et questionnements mutuels…
S’il s’agit d’une sculpture ou objet qu’il est « permis de toucher », le guide, en silence, laisse la personne accompagnée découvrir l’ensemble de l’œuvre ; après cette première découverte effectuée, le tandem peut dialoguer afin d’affiner et d’affermir la connaissance de l’œuvre : posture, expression, style, facture matérielle… comparaisons en procédant à des explorations tactiles allers et retours si les éléments sont multiples…
Si la visite est conduite par un médiateur culturel, les « tandem-visiteurs » insistent pour accéder aux supports en fonction des besoins visuels ; s’il s’agit d’un support tactile disponible en un seul exemplaire, chaque visiteur l’appréhende idéalement en utilisant ses 2 mains ; la maîtrise spatiale des supports illustrant les discours des médiateurs culturels est indispensable pour comprendre efficacement le thème de la visite.
Ce passage individuel à un seul support implique une gestion particulière du temps de la visite ; lors de l’attente, la personne accompagnée peut écouter les explications du médiateur et commentaires de chaque visiteur découvrant le support ; mais, le guide peut aussi combler, à mi-voix , par des commentaires annexes, lire des panneaux complémentaires ou le fragment d’un document pris à l’accueil du lieu de visite ou préalablement imprimé à partir du site de l’événement, écouter un audio-visuel de proximité, commenter librement des éléments de la visite ou simplement les attitudes des autres visiteurs… etc., etc.,
S’il s’agit d’une expérience ou d’un élément à manipuler, le guide lit rapidement le cartel qui présente le propos et la consigne à effectuer pour réaliser l’activité en « tandem » ; si la présentation n’est pas que visuelle, le »tandem-visiteurs » fonctionne en acteurs pleinement complémentaires … Dans ce cas, la personne accompagnée s’approprie les éléments du dispositif et les actions à accomplir grâce aux informations du guide…
Si un audioguide est utilisé dans le parcours de la visite: le guide veille à ce que son binôme soit positionné devant les éléments renseignés parle texte audio, indique le numéro à composer sur l’appareil et le manipule s’il s’agit d’un matériel à écran tactile. Si l’audio-guide doit être préalablement téléchargé sur un smartphone, l’opération à effectuer aura été évoquée et accomplie par au moins l’un des protagonistes avant la visite.
Ces activités en « tandem-visiteurs » permettent à l’un et à l’autre de partager des séquences culturelles, de vivre des échanges riches parfois approfondis, d’expérimenter des propositions artistiques ou muséales souvent surprenantes qui marquent les esprits et les mémoires.
Le fonctionnement complice du »tandem-visiteurs » dans ses attitudes et convivial dans ses relations permet d’accroître chez le visiteur handicapé visuel, le désir de participer à des sorties culturelles et en améliore grandement les qualités d’accès.

Sur l’accès aux livres :
La législation sur les droits d’auteurs des livres prévoit une exception pour le champ du handicap, pour les livres adaptés (le braille, les grands caractères les livres sonores.
La loi a été modifiée et étendue à des nouveaux publics. L’exception concerne à présent également les publics atteints de dyslexie, dyspraxie etc.
Le décret est effectif depuis le 01 mars.
Les éditeurs sont inquiets, ils craignent un manque à gagner.
Les échanges de fichiers entre organismes agréés vont être autorisés ainsi que la possibilité d’envoi à l’étranger. Cette circulation facilitée des œuvres est rendue possible par le Traité de Marrakech qui n’est pas encore ratifié et pas encore applicable en Europe.
Dans le cas d’expédition, c’est la législation du pays expéditeur qui s’applique.
Pour effectuer des envois et échanges, il faudra respecter le consortium Accessible Book Consortium – ABC.
Les formats des fichiers livres seront en format DAISY plus adapté que les MP3.
Désormais, les fichiers ayant été adaptés devront être déposés, en version numérique, au service Platon de la BNF.
Fin 2018, maximum février 2019, il faudra renouveler son agrément pour pouvoir accéder à la nouvelle législation.

Sur l’audio-description :
L’audio-description est une obligation à la télévision. L’offre est jugée relativement abondante.
5% des émissions diffusées tous les jours offrent une audio-description.
Mais, la qualité de ces audio-descriptions pose parfois problème. Certains films sont diffusés à la télévision sans audio-description alors qu’elle existait une lors de la projection au cinéma.
Concernant les films, seuls une minorité de producteurs financent l’audio-description. Pourtant le CMC rembourse 50% de son montant. Cette aide n’est utilisée que par 30% des producteurs de films français.
Les distributeurs étrangers, tel que la Warner, Disney font très souvent audio-décrire leurs films.
Audio-description et spectacle vivant
Accès culture promeut les offres de spectacles de théâtre audio-décrit dans la France entière.
L’information des spectacles audio-décrit est référencée sur le site internet d’Accès Culture, mais pas sur toutes les pages web des lieux de spectacles. Ces sites ne sont pas forcément mis à jour et il faut aller chercher les données sur pleins de sites différents. Plusieurs inconvénients : l’accessibilité n’est pas stipulée sur les pages généralistes des musées mais souvent référencée dans une page spécifique accessibilisée. A quel moment et où faut-il mettre ces informations sur les sites internet des musées ?

Où trouver l’information sur les offres culturelles accessibles ?
Il existe plusieurs moyens pour se renseigner sur les offres accessibles des lieux culturels :
Soit en se connectant à des sites internet spécialisés sur l’accessibilité, mais les données ne sont pas toujours très à jour et il faut aller chercher les informations événements par événements.
Soit en se connectant directement sur les sites internet des lieux culturels.
Il faudrait songer à une uniformisation des informations, que celles-ci soient recensées sur une page unique du ministère de la culture, par exemple, et toujours sous un même onglet sur les sites des lieux culturels.
Il serait souhaitable que l’information de l’accessibilité à une activité culturelle soit mentionnée dans tous les moyens et types d’informations utilisés dans la communication générale des lieux où elles se déroulent. Ainsi, l’ensemble de la population serait informé des possibilités de l’accessibilité.

L’accessibilité aux théâtres, musées et à des spectacles de danse grâce au service Souffleurs d’Images
Le service gratuit Souffleurs d’Images permet à une personne aveugle ou malvoyante d’accéder à l’événement culturel de son choix (théâtre, musée, cirque…) Elle est accompagnée d’un étudiant en art ou d’un artiste qui lui souffle les éléments qui lui sont invisibles.
Le spectateur/visiteur réserve sa place auprès du lieu culturel partenaire du service souffleurs d’images. Il règle sa place au tarif en vigueur dans le lieu. Il fait ensuite une demande d’accompagnement souffleur auprès du CRTH qui coordonne le service. Le spectateur est ensuite mis en lien avec son souffleur d’images, qui lui donne rendez-vous le jour de visite, soit au métro le plus proche, soit directement à l’entrée du musée. Spectateur et souffleur d’images construisent alors ensemble la visite. Le souffleur d’images répond aux attentes du spectateur/visiteur en lui décrivant l’œuvre/la pièce selon ses envies et besoins. Le souffleur décrit l’œuvre, il ne l’interprète pas pour laisser au spectateur/visiteur le soin de se l’imaginer.
A l’issue de la sortie culturelle, spectateur/visiteur et souffleur d’images sont invités à échanger sur l’œuvre artistique.

Marie-Renée Hector
Présidente de la Commission Culture

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1-F) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION EMPLOI FORMATION – 2016-2017
Comme la commission s’y était engagée, nous avons réagi positivement à la sollicitation du Club Etre. Ce club, rassemblant 250 grandes entreprises, a rédigé un rapport concernant l’emploi des personnes handicapées. Ce rapport est le résultat d’une enquête menée auprès de ses membres au sujet des freins et des voies d’amélioration de l’insertion professionnelle. Le Club Être a demandé aux associations de réagir à ce rapport. Nous avons réagi favorablement à cette sollicitation.
Au cours de la période de juin 2016 à décembre 2016, nous nous sommes réunis 4 fois. Nous avons adopté la méthodologie suivante pour rédiger notre avis :
Les membres de la commission ont relu et discuté chacun des 4 volets du rapport du Club.
Chacun de nous a rédigé un avis.
Nous avons synthétisé l’ensemble de ces avis et rédigé une note commune.
L’ensemble des membres de la commission a validé l’ensemble de la note.
Nous l’avons ensuite adressé au Club Etre fin janvier 2017 et nous attendons un retour de leur part. L’idée serait de les rencontrer pour échanger sur la note que nous avons produite.
Pour l’année qui vient, nous souhaitons nous concentrer sur 3 thèmes :
L’emploi accompagné ;
Le mode de financement du Fiphfp et de l’Agefiph ;
Retour d’information au Club Être.

Rappelons aussi que nous sommes représentés au CNCPH, à l’AGEFIPH et au FIPHFP.

Bruno Gendron
Président de la Commission Emploi

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1-G) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION JURIDIQUE 2016
La commission juridique s’est réunie deux fois en 2016.

Ce manque d’action est dû au trop petit nombre de membres de la commission, chacun des participants étant largement engagé par ailleurs mais de ce fait, en possibilité de transmettre hors réunion les points les plus importants concernant le domaine de la commission.
Il y a donc eu de nombreux contacts informels mais productifs entre les membres de la commission.

Ainsi
Le projet de réunir par téléphone les représentants du handicap visuel dans les régions, dans les CDAPH, GIP etc., n’a pas abouti, mais Alain Delaplace et Thierry Nicolle ont rédigé un exposé de la situation à destination de tous les membres qui reste une base de travail pour ces réunions. Celles-ci auront lieu dès que la situation se sera éclaircie quant au devenir de ces institutions.

Une veille, concernant les textes importants concernant le domaine juridique du handicap, est effectuée par Joeb Fidaly et les travaux du CNCPH dans lequel Edouard Ferrero est membre actif.

La CFPSAA est représentée au CFHE. A ce titre, la commission juridique a été chargée de la rédaction de la réponse au rapport gouvernemental français sur l’application de la CDIPH en ce qui concerne l’article 20. Celui-ci concerne la mobilité, (pas l’accessibilité physique ni numérique) et en particulier la formation des acteurs en contact avec les personnes handicapées, le reste à charge, et tout ce qui concerne les obstacles à la mobilité.

Les membres de la commission juridique ont échangé sur le projet de modernisation du site internet de la CFPSAA et ont ébauché un cahier des charges reprenant leur travail sur les mots clés et l’analyse des bulletins de la CFPSAA.

– Le président de la CFPSAA et les animateurs des 5 commissions de la CFPSAA se sont réunis afin d’échanger leurs souhaits, besoins, nécessités, concernant la rénovation du prochain site CFPSAA. D’autres réunions de ce type devraient se tenir au moins deux fois par an, par téléphone.

Il est demandé à toutes les associations membres de la CFPSAA de chercher parmi leurs propres bénévoles et/ou salariés les opportunités de participation à la commission juridique. Les mois à venir risquent d’être troublés et les signaux de progrès sont plus faibles que les signaux de régression. Nous devons tous être vigilants pour la défense de nos acquis.

Bernadette Pilloy
Présidente de la commission juridique

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1-H) RAPPORT D’ACTIVITE DE LA COMMISSION NTIC 2016
Loi sur la république numérique
L’année 2016 a été consacrée à un travail fourni pour les concertations avec le ministère en charge des Nouvelles Technologies pour l’élaboration de la loi numérique. Nous sommes maintenant en attente du décret d’application pour l’article 106 concernant les personnes déficientes visuelles.

 

Banques

Nous avons eu un rendez-vous avec le GIE carte bancaire, pour l’accessibilité des terminaux de paiement.
Les intentions sont bonnes, mais il reste à faire la preuve par l’action.

4) – site internet
Ces derniers mois ont été consacré à la définition du nouveau site internet que nous souhaitons pour la CFPSAA. Nous avons recueilli l’expression des besoins de chaque commission et un cahier des charges vient d’être finalisé. Les semaines à vernir permettront de choisir un prestataire et d’aboutir concrètement au résultat d’un site modernisé et accessible.

Il ne m’a pas été possible par manque cruel de temps de produire un compte-rendu détaillé de l’ensemble de nos travaux. Mais les 3 sujets évoqués ci-dessus constituent l’ossature de notre année 2016

 

Mathieu Froidure
Président de la Commission NTIC

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